Drôle d’endroit pour une rencontre

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A part une excursion frontalière à 18 ans pour prouver que je pouvais bien passer dans ce pays avec ma carte d’identité française fraîchement acquise, je n’avais jamais mis les pieds en Suisse avant 2006. Pourtant j’avais une idée bien précise des plus grandes choses que pouvait réaliser ce pays. Cela n’avait rien à voir avec les banques, l’agroalimentaire ou encore le fédéralisme. Pour moi, la Suisse était  avant tout le pays qui avait mis au monde le festival de Montreux. Celui pour lequel  je m’étais couché si tard durant des années et à cause duquel j’avais usé tant de cassettes vidéo pour enregistrer l’émission Jazz 6, qui diffusait les meilleurs concerts de Miles Davis, Marvin Gaye ou George Benson.

Schkling Schklong…

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It’s time. A des milliers de kilomètres d’ici, le peuple américain se rue sur les machines de vote et scande le nom de son candidat favori sur les boulevards, dans une émulation encore jamais vue par le passé. Galvanized America, le pays sort enfin de sa torpeur. Ce qui, il faut bien l’avouer, est loin d’être mon cas. Mercredi matin, le réveil sonne à 3h30. Coup de boule en pleine poire. Ca me rappelle cette scène du Maître de Guerre, dans laquelle Clint Eastwood – drill instructor zélé chez les Marines – déboule dans le dortoir de la bleusaille en formation et balance cash: Fini la branlette, enfilez vos chaussettes!!!

Il y a toujours de la place pour l’information !

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Quand j’ai mis les pieds à Bondy pour la première fois, le 11 novembre 2005 (lien avec mon premier post), j’étais évidemment loin de penser que ce projet d’immersion en banlieue pour l’Hebdo allait durer et se multiplier de la sorte. Trois ans plus tard, le Bondy Blog représente sept éditions, qui impliquent plus d’une centaine de blogueurs. La question d’une assemblée générale en 2009 se pose, pour mettre un peu de lien humain parmi les centaines d’emails qui s’échangent chaque jour, mais aussitôt surgissent les questions logistiques : comment trouver les moyens de transporter, loger et assembler ailleurs que sur internet ceux de Dakar et de Bondy, de Lausanne et de Marseille, de Lyon ou de Bondy ? Nous n’avons pas encore de compagnie aérienne low cost parmi nos partenaires, et beaucoup de nos réunions se déroulent sur Skype.

Banlieues françaises : mémoire d’une amnésie

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Rien de tel qu’un temps de Toussaint pour se mettre à écrire. C’était il y a trois ans et c’était déjà la Toussaint. Ou plutôt le mois de Ramadan. « L’Hebdo » et ses reporters débarquaient en terre inconnue : la banlieue française. J’étais établi à Paris depuis 2004, correspondant free-lance. Les émeutes de novembre 2005 me poussèrent hors de mon nid douillet. La banlieue, je connaissais. Un peu. C’est par à-coups que je m’y rendais, intrigué par cette Sibérie où vivent les descendants de la colonisation. J’avais sous les yeux le produit d’une histoire très mal digérée.

Université de Lausanne: quand l’addition se fait salée, le repas se fait amer

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Chacun a pu constater, en ce début d’année académique, qu’une crise insidieuse arpente couloirs et auditoires, avance à pas feutrés jusque dans les cafet’ bondées d’étudiants et squatte les prix des repas du microcosme des Hautes Etudes. Explication caricaturale d’une non économiste rencontrée sur le parvis de l’Anthropole : « cherté du pétrole et des importations, augmentation des salaires, subprimes aux USA, et, au final, c’est le café et le plat de pâtes de bibi, durant la pause estudiantine, qui se voient taxer encore de “quelques” centimes ».

Idir le bondynois en exploration à Lausanne

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Un billet Paris-Lausanne : 72 euros. Une nuit à l’hôtel : 60 francs suisses. Se former au métier de journaliste en Suisse parce qu’aucune rédaction française ne veut de vous : ça n’a pas de prix. La boucle est bouclée, retour aux sources de notre blog bien aimé, L’Hebdo. Cette terra incognita d’où Serge Michel Colomb est parti pour dévoiler au monde l’exotique banlieue française, terre où on n’était pas loin de penser qu’elle était plate, notre banlieue, vu la façon dont certains médias la décrivaient lors des événements de 2005. A propos, je suis pris en stage à “L’Hebdo” pour un mois (photo: la rédaction se trouve en contrebas du pont, côté cathédrale). Je me serais bien initié en France, mais on ne veut pas de moi. Rien à voir avec une quelconque discrimination : la presse française, c’est Battle Royal, et comme dans le film de Fukasaku, ça se tape couteau entre les dents, même pour un stage. On ne prend que les gens sortis des grandes écoles de journalisme. De l’aveu d’un directeur de programmation d’une radio importante, qui m’a reçu en entretien, c’est une sorte de corporatisme.

