Israël, Palestine et Lausanne 1/2

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Depuis le 27 décembre, l’opération nommée « Plomb durci » lancée par Israël en vue de faire cesser les tirs de roquettes du Hamas a fait plus de 1300 morts à Gaza, dont une bonne partie de civils, et 13 morts israéliens. Elle a suscité la réaction de la communauté internationale et de nombreuses manifestations ont été organisées aux quatre coins du monde. En Suisse, des sympathisants israéliens se sont réunis à Berne, des sympathisants palestiniens à Genève, Lausanne, et des manifestants juifs, musulmans et d’autres communautés se sont plus récemment encore réunis à Genève pour lancer un appel à la paix. Afin d’apporter un éclairage local de cette situation complexe et fortement médiatisée, le LausanneBondyBlog propose un petit complément d’information à travers les entretiens de deux Lausannois. Sans commentaires, à chaque lecteur de se faire son opinion. C’est d’abord monsieur Pierre Ezri, ex-président de la communauté israélite Lausanne Vaud, qui m’exprimera sa vision du conflit, puis monsieur Awni Ahmed, membre de l’ASSP (Aide Sanitaire Suisse aux Palestiniens).

Albanais? Et ben pas de place d’apprentissage

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Dur dur le monde du travail. Ce n’est plus une surprise. Lorsque l’on sort de l’école obligatoire et que l’on doit trouver une place d’apprentissage, c’est la croix et la bannière. Un marché saturé, des candidats pas assez qualifiés. Alors si le jeune adolescent a le “malheur” d’être albanais, c’est peine perdue. Regardez plutôt. 

Jé vou souète un bon é eureuz ané 20009

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Après les missives poussives de notre chère banque UBS (et c’est peu dire, si elle est chère), les entreprises de la région font fort. Sous la plume du responsable des ressources humaines de Bobst SA, leader helvétique en matière d’industrie de l’emballage, basé à Lausanne, quelques lignes dont vous jugerez de la rigueur affichée par l’auteur. Je cite:

Une bonne année qui commence mal…

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Monsieur, L’évolution qu’on connue cette année les marchés financiers est sans précédent. Nombre d’entre vous nous ont fait part de leurs incertitudes et déceptions et nous ont indiqué que la situation de notre banque les préoccupait. Traduisez: Les requins de la finance ont cassé leur gros jouet cette année. Toi, épargnant de longue date, tu as perdu l’argent que tu mettais de côté depuis 53 ans alors tu n’étais pas content du tout. Le scandale une fois éclaté, tu t’es précipité au guichet de ta banque de Pétaouchnok et a voulu retirer le peu qu’il te restait. 

Bonne Année!

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La nuit a été dure? L’alcool vous tape encore sur la tête? Voilà des nouvelles qui risquent de faire plus mal encore…….. et pour longtemps. Bonne Année!

La presse régionale, chronique d’une mort assurée

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On les reçoit quelques fois par hasard. On les découvre là, dans sa boîte à lettres. Une énième édition qui nous passe sous le nez et qu’on ne lira pas : direction poubelle. Cependant, avec un peu de chance, il arrive parfois de se laisser surprendre à zyeuter les quelques lignes d’un article. Non pas celui qui traite des dernières grandes réflexions sur la crise ou l’état des relations entre deux pays lointains, mais bien sûr le dernier spectacle des enfants du club de gym ou le loto organisé l’autre après-midi par les anciens du village. Mesdames et messieurs, j’ai nommé la presse microlocale, voix de la région, reflet de sa population.

Les tirs silencieux de Delhi

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  Il y a trois semaines, les yeux de la terre entière se tournaient vers Mumbai. L’horreur d’un massacre gratuit, d’une tuerie touchant des touristes et de l’attaque d’un lieu où le luxe rimait jusqu’alors avec rêve. Tous les médias s’arrêtaient sur ces attaques déjà associées au 11 septembre. Aujourd’hui, l’Inde a pourtant retrouvé son statut silencieux dans la presse occidentale. Celle-ci préférant peut-être se consacrer aux idées cadeaux et astuces pour bien préparer sa dinde. Le pays des maharajas, lui, n’en a pas pour autant fini avec son dur combat. Un combat qui ne se limite pas à Mumbai.

Le monde impitoyable des castings de Pères Noël de supermarché

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Chaque année, à la mi-novembre, c’est le même combat pour devenir, le temps du mois de décembre, le mec le plus célèbre de la planète (merci Coca-Cola). Comme toute star, le job a ses inconvénients…….. enfin je dirai, expérience faite que le job a plus d’inconvénients que d’avantages. Pourtant, cela ne semble pas arrêter les candidats. J’ai donc décidé de comprendre les motivations de ces jeunes hommes et jeunes femmes ( oui oui, en 2008, le Père Noël se travestit. Il faut vivre avec son temps vous me direz.) J’ai donc fait appel à deux agences de la région lémanique, spécialisée entre autre dans le recrutement d’animateur de Fêtes. Comprenez des Pères Noël de grande surface. Le boulot n’est pas franchement compliqué: un supermarché, des biscômes, une chaise, un cd de chants de Noël, un costume et l’affaire est jouée. Et bien non! Bienvenu dans le monde impitoyable des castings de Pères Noël de supermarché.

Ch’uis pas contre, mais…

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Bien sûr que l’égalité entre hommes et femmes est une chose nécessaire, bien sûr que des salaires inégaux pour des compétences égales c’est injuste. Mais disons-le franchement et une fois pour toutes, y en a marre de ces féministes chiennes de gardes qui voient le mal partout. A force, elles desservent la cause de la femme plus qu’elles ne la servent. Parce qu’on a quand même beaucoup évolué, et c’est pas une pub Sloggi qui va tout remettre en question. On a de la chance de vivre dans une société qui accorde le droit de vote aux femmes, où celles-ci peuvent accéder à des postes à hautes responsabilités, prendre la pilule et autres.  Voilà le discours du ou de la Tendre Sexiste.

