Aladdin sur la vague de la slam mania : « Les nouvelles religions : iPhone, iPod, iTunes et iSlam »

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Sans avoir encore ouvert la bouche, Aladdin impressionne déjà. Planqué sous sa casquette, derrière de grandes lunettes carrées, le jeune homme se tient droit et fier avant de balancer son flow du haut de ses centimètres qu’on n’ose compter. Vraiment, il possède ce que Goethe appelait la puissante déesse : la présence. Gamin, il rêvait de devenir le danseur de Michael Jackson et, ado, « le plus grand rappeur de l’histoire de l’humanité ». L’ambition enfantine a amené le jeune homme de 27 ans dans le paysage hip-hop lausannois, certes ce n’est pas (encore) la scène internationale mais c’est déjà pas mal. Sa première interview c’est celle-ci, je ne doute pas que d’autres suivront. 

Attablée au Comptoir

Il faut l’avouer, lorsqu’on est ado, le Comptoir, cette grande messe nationale à la centaine d’exposants, c’est chiant. Car l’adolescent se fout du nouvel aspirateur vapeur, est trop grand pour se réjouir de la contemplation de la course de petits cochons, et pas assez âgé pour penser à l’achat du jacuzzi de sa future maison. Alors, à l’époque, avec les potes (ou avè les côpains en bon vaudois), pour pallier à l’ennui d’une visite au cœur de cette foire aux accents du terroir, on avait trouvé un truc infaillible. Faire le tour des exposants, en essayant de choper un maximum de choses gratuites. Et c’est évidemment, dans les halles dédiées aux gourmands, que l’on passait le plus de temps, en essayant de se faire une petite bouffe à l’œil. Généralement, notre appétit était relativement bien servi. Enfin…ça c’était il y a environ une dizaine d’années, car aujourd’hui, au Comptoir, peut-on encore se remplir la panse gratuit?

Quand le rap suisse s’exporte, c’est du Stress!

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Dimanche 21 septembre, dernier jour du festival Label Suisse 2008. Sur la grande place de la Riponne, la ville a mis les moyens pour réaliser une manifestation à la hauteur des artistes qu’elle convie : une arène improvisée qui bouillonne déjà devant 10’000 spectateurs. Le concert ? Celui du rappeur Lausannois Stress. A quelques minutes de son entrée sur scène, je prends la température sur le concert qui l’attend et ses futurs projets sur la scène rap française : Karolyn, Nega, Diam’s, Soprano et M.A.M. Qui a dit que le rap suisse ne s’exportait pas ?

Saturday Night Roller Fever

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C’était leur rêve de gosse. Un métro qui les poserait tout en haut de Lausanne lors de leur traditionnelle descente en meute de la ville. Samedi soir, déception pour cette quarantaine de pionniers du roller lausannois, le pilote automatique du M2 s’est montré inflexible : les patins sont strictement interdits dans les nouvelles rames ! Pas bien grave, le bus #5 fera l’affaire, comme lors de leur première expédition il y a 15 ans. Terminus : Epalinges, où la horde s’apprête à avaler près de 400m de dénivelé et des pentes à 22% pour un shoot nocturne d’adrénaline concentrée…

Qui a peur du trou noir?

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6 septembre, 9h. A la bourre comme toujours, je saute dans le bus n°3, direction la gare. Au passage, je chope la presse gratuite du jour. Bonheur, Eva Longoria et Tony Parker copulent à outrance pour procréer, Paris Hilton est sommée de prendre ses distances de Britney Spears, Nikos Aliagas vante les mérites de la nouvelle Star Ac. Dans la précipitation, j’en oublie LE titre du jour. Dans 44 minutes, le CERN (Centre Européen pour la Recherche Nucléaire) met en route son accélérateur de particules. M’en fous. Devant moi, deux dames la soixantaine commentent la news : 

La prostitution, ce gros bordel de la nuit

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L’été passé, le milieu de la nuit du canton de Vaud hurlait à la mort. Les loups avaient perdu leurs alléchantes brebis. Les filles des pays hors de l’UE ne pourraient en effet plus obtenir le fameux permis L, permettant de travailler durant huit mois dans différents cabarets du canton. Depuis, des dizaines de ces boîtes à fantasmes ont fermé leurs portes. Pendant que le Grand Conseil se penche sur l’octroi d’un permis de travail temporaire pour les prostituées, dans la rue, les clandestines se multiplieraient. 