Bondy, tu sais c’est quoi? 2/2

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Lundi 27 octobre, c’est aux aurores que je quitte la cité lausannoise pour la bondynoise. Entre les deux, il n’y a de similaire que le nom. La dernière s’avérera bien plus excitante. J’y retrouve l’équipe du Bondy Blog, le média citoyen né il y a trois ans, suite aux émeutes des banlieues. La banlieue, je n’y ai jamais mis les pieds. Soyons honnêtes, c’est avec une certaine appréhension que je m’apprête à m’y engouffrer. Dans le TGV, période de vacances oblige, les uns font leur plan touriste: Tour Eiffel, Louvre, Pompidou. Les autres, le plan culture. “Et toi, tu loges où à Paris?, me demandent mes voisins de sièges. Moi ? Je loge à Bondy. A Bondy ? C’est où ? C’est quoi ? Ben Bondy tu connais pas ? C’est dans le 9-3”.

C’est quoi un “emo” ?

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“Emo”, ce mot a pris de plus en plus de place dans le vocabulaire concernant les adolescents des années 2000. Mais qu’y a-t-il derrière ce terme, un phénomène de mode ? Juste un look ? Une façon de vivre ? Des revendications ? En tout cas, j’en déduis que ce ne sont pas des altermondialistes anticapitalistes ; on les trouve régulièrement aux alentours du McDo’ de St-laurent, et plus souvent encore sur les escaliers du McDo’ de la gare… C’est donc là que je me rends et ça ne manque pas. Dès mon arrivée je repère Sarah, Arthur, Pascal et Lily. Ils ont entre 16 et 18 ans et n’hésiteront pas à prendre du temps pour répondre à mes questions. Il faut dire que tout ce que je connais, ou crois connaître sur eux au moment où j’entreprends cet article, se limite à leur Q.G. lausannois, leur look, leur tranche d’âge, et leur parenté musicale avec le groupe Tokio Hotel. Grave erreur ! Mes quatre interlocuteurs me corrigent aussitôt. Ils sont trop souvent victimes d’un amalgame entre le groupe allemand et leur style. Avouons tout de même que leur similitude vestimentaire avec le chanteur leader prête à confusion… Ils sont également victimes d’autres clichés et saisissent cette occasion de se définir pour mettre les choses au clair. Ou du moins ils essaient…

UBS recrute

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La banque fait un pas en faveur des chômeurs. La preuve par cette offre d’emploi reçue dans ma boîte mail. Lisez, savourez et si vous êtes intéressés, postulez sans tarder. Attention, si vous voulez être sélectionnés n’oubliez surtout pas de répéter, “ma coûteuse entreprise, surmontera la crise…”

A travers l’Europe, il roule pour l’Ethiopie

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Posté devant la gare à côté de son vélo qui porte fièrement le drapeau éthiopien, il règle son mini DVD, où défilent des paysages ardents d’un lointain continent. Beaucoup de passants sont interloqués par ce petit bonhomme qui semble promouvoir une grande cause. Les gens regardent d’un air interrogateur ce vélo customisé aux roues parées d’images, suspendant quelques instants leur course vers le prochain train. Le train, Girmay Mesfin ne le prend pas. C’est à la force du mollet qu’il a parcouru les quelques 4800 km qui l’ont emmené jusqu’à Lausanne. Un exploit sportif, un besoin d’aventure, un voyage initiatique? Rien de tout ça. «Si j’ai entrepris ce voyage, c’est pour mettre en lumière les richesses de l’Ethiopie, son histoire, sa culture, sa vie sauvage. Les gens voient en ce pays uniquement la famine et la guerre, je veux leur faire découvrir les trésors cachés de l’Ethiopie.» Le cycliste se lance alors dans une énumération passionnée des atouts de sa terre natale : épargnée par la colonisation, 80 tribus, 200 dialectes, 8 sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, lieu de découverte de l’australopithèque Lucy. 

Obelix chez les Helvètes

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Il existe à Lausanne quelques particularités qui peuvent passer inaperçues aux yeux du citoyen lambda endormi par les habitudes du quotidien, et celui qui ne connaît pas la ville et ses singularités restera interloqué par tant de bizarerries. Au dessus de la fontaine de la Riponne, alors que certains connaissent cette fameuse pince coulée dans un des pavés du coin, une paire de bottes est, Dieu sait par quel miracle, suspendue au câble qui traverse la place à près de 10 mètres de haut.

Comment je me suis retrouvé dans un trafic de voitures à Crissier

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Tel un journaliste d’M6, la caméra cachée en prime, je me suis pris, le temps d’une soirée, pour l’un  des “infiltrés”. C’est pourtant tout naïvement que j’ai sombré, un mercredi soir, dans les méandres d’un supposé trafic de voitures en pièces détachées. Les premiers faits remontent il y a deux mois. Tout comme moi, n’avez-vous pas été interpellé ou intrigué par ces petites cartes de visites délicatement posées sur les pare-brises des voitures de votre quartier? Avec pour seul message, orthographe en prime, les lignes suivantes: Bonjour, votre voiture m’intéresse. Si vous désirez la vendre dans l’état actuel (aujourd’hui ou plus tard) appelez moi S.V.P. Je me réjoui de votre appel. Prix interéssats – Paiemement Cash Immédiat. Si vous désirez débarassé de votre voiture c’est gratuit. 

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