Lausannois, Lausannoises, buvez Lavaux!

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Un quart d’heure de train depuis le centre de Lausanne et me voilà à Chexbres. Le temps est couvert mais le lieu reste magique. Les ceps recouverts de neige semblent hiberner avant l’arrivée des premières feuilles au printemps prochain. «Lorsque je répare un mur, je pense à ces moines qui s’en occupaient plusieurs siècles auparavant», me raconte le producteur devant un panorama des vignes d’appellation St-Saphorin.

Des flingues, encore et toujours

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Damned! 45,6 milliards de dollars. Un chiffre colossal, qui représente la valeur financière totale du commerce d’armes mondial en 2006. Une estimation excluant la Chine, pays producteur massif qui ne fournit aucune donnée sur ses exportations… Autant dire qu’on peut s’en payer, des hedgefunds, avec tous ces tickets. Derrière ce chiffre, des milliers et des milliers d’armes en circulation, entre réseaux commerciaux officiels et déclarés, filières d’écoulement grises et marchés noirs, alimentent les conflits de la planète. Chaque année dans le monde, plus de 8 millions d’armes légères sont produites. En moyenne, on y trouve un pistolet pour dix personnes.

Peu importe le bonheur tant que l’on peut vivre normalement

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Le “Petit Robert” la définit comme “caractère de ce qui sert de règle, de modèle, de référence”. Nous voilà bien avancé. Qui définit donc ces règles? Les institutions? La religion? Les élites? Nous? Prenons l’exemple de deux combats de “normalisation”, celle de l’homosexualité et celle de l’égalité des sexes. Des associations voudraient venir parler de l’homosexualité dans les écoles et les mouvements féministes voudraient imposer des cours d’études genres aux plus jeunes. On voit donc que l’éducation joue le jeu de “garant de la normalité”, de reconnaissance suprême. Il suffirait finalement de savoir qui redéfinit les programmes scolaires pour avoir la réponse à notre question. Bien sûr les pouvoirs politiques ont autorité, mais dans de tels cas, c’est certainement une pression démocratique (initiative) qui permettrait au peuple de voter sur la question. Et là, c’est un peu le serpent qui se mord la queue, car un vote sur la normalisation par l’école de l’homosexualité ou de l’égalité des sexes amènerait bien des débats, menés par toutes sortes de groupes d’influence (les institutions? la religion? les élites?).

Ch’uis pas raciste, mais…

Posté dans : Société 13

Il prit le silence et le rompit. Il est navré de ce qu’il dit, mais il le dit. Il doit le dire. Ce sont les gênes, il l’a compris depuis bien longtemps. Alors l’air grave, bouffi d’empathie, il explique. Il explique que ça ne l’étonne guère, ces deux Yougoslaves qui ont agressé un de leur compatriote à la sortie d’une boîte. Ils sont bagarreurs. Ca fait partie d’eux. Bah, les journaux le disent bien, ce sont toujours des Yougoslaves qui se battent. Oh, pas tous, bien sûr, mais la plupart. Regarde chez eux: tout le temps des guerres, jamais d’accord. Et les noirs, tu les as vus à Chauderon. Ah ben, c’est clair que vendre de la drogue c’est risqué, mais quand on aime pas travailler et qu’en même temps on a un penchant pour le luxe, comme beaucoup d’entre eux, c’est vrai que ça reste une solution plutôt futée. Lui, il aimerait bien être aussi rusé, les choses seraient plus simples, mais il est né avec les valeurs de travailleur régulier propres aux Occidentaux. Pas tous les Occidentaux, mais une bonne partie, disons. Il en est content, d’ailleurs. Il sent bien que dans la balance du bon et du mauvais, il a eu la chance d’avoir les principes les plus équilibrés et en remerciement, il doit être indulgent avec les Autres. Il se fait parfois marcher sur les pieds parce qu’il n’a pas la fierté de beaucoup d’Arabes, mais ça lui évite aussi de se mettre dans l’embarras avec la justice pour sauver la face coûte que coûte. Lui, il a l’honnêteté suisse et franchement, ça lui a vachement bien réussi. Et sans tricher. Ca, c’est en lui. Lui c’est un tendre xénophobe, un TX.

Ne pas partir avant la fin du cours !

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C’est inévitable. Ça le fait à chaque coup. Pourquoi? Qu’on m’explique pourquoi il est absolument impossible qu’une assemblée de jeunes gens, pas bêtes pourtant, qui suivent un cours en amphi ne puisse attendre que le prof annonce la fin de l’heure pour tout mettre en branle et empaqueter ses affaires ?

War on Mumbai

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Les klaxons n’ont pas interrompu leur opéra dissonant, les motos, rickshaws, vaches et chiens n’ont pas cessé leur ballet tournoyant. Pourtant, l’Inde se réveille ce matin sous le choc des attentats. Il me faut cependant un coup de téléphone de la Suisse pour apprendre la nouvelle. Deux cents morts sont pour l’heure annoncés, des bombes au Sud, dans une gare, dans un train. A chaque minute, les chiffres se contredisent. Dans les ruelles d’Udaipur, je cherche en vain un journal ou une tv. Je tente de percevoir un changement d’ambiance, une inquiétude peut-être. Mais rien. Ce matin, alors que l’hôtel taj de Mumbai est en pleine prise d’otage, à plusieurs centaines de kilomètres, la vie indienne se poursuit.

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