Bondy, tu sais c’est quoi? 2/2

Posté dans : Vie du blog | 6

Lundi 27 octobre, c’est aux aurores que je quitte la cité lausannoise pour la bondynoise. Entre les deux, il n’y a de similaire que le nom. La dernière s’avérera bien plus excitante. J’y retrouve l’équipe du Bondy Blog, le média citoyen né il y a trois ans, suite aux émeutes des banlieues. La banlieue, je n’y ai jamais mis les pieds. Soyons honnêtes, c’est avec une certaine appréhension que je m’apprête à m’y engouffrer. Dans le TGV, période de vacances oblige, les uns font leur plan touriste: Tour Eiffel, Louvre, Pompidou. Les autres, le plan culture. “Et toi, tu loges où à Paris?, me demandent mes voisins de sièges. Moi ? Je loge à Bondy. A Bondy ? C’est où ? C’est quoi ? Ben Bondy tu connais pas ? C’est dans le 9-3”.

C’est quoi un “emo” ?

Posté dans : Société | 7

“Emo”, ce mot a pris de plus en plus de place dans le vocabulaire concernant les adolescents des années 2000. Mais qu’y a-t-il derrière ce terme, un phénomène de mode ? Juste un look ? Une façon de vivre ? Des revendications ? En tout cas, j’en déduis que ce ne sont pas des altermondialistes anticapitalistes ; on les trouve régulièrement aux alentours du McDo’ de St-laurent, et plus souvent encore sur les escaliers du McDo’ de la gare… C’est donc là que je me rends et ça ne manque pas. Dès mon arrivée je repère Sarah, Arthur, Pascal et Lily. Ils ont entre 16 et 18 ans et n’hésiteront pas à prendre du temps pour répondre à mes questions. Il faut dire que tout ce que je connais, ou crois connaître sur eux au moment où j’entreprends cet article, se limite à leur Q.G. lausannois, leur look, leur tranche d’âge, et leur parenté musicale avec le groupe Tokio Hotel. Grave erreur ! Mes quatre interlocuteurs me corrigent aussitôt. Ils sont trop souvent victimes d’un amalgame entre le groupe allemand et leur style. Avouons tout de même que leur similitude vestimentaire avec le chanteur leader prête à confusion… Ils sont également victimes d’autres clichés et saisissent cette occasion de se définir pour mettre les choses au clair. Ou du moins ils essaient…

UBS recrute

Posté dans : Société | 1

La banque fait un pas en faveur des chômeurs. La preuve par cette offre d’emploi reçue dans ma boîte mail. Lisez, savourez et si vous êtes intéressés, postulez sans tarder. Attention, si vous voulez être sélectionnés n’oubliez surtout pas de répéter, “ma coûteuse entreprise, surmontera la crise…”

A travers l’Europe, il roule pour l’Ethiopie

Posté dans : Personnages | 1

Posté devant la gare à côté de son vélo qui porte fièrement le drapeau éthiopien, il règle son mini DVD, où défilent des paysages ardents d’un lointain continent. Beaucoup de passants sont interloqués par ce petit bonhomme qui semble promouvoir une grande cause. Les gens regardent d’un air interrogateur ce vélo customisé aux roues parées d’images, suspendant quelques instants leur course vers le prochain train. Le train, Girmay Mesfin ne le prend pas. C’est à la force du mollet qu’il a parcouru les quelques 4800 km qui l’ont emmené jusqu’à Lausanne. Un exploit sportif, un besoin d’aventure, un voyage initiatique? Rien de tout ça. «Si j’ai entrepris ce voyage, c’est pour mettre en lumière les richesses de l’Ethiopie, son histoire, sa culture, sa vie sauvage. Les gens voient en ce pays uniquement la famine et la guerre, je veux leur faire découvrir les trésors cachés de l’Ethiopie.» Le cycliste se lance alors dans une énumération passionnée des atouts de sa terre natale : épargnée par la colonisation, 80 tribus, 200 dialectes, 8 sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, lieu de découverte de l’australopithèque Lucy. 

Obelix chez les Helvètes

Posté dans : Lausanno-lausannois | 2

Il existe à Lausanne quelques particularités qui peuvent passer inaperçues aux yeux du citoyen lambda endormi par les habitudes du quotidien, et celui qui ne connaît pas la ville et ses singularités restera interloqué par tant de bizarerries. Au dessus de la fontaine de la Riponne, alors que certains connaissent cette fameuse pince coulée dans un des pavés du coin, une paire de bottes est, Dieu sait par quel miracle, suspendue au câble qui traverse la place à près de 10 mètres de haut.

