Ingérence politique et justice vaudoise

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Bonjour. Bonjour et bienvenue dans le monde merveilleux de la justice vaudoise. Aujourd’hui, nous allons découvrir ensemble comment, même dans un canton aussi chou que le nôtre, la politique peut s’ingérer dans les décisions judiciaires et comment certains partis, comme… Boarf, disons l’UDC, pourraient profiter d’une règle constitutionnelle pour faire comprendre un peu mieux au justiciable ce que “sévérité” veut dire.

Ivan S: “Un mot d’ordre: profiter”

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C’est non sans une certaine appréhension que je rencontrai dimanche matin dans un bistro lausannois l’homme par qui le malheur arrive, Ivan S. Le violeur sanguinaire qui égaie nos journées de son air goguenard depuis plus d’un mois sur les affiches de la campagne UDC me met cependant très vite à l’aise et l’interview commence dans une ambiance bonhomme et joviale.

Mi-homme, mi-bus…

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Lausanne, ce n’est pas seulement les ruelles pavées, les clochers, le lac, les petits troquets de caractère, les canelés, le mont Corcovado ou les arènes de Nîmes… Lausanne, c’est aussi une mosaïque châtoillante et chamarée de personnages emblématiques que chaque autochtone a eu la chance de croiser une fois ou l’autre dans les faubourgs de la cité vaudoise. Ainsi, le mec qui chante tout seul avec son casque, le mec en bombers et à la petite voix qui prophétise à fond, le mec qui se ballade avec des fruits ou un pot de fleurs sur la tête, le mec en survet’ qui prend le bus avec un sac de sport rempli de gnôle, le mec à torse-poil qui raconte sa vie, Rascar Kapac l’Indien/ne, le mec j’te jure qu’il lui manque que 14,90 pour rentrer en Valais, la vieille femme arabe qui insulte les gens, “copain” qui veut un câlin et ton numéro de téléphone et bien d’autres encore rivalisent chaque jour d’ingéniosité pour rendre notre vie un peu plus surprenante. Mais cette collection rurale de vignettes panini du quotidien ne serait pas complète sans une pièce maîtresse quelque peu oubliée, une étiquette brillante à échanger contre deux: Martial, l’homme-bus.

Abercrombie & Fichtre

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Depuis la nuit des temps (environ 1940), le jeune rivalise d’ingéniosité et d’imagination (au demeurant parfois bien merdique) pour se démarquer vestimentairement du vieux qui l’emmerde avec des concepts ennuyeux comme se coucher tôt, travailler et essayer d’avoir une vie saine pour vivre encore plus vieux et se coucher encore plus tôt et blah blah blah… Ainsi, pléthore de groupuscules vestimentaires se sont succédés à travers les âges dans un ordre que je m’apprête à vous servir de manière tout à fait approximative et sans me vouloir aucunement exhaustif. Donc, sans faire rentrer en ligne de compte les signes politiques ostentatoires, qui, eux, datent de perpette-les-oligo-éléments, je dirais qu’on a commencé dans les 40’s avec les zazous, puis qu’on a enchaîné, après guerre, avec les hippies et les discoboyz’n’galz, pour finir, à une époque plus contemporaine, avec les loubards à blouson, les punks, les hip-hoppers (dont les yos ne sont qu’une obscure sous-branche), les skaters, les goths, les émos, les rutilants tecktonik (quand je vous parlais de merdique…), ou encore les “rock anglais”. Oui, je dis “pour finir”, car cette époque est bel et bien terminée ou pour le moins en stand-by, mes amis les gens. En effet, l’année 2009 présente: les “RIENS”. 

C’était bien?

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Quand j’étais petit, il y avait un magasin de jouets sur la place centrale de Sainte-Croix, le bled d’où je viens, qui était tenu par une vieille qui s’appelait Madame, de son prénom, et Addor, de son postnom. Elle était très sympa et très décolorée en rouge et elle appelait les Tortues Ninja les “Tortues NIDJ”. Fun, les “Tortues Nidj”, hein? Pour Noël, mettons… 1993 (j’avais 9 ans), j’ai reçu les quatre Tortues Nidj d’un seul coup, paf! Ainsi que le camion! Autant dire qu’en cinq arrachages de papier d’environ trente secondes chacun, j’étais passé du stade de petit enfant normal à celui de petit enfant le plus en vue du compté de Grandson. Et je kiffais chanmax. Samuel Gaillard*, notamment, qui est aujourd’hui un gros fasciste de merde, ne pouvait se faire à l’idée que quelqu’un, quelque part, puisse posséder en même temps les figurines de Michelangelo, Raffaello, Leonardo et Donat’ (© Madame Addor). Pourtant, Samuel, ce quelqu’un c’était moi, et il fallait bien t’y faire… Seize ans plus tard, me voici pour six mois à New York.

