Il y a toujours de la place pour l’information !

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Quand j’ai mis les pieds à Bondy pour la première fois, le 11 novembre 2005 (lien avec mon premier post), j’étais évidemment loin de penser que ce projet d’immersion en banlieue pour l’Hebdo allait durer et se multiplier de la sorte. Trois ans plus tard, le Bondy Blog représente sept éditions, qui impliquent plus d’une centaine de blogueurs. La question d’une assemblée générale en 2009 se pose, pour mettre un peu de lien humain parmi les centaines d’emails qui s’échangent chaque jour, mais aussitôt surgissent les questions logistiques : comment trouver les moyens de transporter, loger et assembler ailleurs que sur internet ceux de Dakar et de Bondy, de Lausanne et de Marseille, de Lyon ou de Bondy ? Nous n’avons pas encore de compagnie aérienne low cost parmi nos partenaires, et beaucoup de nos réunions se déroulent sur Skype.

Université de Lausanne: quand l’addition se fait salée, le repas se fait amer

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Chacun a pu constater, en ce début d’année académique, qu’une crise insidieuse arpente couloirs et auditoires, avance à pas feutrés jusque dans les cafet’ bondées d’étudiants et squatte les prix des repas du microcosme des Hautes Etudes. Explication caricaturale d’une non économiste rencontrée sur le parvis de l’Anthropole : « cherté du pétrole et des importations, augmentation des salaires, subprimes aux USA, et, au final, c’est le café et le plat de pâtes de bibi, durant la pause estudiantine, qui se voient taxer encore de “quelques” centimes ».

C’est quoi un “emo” ?

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“Emo”, ce mot a pris de plus en plus de place dans le vocabulaire concernant les adolescents des années 2000. Mais qu’y a-t-il derrière ce terme, un phénomène de mode ? Juste un look ? Une façon de vivre ? Des revendications ? En tout cas, j’en déduis que ce ne sont pas des altermondialistes anticapitalistes ; on les trouve régulièrement aux alentours du McDo’ de St-laurent, et plus souvent encore sur les escaliers du McDo’ de la gare… C’est donc là que je me rends et ça ne manque pas. Dès mon arrivée je repère Sarah, Arthur, Pascal et Lily. Ils ont entre 16 et 18 ans et n’hésiteront pas à prendre du temps pour répondre à mes questions. Il faut dire que tout ce que je connais, ou crois connaître sur eux au moment où j’entreprends cet article, se limite à leur Q.G. lausannois, leur look, leur tranche d’âge, et leur parenté musicale avec le groupe Tokio Hotel. Grave erreur ! Mes quatre interlocuteurs me corrigent aussitôt. Ils sont trop souvent victimes d’un amalgame entre le groupe allemand et leur style. Avouons tout de même que leur similitude vestimentaire avec le chanteur leader prête à confusion… Ils sont également victimes d’autres clichés et saisissent cette occasion de se définir pour mettre les choses au clair. Ou du moins ils essaient…

UBS recrute

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La banque fait un pas en faveur des chômeurs. La preuve par cette offre d’emploi reçue dans ma boîte mail. Lisez, savourez et si vous êtes intéressés, postulez sans tarder. Attention, si vous voulez être sélectionnés n’oubliez surtout pas de répéter, “ma coûteuse entreprise, surmontera la crise…”

Quand Dieu se la joue sexy funky pour séduire les d’jeuns

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Un samedi un peu banal, je me balade à Lausanne. Une jeune nana me tend un flyer typique d’une soirée du  MAD ou du D! Un recto qui te rappelle un paquet de clopes Gauloise, un verso explicatif avec photo d’un mega concert. Rien de spécial au détail près du titre: «Vis ta foi aujourd’hui». J’hallucine. C’est vrai, je lisais encore la semaine dernière dans l’Hebdo que l’église se mettait au net, histoire de rester dans le coup. Mais là, on me vend un plan de Dieu pour moi et mes proches avec tant de sex-appeal! C’est sûr, ce n’est pas le genre d’invitation qu’on refuse.

Escort girl, une activité conciliante avec les études.

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Méfiante et souhaitant garder à tout prix l’anonymat, c’est par téléphone que Céline*, étudiante en deuxième année à l’Université de Lausanne, a accepté de parler de son travail d’Escort. Originaire d’un autre canton, c’est en été 2007 qu’elle s’installe dans un studio à Lausanne. Ses parents, empreints à quelques difficultés financières depuis plusieurs années, ne peuvent l’aider à financer ses études. Très vite, elle cumule deux jobs. Un pourcentage de travail trop élevé, un salaire négligeable, Céline se tourne vite vers une nouvelle activité bien mieux rémunérée : Escort girl. En janvier 2008, elle prend connaissance de ces pratiques par l’intermédiaire d’une amie. Quelques recherches effectuées sur le net et elle contacte une agence de charme basée à Genève. Jeune, charmante, intelligente, habile dans l’art de la séduction et de l’amusement, elle acquiert rapidement le statut d’Escort.

