Le mystère de la rue de Lausanne…

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Bien décidée à parcourir de long en large la capitale belge, j’ouvre ma carte de Bruxelles pour me faire un petit itinéraire.  Que vois-je ! Une rue prénommée Lausanne. De quoi s’agit-il ? Un hommage à la ville ? Une reproduction miniature le long d’une rue? Ben quoi, on peut tout imaginer… L’attachement que je porte à notre belle cité et la curiosité  l’emportent sur l’envie de dépaysement. C’est décidé, j’y vais.

Le nouveau Flon à travers Claudio Galizia

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The place to be in Lausanne : bars branchés, magasins de luxe, clubs réputés. Depuis 1999, le quartier du Flon a radicalement changé de visage. Jadis lieu fort de la culture alternative et underground, le quartier s’est métamorphosé sous la tutelle de la société privée LO-Holding et son projet « Flon-vision ». En dix ans, les loyers ont prix l’ascenseur, les petits commerçants sont asphyxiés. Si beaucoup approuvent cette évolution, d’autres, à l’instar de Claudio Galizia, patron du Bistrot du Flon, la déplorent. Que reste-t-il du Flon ?

Escort girl, une activité conciliante avec les études.

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Méfiante et souhaitant garder à tout prix l’anonymat, c’est par téléphone que Céline*, étudiante en deuxième année à l’Université de Lausanne, a accepté de parler de son travail d’Escort. Originaire d’un autre canton, c’est en été 2007 qu’elle s’installe dans un studio à Lausanne. Ses parents, empreints à quelques difficultés financières depuis plusieurs années, ne peuvent l’aider à financer ses études. Très vite, elle cumule deux jobs. Un pourcentage de travail trop élevé, un salaire négligeable, Céline se tourne vite vers une nouvelle activité bien mieux rémunérée : Escort girl. En janvier 2008, elle prend connaissance de ces pratiques par l’intermédiaire d’une amie. Quelques recherches effectuées sur le net et elle contacte une agence de charme basée à Genève. Jeune, charmante, intelligente, habile dans l’art de la séduction et de l’amusement, elle acquiert rapidement le statut d’Escort.

Lausanne ou la ville des difficultés pour les personnes handicapées

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Une villa avec piscine, sise dans un quartier résidentiel d’une petite commune des hauteurs de Lausanne. Devant, des escaliers et une rampe d’accès bordée d’une barrière boisée. Les marches ou la pente droite, peu importe, j’ai la chance d’avoir le choix. Ce n’est pas le cas de la propriétaire, Sonia, 42 ans, paraplégique suite à un accident de moto, il y a douze ans. Bam! Quelques instants, et tout fout le camp, la vie n’est plus comme avant. Phrase cliché vous me direz. Oui, car on ne le sait que trop bien, d’une minute à l’autre, notre routine quotidienne peut ressembler à l’assemblage fantasque d’un puzzle éclaté. Malgré tout, on s’efforce ne pas y penser, et on y arrive plus ou moins, suivant les jours. Le problème est que parfois, certaines personnes ont tellement bien répété leur exercice de négation, se sont tellement appliquées à fermer les yeux, en plissant bien fort les paupières, qu’elles n’arrivent plus à les ouvrir. Et elles parviennent à oublier (ou à nier) jusqu’à l’existence du problème.

Les bobos Lausannois

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On n’arrête décidément pas de les écorcher ces pauvres bobos. C’est personnellement avec une affection véritable que je les décris ici tels que je les vois. Ils font partie de ce décor citadin qui m’est si familier. Une ovation pour eux, woopee!

Bienvenue dans la cinquième dimension

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Ces dernières années, il faut avouer qu’on ne les croise plus beaucoup les Scientologues. En 1998, la Municipalité et la majorité des Lausannois en avaient simplement eu raz la patate de se faire tirer les vers du nez les mercredi matins, sacro saint jour du marché ma parole, et depuis la loi restreint drastiquement le racolage public. Dix ans se sont écoulés, entre plaintes, recours et entorses plus ou moins prononcées. Les tribunaux suisses estiment par ailleurs que son but est plus commercial que spirituel (L’Hebdo, n°40) et l’opinion publique a compris qu’elle se fout éperdument de notre bien-être spirituel, voir de notre gueule.

Soyons féministes, tentons l’impossible !

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Ma rapidité légendaire m’ayant encore rattrapée, j’arrive à bout de souffle et avec “quelques” minutes de retard au cinéma indépendant Oblò. La projection est déjà lancée et avec une discrétion très remarquée, je tente, tant bien que mal, d’atteindre l’un des seuls sièges vacants. Au programme, des extraits de deux films de “Mujeres Creando”, un collectif anarcho-féministe bolivien. Sur l’écran apparaissent des femmes qui, par des actions directes et des théâtres de rue, dénoncent toute forme de discrimination dont sont victimes les latino-américaines. Par exemple, certaines déversent, sur une grande place de La Paz, un liquide couleur sang pour critiquer le manque de liberté d’expression et les violences policières ; d’autres occupent un tribunal de la capitale en traînant des sacs d’ordures, afin de condamner l’escroquerie des institutions financières et la corruption de la justice. Mais l’accusation principale de ces Boliviennes engagées concerne le système machiste. 