VRP UDC

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Ça y’est, les gars ! Trop beau, putain ! Il est là, sous mes yeux, rutilant comme la patek à grand-papa, sapé comme au baptême du p’tit Berclaz, à débiter sans vaseline la pensée helvétique à la France entière. C’est pas trop tôt, bordel ! Depuis le temps qu’on l’attendait, le voilà enfin à la télé française, mon Oskar, tout en goguette et en minauderie, plus bankable que jamais, assénant ses ricti à une fréquence de tir propre à faire fondre le FAS90 de Guillaume Tell. Raaah ça fait du bien, goddamit ! Depuis le temps qu’ils nous font chier, ces Frouziens de mes balloches, à nous considérer comme les bouseux de la francophonie, alimentant notre complexe d’infériorité à coup de « p’tits Suisses » et de « ah, vous avez ça aussi chez vous? », comme si on habitait au Surinam. Enfin, ils vont comprendre comment ça marche chez nous. Comment qu’on cause, comment qu’on se chauffe. Comment qu’on veut et comment qu’on peut, quand on veut. Oh ça, ils vont le savoir, maintenant comment qu’ils sont, les Suisses… Car mieux qu’un président que personne sait plus qui c’est un mois après son élection, mieux qu’une vache mauve et blanche, mieux qu’un petit fasciste en costard avec un gyrophare sur la tronche, la Suisse a enfin un VRP digne de ce grade : Oskar Freysinger. Mais le public mondial est-il vraiment prêt pour le Chanteur Libre? Voici quelques arguments en sa faveur.

Abercrombie & Fichtre

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Depuis la nuit des temps (environ 1940), le jeune rivalise d’ingéniosité et d’imagination (au demeurant parfois bien merdique) pour se démarquer vestimentairement du vieux qui l’emmerde avec des concepts ennuyeux comme se coucher tôt, travailler et essayer d’avoir une vie saine pour vivre encore plus vieux et se coucher encore plus tôt et blah blah blah… Ainsi, pléthore de groupuscules vestimentaires se sont succédés à travers les âges dans un ordre que je m’apprête à vous servir de manière tout à fait approximative et sans me vouloir aucunement exhaustif. Donc, sans faire rentrer en ligne de compte les signes politiques ostentatoires, qui, eux, datent de perpette-les-oligo-éléments, je dirais qu’on a commencé dans les 40’s avec les zazous, puis qu’on a enchaîné, après guerre, avec les hippies et les discoboyz’n’galz, pour finir, à une époque plus contemporaine, avec les loubards à blouson, les punks, les hip-hoppers (dont les yos ne sont qu’une obscure sous-branche), les skaters, les goths, les émos, les rutilants tecktonik (quand je vous parlais de merdique…), ou encore les “rock anglais”. Oui, je dis “pour finir”, car cette époque est bel et bien terminée ou pour le moins en stand-by, mes amis les gens. En effet, l’année 2009 présente: les “RIENS”. 

Fumer dignement

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En 1767, Winston Churchill l’avait dit dans une pub pour les rasoirs Wilkinson: “Moi, avec ioune bonne grosse beench bien fouaîche, j’ayme me fioumer ioune bonne grosse clope bien daygueue”. Forts de cet enseignement, les fumeurs du monde entier ont cultivé à travers les siècles le plaisir de se mettre des murgées en s’enfilant une quantité industrielle de cigarettes, puis de rentrer chez eux le pas mal assuré et l’haleine pestilentielle. Seulement voilà, ce bon vieux Wiwi, malgré son rasoir huit lames, ignorait en son temps que ses préceptes emprunts de coolitude allaient mener l’humanité à sa perte. Fumer tue, mon gars! Boire aussi, couz’! Et les deux en même temps c’est caca fois mille! Pis encore, humer tue! En effet, non contente de provoquer le vieillissement prématuré de ta vieille carne, sale fumeur, ta fumée fait aussi bander mou ton voisin de gauche, stérilise ta serveuse, et fait un trou dans la gorge de vieilles dames à la télé.

Du droit au pet

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Salut, le jeune! C’est moi, Yann Marguet, le chroniqueur aérien du Lausanne Bonty Blox! Fidèle à la volupté que j’incarne habituellement, je vais aujourd’hui te parler d’un sujet qui va foncièrement nous rapprocher, toi et moi: tes pets et leurs corollaires. A l’aide d’un scenario illustratif habilement construit, tu te rendras compte séance tenante que la libération gazeuse est oppressée depuis des siècles (j’en sais rien, en fait) et que l’absurdité du monde n’a d’égal que la trépanation d’un sugus cuit dans sa graisse. Alors, à moins que tu ne sois une Gaffette, une part de clafoutis ou Vladimir Poutine, c’est à dire l’une des trois entités ou groupuscules reconnus comme officiellement “non-pétantes” par l’UFSB, écoute ce qui suite. Toute ressemblance entre ce texte et l’humour de Jean-Marie Bigard ne serait que pure coïncidence.