Comment je me suis retrouvé dans un trafic de voitures à Crissier

Posté dans : Au quartier | 2

Tel un journaliste d’M6, la caméra cachée en prime, je me suis pris, le temps d’une soirée, pour l’un  des “infiltrés”. C’est pourtant tout naïvement que j’ai sombré, un mercredi soir, dans les méandres d’un supposé trafic de voitures en pièces détachées. Les premiers faits remontent il y a deux mois. Tout comme moi, n’avez-vous pas été interpellé ou intrigué par ces petites cartes de visites délicatement posées sur les pare-brises des voitures de votre quartier? Avec pour seul message, orthographe en prime, les lignes suivantes: Bonjour, votre voiture m’intéresse. Si vous désirez la vendre dans l’état actuel (aujourd’hui ou plus tard) appelez moi S.V.P. Je me réjoui de votre appel. Prix interéssats – Paiemement Cash Immédiat. Si vous désirez débarassé de votre voiture c’est gratuit. 

Mamy fait de la résistance

Posté dans : Personnages | 2

“Entre nous soit dit, c’est mieux de se démerder que de s’emmerder”. Une vieille dame haute comme trois pommes, marquée par les années mais plus pétillante qu’une jeune femme de trente ans, est assise dans le bus n°5 et chuchote ses conseils de grand-mère à l’oreille de son voisin, un jeune ado cuit comme une huître et plié en quatre de rire. Il est 17h30 et les gens rentrent du boulot, la tête ailleurs.

1020 Renens représente!

Posté dans : Personnages | 5

Le 1020 Renens représente, jadis scandé, sprayé, affiché comme un code d’appartenance, n’a jamais été autant d’actualité. Pur produit Renanais, le collectif de rap MXX (pour 1020) fait parti de cette jeunesse qui bouge, qui « se sort les pouces du cul » comme ils disent.  Mais faute de locaux à Renens, c’est dans leurs nouveaux bureaux au Flon, à Lausanne, que je mesure leur réussite. Dernier étage d’un entrepôt, le fief d’MXX souligne ce succès naissant. Gros fauteuils en cuir, cabine d’enregistrement, plafond customisé avec des treillis paramilitaires, vue imprenable sur le MAD, ça le fait. On se croirait presque dans l’un des quartiers généraux des grosses stars du RAP US. Manque encore les dents en or et les nanas qui s’agitent au bord de la piscine. Ca ne saurait tarder.

Quand Dieu se la joue sexy funky pour séduire les d’jeuns

Posté dans : Société | 8

Un samedi un peu banal, je me balade à Lausanne. Une jeune nana me tend un flyer typique d’une soirée du  MAD ou du D! Un recto qui te rappelle un paquet de clopes Gauloise, un verso explicatif avec photo d’un mega concert. Rien de spécial au détail près du titre: «Vis ta foi aujourd’hui». J’hallucine. C’est vrai, je lisais encore la semaine dernière dans l’Hebdo que l’église se mettait au net, histoire de rester dans le coup. Mais là, on me vend un plan de Dieu pour moi et mes proches avec tant de sex-appeal! C’est sûr, ce n’est pas le genre d’invitation qu’on refuse.

AUVAL, ô désespoir, ô jeunesse ennemie !

Posté dans : Rien à voir | 21

Sorte de passage obligé dans le cursus des exilés du Valais : “les noces de l’AUVAL”, autrement dit, les fêtes de l’Association Universitaire des Valaisans à Lausanne. La nouvelle année académique lancée, ces étudiants s’empressent de saisir leurs agendas et d’y inscrire la date tant attendue du “souper de la rentrée”, originalement intitulé : ” Spaghettis – vin rouge”. Un repas où le gosier sera largement hydraté et où l’estomac restera un peu sur sa faim. Qu’importe ! La philosophie de ces soirées ne semble pas trop étrangère au slogan maintes fois entendu lors de ces rendez-vous: « Manger, c’est tricher !». Non messieurs, non mesdames, l’art de lever le coude n’est pas inconciliable avec l’acquisition d’un Bachelor, d’un Master voire même d’un Doctorat. Au contraire, selon cette enivrante (ou enivrée ?) jeunesse, l’alcool permet une sélection des neurones, les moins efficaces meurent, paraît-il, et c’est tout ça de gagné pour les études. A bon entendeur.

Le mystère de la rue de Lausanne…

Posté dans : Lausanno-lausannois | 0

Bien décidée à parcourir de long en large la capitale belge, j’ouvre ma carte de Bruxelles pour me faire un petit itinéraire.  Que vois-je ! Une rue prénommée Lausanne. De quoi s’agit-il ? Un hommage à la ville ? Une reproduction miniature le long d’une rue? Ben quoi, on peut tout imaginer… L’attachement que je porte à notre belle cité et la curiosité  l’emportent sur l’envie de dépaysement. C’est décidé, j’y vais.

Le nouveau Flon à travers Claudio Galizia

Posté dans : Personnages | 2

The place to be in Lausanne : bars branchés, magasins de luxe, clubs réputés. Depuis 1999, le quartier du Flon a radicalement changé de visage. Jadis lieu fort de la culture alternative et underground, le quartier s’est métamorphosé sous la tutelle de la société privée LO-Holding et son projet « Flon-vision ». En dix ans, les loyers ont prix l’ascenseur, les petits commerçants sont asphyxiés. Si beaucoup approuvent cette évolution, d’autres, à l’instar de Claudio Galizia, patron du Bistrot du Flon, la déplorent. Que reste-t-il du Flon ?

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