Une course en taxi ou de la coke 2/2

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La marijuana achetée au kiosque fait sourire, la cocaïne vendue dans un taxi un peu moins. Nul besoin pourtant de tomber de haut, la poudre blanche a désormais les faveurs du plus grand nombre. Alors bien sûr, la rue lui fait la part belle. Mais il y a ceux qui préfèrent se fournir à l’ombre des regards et d’autres qui se paient même le luxe d’une livraison à domicile.

Des chewing-gums ou de la beuh 1/2

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«Je prendrais ce magazine, un paquet de chewing-gums et un sachet de beuh, s’il vous plaît !» On connaissait le pote du pote qui fournit tout le monde, le mec dans la rue qui a toujours une petite dépanne, le biologiste qui excelle dans l’art de la plus grande plante jamais cultivée. Mais dans le genre insolite, on ne se doutait pas du traditionnel kiosque qui vend aux clients avertis des sachets de marijuana. Et ben non Messieurs Dames, ce n’est pas une légende urbaine, ni un racontar de fidèles fumeurs n’ayant plus touché terre depuis quelques semaines.

De la poubelle à l’assiette il n’y a qu’un pas.

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En Suisse, nous jetons 250’000 tonnes de nourriture par an, dont 25’000 tonnes qui sont encore consommables. Des chiffres impressionnants!* Et pourtant, c’est pas nouveau, nous vivons dans une société de gaspillage. Que faire ? Le freeganisme est apparu il y a plus de dix ans comme une forme de protestation à ce phénomène. Ce mouvement né aux Etats-Unis s’est petit à petit propagé dans toute l’Europe jusqu’à nos contrées. Les freegans, ou déchétariens, proposent un mode de vie alternatif limitant le plus possible la participation à l’économie conventionnelle qui prône la rentabilité à tout prix. Alternative radicale au capitalisme. Du coup, ils n’achètent rien, ils récupèrent. Leur régime alimentaire constitue leur principale caractéristique ; ils se nourrissent essentiellement de déchets trouvés dans les poubelles industrielles. Paraît-il qu’aux Etats-Unis, les meilleurs spots sont les grandes surfaces et les fast-food qui jettent les restes sur le trottoir à partir de 22 heures. Qu’en est-il à Lausanne ? Qu’advient-il de tous ces aliments que l’on jette?

Parlez-vous le Suisse? Ou l’ignorance linguistique des Français

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“On est les champions! On est les champions!” Hall de la gare de Lausanne, dimanche dernier. Il est là, perdu avec son plan de la ville, pendu à son portable. Il panique. Soudain, il lève la tête. J’ai le malheur de croiser son regard. Il déboule sur moi. Je ne le sais pas encore mais le mec qui est resté croché à l’été 1998, jeans, perfecto et gomina va être la bonne rencontre du jour, source d’inspiration infinie. Lui, oui, lui……….. le FRANCAIS, tout droit descendu de son TGV Lyria en provenance de PARRRRRIS Gare de Lyon et ouais. 

A l’heure des téléphones portables, les dérapages de police ne passent plus inaperçus.

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Tout a commencé après un début de soirée chez un pote. Ils étaient huit et à minuit décident de sortir. Dehors, une voiture de Police. Deux flics dont un avec un chien s’avancent. “Vous faites trop de bruit, on a reçu une plainte”. “C’est vrai qu’on faisait du bruit, on savait ce qu’on faisait mais on avait bu”. Bref, la soirée continue et 150 mètres plus loin, vers Montriond, la même voiture s’arrête à nouveau. Toujours une histoire de bruit. “Sur le chemin, c’est vrai on a crié. Ils nous contrôlent, prennent nos noms, nous fouillent. Ensuite on monte le Petit Chêne et on arrive à Bel-air. Sur le pont on voit un camion de pompiers, personne savait pourquoi. Ensuite on va sur le toit de la fnac et à peine arrivés, les mêmes flics qui nous ont contrôlés plus bas avec le même chien arrivent eux aussi. Un des filcs vient vers moi dans la foule. J’avais les mains dans les poches et il me dit : enlève les mains de tes poches ! Je les enlève et il me fait une clé de bras au milieu des autres sans rien demander”. Il t’a pas dit pourquoi ? “Y a rien eu, aucun dialogue, direct, cash”, me dit Sam*. “Il m’emmène vers la barrière et me met les menottes pire serrées. Il me jette par terre. A ce moment-là un pote avait commencé à filmer”.