Cinoche indépendant versus cinéma pop-corn: épisode I, la battle continue

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Qui a dit que les salles indépendantes étaient mortes ? Elles sont malades, certes, mais encore vivantes. Coincé entre deux commerces, le cinéma Bellevaux est un rescapé des ravages causés par Pathé, Europlex… Bref, les multiplexes. Ici, c’est “la porte vers d’autres horizons”. Du moins c’est le plan marketing des deux co-directeurs : Konrad Waldvogel et Serge Authier. Le business, ce n’est pas trop leur truc. Il y a dix ans, ils ont d’ailleurs failli fermer les portes de leur salle. Petit coup de chaud.

Ces Lausannoises adeptes du tourisme sexuel égyptien

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Hurghada, ses plages, sa mer, ses hôtels et son tourisme sexuel féminin. Il y a seize ans, cette petite ville de la côte égyptienne n’était rien. Aujourd’hui, elle vit au rythme des ballets des vols charters: Paris, Düsseldorf, Genève, Amsterdam, Moscou ou Bruxelles, le tourisme de masse est roi. Ce séjour n’aura d’égyptien que le climat. Le reste n’est que touristes français, suisses, belges, canadiens et britanniques. J’en fais partie. Martine* aussi. Martine a 53 ans. Lausannoise divorcée, elle est cadre dans une grande entreprise de la Côte vaudoise. Je ne le sais pas encore, mais cette quinquagénaire, plutôt discrète et bien mise, sera l’objet de mon enquête hebdomadaire. Martine, c’est ce qu’on appelle une adepte du all inclusive: vol, hôtel, transfert et parties de jambes en l’air. Voilà cinq ans qu’elle y vient annuellement vivre une idylle tarifée.

Pour être un parfait étudiant, tu seras militant!

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Difficile d’ y échapper, les murs de l’Université en sont jonchés. De la Faculté des Lettres à celle des Géosciences, en passant par les Sciences Sociales, les appels à l’engagement étudiant dans des associations pullulent. Un phénomène qui n’est pas nouveau certes, mais qui souligne étrangement le fait que pour être “un vrai” étudiant, il faut être militant. Interrogés sur la question, certains revendiquent même leur engagement dans le sillage de mai 68. C’est clair, sous les pavés de Dorigny, la plage! A y regarder de plus près, le militantisme étudiant est une faculté à part entière et l’Université, une usine formatrice pour les bobos de demain. Fort de ce constat somme toute très subjectif, peut-on toujours croire à l’engagement étudiant? Sceptique sur la question, je mène l’enquête et brave les odeurs de patchouli ainsi que les sacoches en cuirs pour aller à la rencontre de l’une de ces fameuses militantes.

Quand le graffiti et l’archéologie ne forment plus qu’un!

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Mercredi 9h du matin, j’arrive au musée romain de Vidy. Laurent Flutsch, directeur du musée, m’accueille.  «On est à peine en train d’allumer les couloirs du musée !», me dit-il. Café à l’appui on discute, on se présente. Qu’est-ce que l’exposition «Les murs murmurent »? On va la visiter?

On pénètre ensemble dans les couloirs sombres de l’expo. J’éclaire à ma guise les fragments de murs accrochés aux parois et Flutsch me les commente sur un fond sonore de murmures en latin préenregistrés. Affirmation de soi, illustrations d’exploits sportifs, liste de commission, représentations phalliques. En fait, ces Romains, ils sont comme nous! Quand on imagine l’époque romaine on pense aux conquêtes, à Jules-César, à des gars en toge qui ont des conversations très philosophiques, ou encore à Astérix et Obélix! Mais en tout cas pas à ce graffeur qui a un jour immortalisé son envie de se faire lécher par Tibère… (« TIBER LINGE ME », qui signifie « Tibère, lèche-moi! »)

Alchimiste du son

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Dans la pénombre du studio, des écrans en veille, une cabine d’enregistrement, de curieuses machines aux larges boutons et des centaines de vinyles soigneusement rangés sur des étagères. Skile, le patron des lieux et cofondateur du label lausannois Orformornorm, trône dans un large siège en cuir. La caméra tourne, c’est parti pour une petite interview illustrée par une session de beatmaking.

L’UBS ne va pas faire faillite, le Lausanne Sport montera en Super League. Eh ouais, si c’est une voyante qui l’dit…

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 Je m’attends à m’asseoir dans une pièce feutrée, coincée entre une boule de cristal et des bling-blings crépissant tous les murs. J’imagine déjà, la nana avec sa robe ethno, ses colliers pendouillant et la clope au bec. Que dalle. Au 3e étage de cet immeuble du centre de Renens, une petite Espagnole plutôt fashion me reçoit. Derrière ses lunettes carrées, Carmen n’a rien d’une sorcière jouant avec le destin du monde. «Pour la séance, c’est dans la cuisine», me lance-t-elle. Sur la table, un tissu «béni» enveloppe les révélateurs de destin, bénis eux aussi. Tarots, cartes en tous genres, pendules: un peu pour tous les goûts. Quand même, je suis rassurée, les films ne nous montrent pas que des conneries! Et j’avais pas encore vu la sculpture miniature de Saint-Antoine posée sur des livres de prières qui essaie déjà de sauver mon âme. C’est que notre voyante est une Catholique à la foi inébranlable…

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