Tous en ligne pour la manif!

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Et si le manifestant du XXIème siècle, c’était un type posé sur le canapé, l’ordinateur sur les genoux et les doigts qui cliquent plus vite que leur ombre ? Une signature contre la torture, un clic pour participer à la lutte contre le réchauffement climatique et un «join the group» contre les 4×4 sur nos routes. Pourquoi ? Ben…euh…parce que tous nos amis sur Facebook sont déjà dedans. Enfin, dans le groupe revendicatif. Pas dans les 4×4. Et puis, accessoirement, ces voitures, elles polluent. 

Souvenirs

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Lausanne j’y vis, Lausanne j’y ai grandi, et voici à peu près comment avant de recevoir mon prix Nobel, je voyais tout cela avec mes yeux d’enfant. Ha, c’était le bon temps. 

Sur le chemin de l’école de Lausanne, Memphis (Tennessee)

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«Don’t forget next week is Spirit Week in Lausanne !», avertit le site internet basé à Memphis, Tennessee.  Bien loin des bords du Léman, une école privée internationale se fait elle aussi sa semaine thématique. Intriguant, pour le moins. Je continue l’exploration pour découvrir que depuis plus de 80 ans, le nom de notre ville brille en lettres métalliques sur le fronton du pavillon au ton très Middle West. Alors quoi, un petit bout de Suisse au cœur de l’Amérique? L’œuvre de quelque pionnier vaudois sur les terres d’Elvis et du blues ? Pas tout à fait. La petite histoire raconte qu’un beau jour de 1926, quatre femmes visitent notre cité et en repartent si enjouées par la vie culturelle qui s’y déroulent qu’elles donneront le nom de Lausanne à l’école de jeunes filles qu’elles vont fonder.

Quand l’imam invite les UDC, c’est à qui se déchaussera le premier.

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Après l’affaire des caricatures, c’est une deuxième polémique qui vient échauder, depuis le 8 juillet dernier, la communauté musulmane de Suisse. L’initiative UDC, qui s’oppose à la construction de minarets et qui, selon les initiants, “représente le symbôle de l’islamisation de la Suisse”, vient une nouvelle fois perturber la paix confessionnelle du pays. Un dossier sensible sur lequel le Conseil Fédéral a pris position dans un laps de temps record. Le 27 août dernier, il a fait savoir qu’il s’opposait fermement à l’initiative du parti de droite. 

Métro sans conducteur: confiance, méfiance?

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C’est déjà connu par tout le monde: le M2, le nouveau métro lausannois, roulera sur un tracé de 6 kilomètres au travers de la ville, entre le bord du lac à Ouchy et Epalinges, et de façon entièrement automatique sur pneumatique. Une première en Suisse et un vrai défi pour ce métro sans conducteur. Les Transports Publics de la ville promettent une sécurité d’exploitation à toute épreuve et un confort maximal. Mais face à une machine où l’humain cessera d’être présent, qu’en est-il du ressenti des futurs voyageurs ?

Home sweet home, à chacun sa manière et sa galère

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   C’est toujours avec une grande motivation et rempli d’espoir que l’on commence à chercher un appart. Rapidement le désenchantement s’installe et l’acharnement fini par l’accompagner. C’est en tout cas mon sentiment, lorsque j’ai entrepris de rechercher mon logement.

« Mon travail, j’étais à fond dedans »

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     Entre les photos jaunies et le feu de signalisation récupéré – qu’il peut encore même faire passer du vert au rouge – , la cave lui est toute entière dédiée. A ce petit bout de métro, né en 1877. Il faut dire que les trains l’ont toujours passionné. D’ailleurs,  Jean-Luc Mouron, 58 ans, ne voyage que par le rail, le permis de voiture il n’en a jamais voulu. Normal, pour un gars qui était surnommé à l’époque : « le baron du rail ». Une époque où ce métro, surnommé la ficelle par les Lausannois, reliait Ouchy au Flon, à la faveur de ses 32km/h. Et où lui, Jean-Luc Mouron en était le conducteur. Son métro, comme il le dit en reprenant aussitôt, « pardon notre métro». Mégarde ou plutôt amour. Une liaison qui aura duré quinze ans. D’ailleurs, quand il en parle, il jette toujours un regard nostalgique vers elle. Cette ficelle, qu’il peut désormais contempler que sur papier. Photo accrochée au mur à côté de la table à manger.

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