Zurich versus Lausanne : une barrière de rösti ?

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  «Tu serais pas une Welche toi?» (lu avec ce petit accent à couper au couteau qui fait le charme des Suisses allemands) En Helvétie que l’on soit bien clair, il n’y pas d’unité, de nation homogène ou encore d’identité commune. La Suisse, on ne cesse de le répéter, c’est le multiculturalisme, le multilinguisme et le fédéralisme de cantons aux identités bien distinctes. Pas étonnant alors qu’à peine posé le pied en territoire zurichois on m’interpelle déjà pour me confirmer ma différence: une Romande chez les Suisses allemands!

Train en retard, postiers au bistrot

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L’air glacial de la gare de Neuchâtel n’a pas suffi à transformer l’eau en neige. C’est par seaux que l’eau tombe sur les toits, et une gouttière percée inonde le quai numéro 3, direction Lausanne. C’est là qu’un vieux monsieur s’approche de moi, regarde le désastre aquatique et engage la conversation: « plus rien ne va, avec ces CFF ». Je m’empresse d’acquiescer pour l’encourager et il enchaîne, pointant du doigt un wagon s’en allant: « Celui-ci était tout sale, ils nettoient même plus leurs trains! ». 

Don’t wanna be Obamaself

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Mardi 4 novembre 2008, un noir a priori sympa décroche un bon poste à 100% dedans de les Etats-Unis de l’Amérique. Mercredi 5 novembre 2008, un mec, attablé avec deux autres types, se lève dans le restau où je mange avec mes amis, pose le classique “chting chting chting” annonçant un toast imminent et lance à la cantonade: “Hey ley gars, j’m’exquiouse de vous dérangey, mais j’aimerey quand même vous demandey de faire diou brouit pour Barack Obama! On est american, et ça niou fait vraiment plaisir!”. Le flop. “Alley, faites diou bruit, quoi!” Deux ou trois claps gênés résonnent dans le silence de l’endroit pourtant bondé et notre intermittent de la vie se rassoie dignement, comme si le seul bide qu’il ait jamais connu était celui qui lui sert en ce moment à digérer ses frites. Mini-débat à ma table. “On est quand même trop con d’avoir rien dit! Le pauvre!” lance une copine. “Mais ouais!” répond un pote. Et moi d’être tout à fait d’accord avec cette violente prise de position! Une morse. Deux morses. Le malaise fout le camp. L’ambiance repart. Ouf, c’est passé. On n’aime pas ça, hein, ces moments bizarres où on sent que quelque chose nous chiffonne mais on sait pas bien quoi. Alors on dit: “Il est bon ton steak?”, pis on rigole de nouveau.

« Le must de la drague à Lausanne » !

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Bravant mes complexes, je me suis laissé embarquer dans une de ces fameuses « soirées messages » qui se déroulent une fois par semaine au Bleu Lézard et au Java. Du soft dating que ça s’appelle, des petits messages sur papier pour prendre anonymement contact avec qui bon vous semble dans la salle : en effet, il est difficile de faire plus soft en matière de premier pas vers un(e) inconnu(e). Mais finalement, c’est bien cela la particularité toute charmante de ces soirées.

L’instant critique

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Je tends la main et j’attends la monnaie. Le geste est tout bête, pas réfléchi, spontané. 1 franc 40 de pourboire, faut pas déconner non plus, c’est la crise, mine de rien. Non, et puis il me faut deux-trois piastres pour acheter des clopes. C’est ça surtout. Et quand même, 1 franc 40 pour quatre consommations à vingt francs, c’est raque… Ah, mais la voilà qui arrive, la gourgandine, clopin-clopant dans son uniforme de pétasse et de la graille plein les mimines. Jusque là, je suis fan. Je la regarde et lui souris élégamment, désintéressé. Ou avec un air complétement couillon, je sais plus. Le regard se rend. Le bras se tend. Je suis à mille lieues d’imaginer le cataclysme qui s’apprête à bouleverser mon équilibre.  Le reflet d’un spot sur les quelques piécettes fend violemment l’atmosphère de velours régnant dans le bar, provoquant en moi une cécité momentanée. Moins d’une demi-seconde plus tard, la réalité s’offre à moi, s’impose en fait, lourde, pesante. Je suis là, seul, bras droit tendu dans le vide et main gauche sur la hanche, façon théière, avec un tas ridicule de trois petits sous-sous déposés à quelques centimètres de mon corps flasque et honteux, sur le comptoir. Ai-je mentionné que je tendais la main?

