Pour être un parfait étudiant, tu seras militant!

Posté dans : Politique | 0

Difficile d’ y échapper, les murs de l’Université en sont jonchés. De la Faculté des Lettres à celle des Géosciences, en passant par les Sciences Sociales, les appels à l’engagement étudiant dans des associations pullulent. Un phénomène qui n’est pas nouveau certes, mais qui souligne étrangement le fait que pour être “un vrai” étudiant, il faut être militant. Interrogés sur la question, certains revendiquent même leur engagement dans le sillage de mai 68. C’est clair, sous les pavés de Dorigny, la plage! A y regarder de plus près, le militantisme étudiant est une faculté à part entière et l’Université, une usine formatrice pour les bobos de demain. Fort de ce constat somme toute très subjectif, peut-on toujours croire à l’engagement étudiant? Sceptique sur la question, je mène l’enquête et brave les odeurs de patchouli ainsi que les sacoches en cuirs pour aller à la rencontre de l’une de ces fameuses militantes.

Quand le graffiti et l’archéologie ne forment plus qu’un!

Posté dans : Société | 4

Mercredi 9h du matin, j’arrive au musée romain de Vidy. Laurent Flutsch, directeur du musée, m’accueille.  «On est à peine en train d’allumer les couloirs du musée !», me dit-il. Café à l’appui on discute, on se présente. Qu’est-ce que l’exposition «Les murs murmurent »? On va la visiter?

On pénètre ensemble dans les couloirs sombres de l’expo. J’éclaire à ma guise les fragments de murs accrochés aux parois et Flutsch me les commente sur un fond sonore de murmures en latin préenregistrés. Affirmation de soi, illustrations d’exploits sportifs, liste de commission, représentations phalliques. En fait, ces Romains, ils sont comme nous! Quand on imagine l’époque romaine on pense aux conquêtes, à Jules-César, à des gars en toge qui ont des conversations très philosophiques, ou encore à Astérix et Obélix! Mais en tout cas pas à ce graffeur qui a un jour immortalisé son envie de se faire lécher par Tibère… (« TIBER LINGE ME », qui signifie « Tibère, lèche-moi! »)

Alchimiste du son

Posté dans : Personnages | 1

Dans la pénombre du studio, des écrans en veille, une cabine d’enregistrement, de curieuses machines aux larges boutons et des centaines de vinyles soigneusement rangés sur des étagères. Skile, le patron des lieux et cofondateur du label lausannois Orformornorm, trône dans un large siège en cuir. La caméra tourne, c’est parti pour une petite interview illustrée par une session de beatmaking.

L’UBS ne va pas faire faillite, le Lausanne Sport montera en Super League. Eh ouais, si c’est une voyante qui l’dit…

Posté dans : Société | 2

 Je m’attends à m’asseoir dans une pièce feutrée, coincée entre une boule de cristal et des bling-blings crépissant tous les murs. J’imagine déjà, la nana avec sa robe ethno, ses colliers pendouillant et la clope au bec. Que dalle. Au 3e étage de cet immeuble du centre de Renens, une petite Espagnole plutôt fashion me reçoit. Derrière ses lunettes carrées, Carmen n’a rien d’une sorcière jouant avec le destin du monde. «Pour la séance, c’est dans la cuisine», me lance-t-elle. Sur la table, un tissu «béni» enveloppe les révélateurs de destin, bénis eux aussi. Tarots, cartes en tous genres, pendules: un peu pour tous les goûts. Quand même, je suis rassurée, les films ne nous montrent pas que des conneries! Et j’avais pas encore vu la sculpture miniature de Saint-Antoine posée sur des livres de prières qui essaie déjà de sauver mon âme. C’est que notre voyante est une Catholique à la foi inébranlable…

Dans l’enfer de la téci lausannoise

Posté dans : Société | 22

Dans ce village des hauts de la ville, il faut bien l’admettre, c’est la galère. Des champs et des forêts, la vue sur les montagnes de Savoie, des oiseaux qui piaillent, une haie taillée au millimètre, de jolies bagnoles parquées dans de jolies cours, un promeneur promenant son chien, des villas proprettes individuelles et mitoyennes, des parcs de jeux, une poste, un restaurant, une école, une jolie fontaine à l’eau délicieuse, et un terrain de foot qu’un employé de la ville de Lausanne vient tondre avec sa grosse machine toutes les deux semaines. Des familles unies, relativement aisées, qui ont toutes des gosses dont on peut déjà dire que la majorité posera sans doute ses fesses vernies sur les bancs de l’université. Gosses qui, bien évidemment, galèrent grave à faire des wheelings un dimanche après-midi sur leur tout nouveau scooter, habillés en complet-training Lacoste, casquette de travers vissée sur la tête, la clope au bec, l’œil méchant.