Lausanne ou la ville des difficultés pour les personnes handicapées

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Une villa avec piscine, sise dans un quartier résidentiel d’une petite commune des hauteurs de Lausanne. Devant, des escaliers et une rampe d’accès bordée d’une barrière boisée. Les marches ou la pente droite, peu importe, j’ai la chance d’avoir le choix. Ce n’est pas le cas de la propriétaire, Sonia, 42 ans, paraplégique suite à un accident de moto, il y a douze ans. Bam! Quelques instants, et tout fout le camp, la vie n’est plus comme avant. Phrase cliché vous me direz. Oui, car on ne le sait que trop bien, d’une minute à l’autre, notre routine quotidienne peut ressembler à l’assemblage fantasque d’un puzzle éclaté. Malgré tout, on s’efforce ne pas y penser, et on y arrive plus ou moins, suivant les jours. Le problème est que parfois, certaines personnes ont tellement bien répété leur exercice de négation, se sont tellement appliquées à fermer les yeux, en plissant bien fort les paupières, qu’elles n’arrivent plus à les ouvrir. Et elles parviennent à oublier (ou à nier) jusqu’à l’existence du problème.

Bienvenue dans la cinquième dimension

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Ces dernières années, il faut avouer qu’on ne les croise plus beaucoup les Scientologues. En 1998, la Municipalité et la majorité des Lausannois en avaient simplement eu raz la patate de se faire tirer les vers du nez les mercredi matins, sacro saint jour du marché ma parole, et depuis la loi restreint drastiquement le racolage public. Dix ans se sont écoulés, entre plaintes, recours et entorses plus ou moins prononcées. Les tribunaux suisses estiment par ailleurs que son but est plus commercial que spirituel (L’Hebdo, n°40) et l’opinion publique a compris qu’elle se fout éperdument de notre bien-être spirituel, voir de notre gueule.

Soyons féministes, tentons l’impossible !

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Ma rapidité légendaire m’ayant encore rattrapée, j’arrive à bout de souffle et avec “quelques” minutes de retard au cinéma indépendant Oblò. La projection est déjà lancée et avec une discrétion très remarquée, je tente, tant bien que mal, d’atteindre l’un des seuls sièges vacants. Au programme, des extraits de deux films de “Mujeres Creando”, un collectif anarcho-féministe bolivien. Sur l’écran apparaissent des femmes qui, par des actions directes et des théâtres de rue, dénoncent toute forme de discrimination dont sont victimes les latino-américaines. Par exemple, certaines déversent, sur une grande place de La Paz, un liquide couleur sang pour critiquer le manque de liberté d’expression et les violences policières ; d’autres occupent un tribunal de la capitale en traînant des sacs d’ordures, afin de condamner l’escroquerie des institutions financières et la corruption de la justice. Mais l’accusation principale de ces Boliviennes engagées concerne le système machiste. 

Ces Lausannoises adeptes du tourisme sexuel égyptien

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Hurghada, ses plages, sa mer, ses hôtels et son tourisme sexuel féminin. Il y a seize ans, cette petite ville de la côte égyptienne n’était rien. Aujourd’hui, elle vit au rythme des ballets des vols charters: Paris, Düsseldorf, Genève, Amsterdam, Moscou ou Bruxelles, le tourisme de masse est roi. Ce séjour n’aura d’égyptien que le climat. Le reste n’est que touristes français, suisses, belges, canadiens et britanniques. J’en fais partie. Martine* aussi. Martine a 53 ans. Lausannoise divorcée, elle est cadre dans une grande entreprise de la Côte vaudoise. Je ne le sais pas encore, mais cette quinquagénaire, plutôt discrète et bien mise, sera l’objet de mon enquête hebdomadaire. Martine, c’est ce qu’on appelle une adepte du all inclusive: vol, hôtel, transfert et parties de jambes en l’air. Voilà cinq ans qu’elle y vient annuellement vivre une idylle tarifée.

Quand le graffiti et l’archéologie ne forment plus qu’un!

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Mercredi 9h du matin, j’arrive au musée romain de Vidy. Laurent Flutsch, directeur du musée, m’accueille.  «On est à peine en train d’allumer les couloirs du musée !», me dit-il. Café à l’appui on discute, on se présente. Qu’est-ce que l’exposition «Les murs murmurent »? On va la visiter?

On pénètre ensemble dans les couloirs sombres de l’expo. J’éclaire à ma guise les fragments de murs accrochés aux parois et Flutsch me les commente sur un fond sonore de murmures en latin préenregistrés. Affirmation de soi, illustrations d’exploits sportifs, liste de commission, représentations phalliques. En fait, ces Romains, ils sont comme nous! Quand on imagine l’époque romaine on pense aux conquêtes, à Jules-César, à des gars en toge qui ont des conversations très philosophiques, ou encore à Astérix et Obélix! Mais en tout cas pas à ce graffeur qui a un jour immortalisé son envie de se faire lécher par Tibère… (« TIBER LINGE ME », qui signifie « Tibère, lèche-moi! »)

L’UBS ne va pas faire faillite, le Lausanne Sport montera en Super League. Eh ouais, si c’est une voyante qui l’dit…

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 Je m’attends à m’asseoir dans une pièce feutrée, coincée entre une boule de cristal et des bling-blings crépissant tous les murs. J’imagine déjà, la nana avec sa robe ethno, ses colliers pendouillant et la clope au bec. Que dalle. Au 3e étage de cet immeuble du centre de Renens, une petite Espagnole plutôt fashion me reçoit. Derrière ses lunettes carrées, Carmen n’a rien d’une sorcière jouant avec le destin du monde. «Pour la séance, c’est dans la cuisine», me lance-t-elle. Sur la table, un tissu «béni» enveloppe les révélateurs de destin, bénis eux aussi. Tarots, cartes en tous genres, pendules: un peu pour tous les goûts. Quand même, je suis rassurée, les films ne nous montrent pas que des conneries! Et j’avais pas encore vu la sculpture miniature de Saint-Antoine posée sur des livres de prières qui essaie déjà de sauver mon âme. C’est que notre voyante est une Catholique à la foi inébranlable…

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