Bouncer in the dark 2

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Ma petite maman que j’aime tendrement vous dirait sûrement que ce que je m’apprête à vous raconter ne l’étonne guère venant de son fils dont le débraillage vestimentaire chronique depuis l’âge de 15 ans a fait manquer de peu la perfection. La perfection à son goût, bien sûr. Je ne suis pas en train de grassement me la péter. Il me semble néanmoins important de dénoncer aujourd’hui, en deuxième et ultime partie de cette “spéciale videur”, l’acharnement d’un loustic de la sécurité à l’égard de mes sappes. Quand la sensation d’être “toléré” est encore plus pénible que celle d’être rejeté une bonne fois pour toutes, c’est tel un teenager américain moyen que je me confie à Journy, mon journal intime. Christian Audigier rendors-toi, tu as créé des monstres.

Bouncer in the dark 1

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Monsieur Cavin, mon prof de chimie du Gymnase, vous dirait sûrement que ce que je m’apprête à vous raconter ne l’étonne guère venant d’un petit con de mon acabit, qui la ramène tout le temps, à tort ou à raison, mais le plus souvent à tort. C’est ton avis, mec, et je respecte ta franchise. Merci d’être venu. Il me semble néanmoins important de dénoncer aujourd’hui, sous la forme d’un premier morceau d’intimité (et un autre plus tard), la onzième plaie d’Egypte que constitue le métier tant convoité de videur de boîte de nuit. Le videur est omnipotent: il légifère, juge et exécute… Montesquieu réveille-toi, ils sont devenus fous.

Orjazzm: localisez enfin votre point J

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A ma droite, le Jazz, le Funk et la Soul, trois musiques fondatrices, interconnectées et terreaux d’inspiration pour nombre de musiciens depuis des décennies. A ma gauche, le rap, discipline la plus populaire du mouvement hip-hop, dont le message et la vibration originels semblent aujourd’hui un peu paumés au milieu d’un vaste éventail de représentants, dont les plus populaires ne sont pas toujours les plus reluisants. Au centre, Rize et Kronos, deux beatmakers du patelin lausannois, arbitrant subtilement la rencontre entre les deux camps le temps d’un concept-album baptisé “Orjazzm”, dans une volonté de retour aux sources.

Deklin au pays du Levant

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Respirant et transpirant le hip-hop depuis son plus jeune âge, le MC lausannois Deklin, Kevin Melchior de son petit nom, jouit d’une certaine réputation (doublée du talent qui va avec) dans le milieu underground du rap romand. Malgré cela, les places pour la grande et étincelante notoriété musicale au niveau fédéral, voire international pour certains, ne sont pas nombreuses et surtout squattées par les mêmes pour un bout de temps, semble-t-il (pas de jugement de valeur dans cette fin de phrase). Pour Deklin, les concerts débridés de fanatiques scandant son blase en vomissant leurs entrailles sous le coup de l’émotion ne sont pas légions, et, soyons franc, il s’en tape. Pourtant, quand il fut sélectionné par l’alliance française, grâce à sa présence sur une compile de la FCMA, pour représenter la Suisse à la Fête de la Francophonie, organisée en Chine cette année, le rappeur de 26 ans était loin de se douter que le statut de superstar (mot qu’il exècre) serait momentanément sien du 14 au 23 mars 2009, le faisant vivre une épopée que même les artistes romands les plus no-no-no-notorious n’ont sans doute jamais vécue.

Les mots à utiliser en 2009, n°2

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Previously on “Les mots à utiliser en 2009”: il y a maintenant une semaine, un groupe de lecteurs trié sur le volet découvrait avec émerveillement le concept d’ayance. Leur point commun: ils sont tous très smarts. Leur différence: ils n’étaient pas tous prêts. Les plus fragiles d’entre eux ont été retrouvés en état de choc, fiévreux et couverts de plaques rouges, plongeant la population dans un état de… pas de psychose, mais… enfin, d’inquiétude… enfin, non… de préoccupation? Nan… ah voilà: de questionnement sur “si on est vacciné ou pas”, les autorités ayant camouflé l’affaire avec une histoire grotesque de maladie qui touchait les poupons il y a 200 ans (si jamais, on s’en fout que ce soit vrai ou pas, ça rentre bien dans l’histoire…). Malgré ces conséquences fâcheuses, l’auteur persiste, publie et signe pour le bien d’une langue française qu’il chérit, depuis un endroit tenu secret. Voici donc les dernières expressions qui nous sont parvenues de sa tanière.

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