Scoop frelaté

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“Charmant, viril, soigné, mais attention, avec élégance et charisme, l’homme nouveau est arrivé!” Ah bon? Et Chabal alors, c’était qui? En parcourant les quelques lignes de cet article révolutionnaire, agrémenté de la sempiternelle tronche de bogosse du meilleur ami de Nespresso, j’ai la curieuse impression d’un déjà-vu. L’homme viril, barbu mais pas trop, qui prend raisonnablement soin de ses petits muscles et de ses neurones, passe l’aspirateur et s’occupe de ses propres chemises, considère – à juste titre - les femmes comme des princesses et non des esclaves, évite les fautes de goût tout comme les séances d’épilation complète, mais investit dans les crèmes anti-rides, anti-fatigue, anti-boulot, anti-stress, anti-tout ce que vous voulez…… tout ça existe depuis belle lurette. Et mis à part l’armada de produits hydratants qui réintroduisent l’empire de la superficialité, je trouve ça plutôt bien.

Je postule ou pas ? Ou comment je me suis fait démarcher par un taré. 2/2

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Place de la Palud, nuit noire. Eh oui, à cette période de l’année il fait nuit noire à 18h30… Je marche la tête dans mes pensées : deux boulots refusés pour cause de “poste déjà pris”, un entretien téléphonique peu convainquant, (voir épisode 1) difficile de trouver un bon boulot. A ce moment-là, un grand machin se penche d’un mètre ou deux pour atteindre mon oreille et me murmure sur un ton grave : “tu veux travailler?” 

« C’est une sorte de folie d’être sage au milieu des fous »

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Soirée pluvieuse, gare CFF, Lauzcity. Probabilité grandissante de devenir aveugle tant les badauds frôlent tes yeux de leur parapluie déployé pour l’occasion. Un temps de chien et une fricasse qui donnent envie de rejoindre son pieu pour hiberner un peu. Comme j’ai oublié d’imperméabiliser mes bottes en faux cuir, j’ai les pieds mouillés et le moral dans les chaussettes. La réaction des gouttes de pluie sur mes cheveux me met en mode Jackson5. Je commence à croire que le refrain que m’offre mon MP3 : « La mine un peu défaite, sur le pavé qui s’y prête…» a été écrit pour ma pomme. Bientôt ma boîte à musique se met en grève, plus de batterie. Un sms de ma pote qui « a-du-retard-car-elle-est-prise-dans-les-bouchons », vient couronner le tout. Une attente à n’en plus finir à l’arrêt des bus Blécherette 1, Epalinges 5. 

A la chasse!

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Les années d’abondance sont passées. Oubliées les vaines tentatives du samedi soir sur le dancefloor. Le petit flirt à côté de la machine à café le lundi matin. C’est la crise. Pour choper, il faut désormais chasser. La loi naturelle se rappelle à nous. L’ennemi est partout. Il te guette. C’est un pervers, un vicieux qui prend de multiples visages. C’est le pote qui te connaît depuis dix ans. Le cousin qui t’assure qu’il ne draguera pas celle que tu affectionnes : « la famille, c’est sacré ! » Ou le collègue de travail qui sous couvert d’une bonne tape dans le dos te jure qu’il fera tout son possible pour te réseauter avec la cheffe marketing du troisième. MENSONGE ! Une pause pipi, un coup de téléphone un peu trop long et t’es mort. Exit le pote, la famille et la tape dans le dos et surtout la fille. Pourquoi donc un tel alarmisme ? Regardez plutôt les chiffres.

1 83 84 85 86 87 88 89 90