Aladdin sur la vague de la slam mania : « Les nouvelles religions : iPhone, iPod, iTunes et iSlam »

Posté dans : Personnages | 2

Sans avoir encore ouvert la bouche, Aladdin impressionne déjà. Planqué sous sa casquette, derrière de grandes lunettes carrées, le jeune homme se tient droit et fier avant de balancer son flow du haut de ses centimètres qu’on n’ose compter. Vraiment, il possède ce que Goethe appelait la puissante déesse : la présence. Gamin, il rêvait de devenir le danseur de Michael Jackson et, ado, « le plus grand rappeur de l’histoire de l’humanité ». L’ambition enfantine a amené le jeune homme de 27 ans dans le paysage hip-hop lausannois, certes ce n’est pas (encore) la scène internationale mais c’est déjà pas mal. Sa première interview c’est celle-ci, je ne doute pas que d’autres suivront. 

Attablée au Comptoir

Il faut l’avouer, lorsqu’on est ado, le Comptoir, cette grande messe nationale à la centaine d’exposants, c’est chiant. Car l’adolescent se fout du nouvel aspirateur vapeur, est trop grand pour se réjouir de la contemplation de la course de petits cochons, et pas assez âgé pour penser à l’achat du jacuzzi de sa future maison. Alors, à l’époque, avec les potes (ou avè les côpains en bon vaudois), pour pallier à l’ennui d’une visite au cœur de cette foire aux accents du terroir, on avait trouvé un truc infaillible. Faire le tour des exposants, en essayant de choper un maximum de choses gratuites. Et c’est évidemment, dans les halles dédiées aux gourmands, que l’on passait le plus de temps, en essayant de se faire une petite bouffe à l’œil. Généralement, notre appétit était relativement bien servi. Enfin…ça c’était il y a environ une dizaine d’années, car aujourd’hui, au Comptoir, peut-on encore se remplir la panse gratuit?

Quand le rap suisse s’exporte, c’est du Stress!

Posté dans : Personnages | 2

Dimanche 21 septembre, dernier jour du festival Label Suisse 2008. Sur la grande place de la Riponne, la ville a mis les moyens pour réaliser une manifestation à la hauteur des artistes qu’elle convie : une arène improvisée qui bouillonne déjà devant 10’000 spectateurs. Le concert ? Celui du rappeur Lausannois Stress. A quelques minutes de son entrée sur scène, je prends la température sur le concert qui l’attend et ses futurs projets sur la scène rap française : Karolyn, Nega, Diam’s, Soprano et M.A.M. Qui a dit que le rap suisse ne s’exportait pas ?

Saturday Night Roller Fever

Posté dans : Lausanno-lausannois | 1

C’était leur rêve de gosse. Un métro qui les poserait tout en haut de Lausanne lors de leur traditionnelle descente en meute de la ville. Samedi soir, déception pour cette quarantaine de pionniers du roller lausannois, le pilote automatique du M2 s’est montré inflexible : les patins sont strictement interdits dans les nouvelles rames ! Pas bien grave, le bus #5 fera l’affaire, comme lors de leur première expédition il y a 15 ans. Terminus : Epalinges, où la horde s’apprête à avaler près de 400m de dénivelé et des pentes à 22% pour un shoot nocturne d’adrénaline concentrée…

Qui a peur du trou noir?

Posté dans : Société | 4

6 septembre, 9h. A la bourre comme toujours, je saute dans le bus n°3, direction la gare. Au passage, je chope la presse gratuite du jour. Bonheur, Eva Longoria et Tony Parker copulent à outrance pour procréer, Paris Hilton est sommée de prendre ses distances de Britney Spears, Nikos Aliagas vante les mérites de la nouvelle Star Ac. Dans la précipitation, j’en oublie LE titre du jour. Dans 44 minutes, le CERN (Centre Européen pour la Recherche Nucléaire) met en route son accélérateur de particules. M’en fous. Devant moi, deux dames la soixantaine commentent la news : 

La prostitution, ce gros bordel de la nuit

Posté dans : Société | 10

L’été passé, le milieu de la nuit du canton de Vaud hurlait à la mort. Les loups avaient perdu leurs alléchantes brebis. Les filles des pays hors de l’UE ne pourraient en effet plus obtenir le fameux permis L, permettant de travailler durant huit mois dans différents cabarets du canton. Depuis, des dizaines de ces boîtes à fantasmes ont fermé leurs portes. Pendant que le Grand Conseil se penche sur l’octroi d’un permis de travail temporaire pour les prostituées, dans la rue, les clandestines se multiplieraient. 

1 86 87 88 89 90