La prostitution, ce gros bordel de la nuit

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L’été passé, le milieu de la nuit du canton de Vaud hurlait à la mort. Les loups avaient perdu leurs alléchantes brebis. Les filles des pays hors de l’UE ne pourraient en effet plus obtenir le fameux permis L, permettant de travailler durant huit mois dans différents cabarets du canton. Depuis, des dizaines de ces boîtes à fantasmes ont fermé leurs portes. Pendant que le Grand Conseil se penche sur l’octroi d’un permis de travail temporaire pour les prostituées, dans la rue, les clandestines se multiplieraient. 

Les tirs silencieux de Delhi

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  Il y a trois semaines, les yeux de la terre entière se tournaient vers Mumbai. L’horreur d’un massacre gratuit, d’une tuerie touchant des touristes et de l’attaque d’un lieu où le luxe rimait jusqu’alors avec rêve. Tous les médias s’arrêtaient sur ces attaques déjà associées au 11 septembre. Aujourd’hui, l’Inde a pourtant retrouvé son statut silencieux dans la presse occidentale. Celle-ci préférant peut-être se consacrer aux idées cadeaux et astuces pour bien préparer sa dinde. Le pays des maharajas, lui, n’en a pas pour autant fini avec son dur combat. Un combat qui ne se limite pas à Mumbai.

War on Mumbai

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Les klaxons n’ont pas interrompu leur opéra dissonant, les motos, rickshaws, vaches et chiens n’ont pas cessé leur ballet tournoyant. Pourtant, l’Inde se réveille ce matin sous le choc des attentats. Il me faut cependant un coup de téléphone de la Suisse pour apprendre la nouvelle. Deux cents morts sont pour l’heure annoncés, des bombes au Sud, dans une gare, dans un train. A chaque minute, les chiffres se contredisent. Dans les ruelles d’Udaipur, je cherche en vain un journal ou une tv. Je tente de percevoir un changement d’ambiance, une inquiétude peut-être. Mais rien. Ce matin, alors que l’hôtel taj de Mumbai est en pleine prise d’otage, à plusieurs centaines de kilomètres, la vie indienne se poursuit.

Une course en taxi ou de la coke 2/2

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La marijuana achetée au kiosque fait sourire, la cocaïne vendue dans un taxi un peu moins. Nul besoin pourtant de tomber de haut, la poudre blanche a désormais les faveurs du plus grand nombre. Alors bien sûr, la rue lui fait la part belle. Mais il y a ceux qui préfèrent se fournir à l’ombre des regards et d’autres qui se paient même le luxe d’une livraison à domicile.

Des chewing-gums ou de la beuh 1/2

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«Je prendrais ce magazine, un paquet de chewing-gums et un sachet de beuh, s’il vous plaît !» On connaissait le pote du pote qui fournit tout le monde, le mec dans la rue qui a toujours une petite dépanne, le biologiste qui excelle dans l’art de la plus grande plante jamais cultivée. Mais dans le genre insolite, on ne se doutait pas du traditionnel kiosque qui vend aux clients avertis des sachets de marijuana. Et ben non Messieurs Dames, ce n’est pas une légende urbaine, ni un racontar de fidèles fumeurs n’ayant plus touché terre depuis quelques semaines.

Zurich versus Lausanne : une barrière de rösti ?

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  «Tu serais pas une Welche toi?» (lu avec ce petit accent à couper au couteau qui fait le charme des Suisses allemands) En Helvétie que l’on soit bien clair, il n’y pas d’unité, de nation homogène ou encore d’identité commune. La Suisse, on ne cesse de le répéter, c’est le multiculturalisme, le multilinguisme et le fédéralisme de cantons aux identités bien distinctes. Pas étonnant alors qu’à peine posé le pied en territoire zurichois on m’interpelle déjà pour me confirmer ma différence: une Romande chez les Suisses allemands!

Quand Dieu se la joue sexy funky pour séduire les d’jeuns

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Un samedi un peu banal, je me balade à Lausanne. Une jeune nana me tend un flyer typique d’une soirée du  MAD ou du D! Un recto qui te rappelle un paquet de clopes Gauloise, un verso explicatif avec photo d’un mega concert. Rien de spécial au détail près du titre: «Vis ta foi aujourd’hui». J’hallucine. C’est vrai, je lisais encore la semaine dernière dans l’Hebdo que l’église se mettait au net, histoire de rester dans le coup. Mais là, on me vend un plan de Dieu pour moi et mes proches avec tant de sex-appeal! C’est sûr, ce n’est pas le genre d’invitation qu’on refuse.

L’UBS ne va pas faire faillite, le Lausanne Sport montera en Super League. Eh ouais, si c’est une voyante qui l’dit…

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 Je m’attends à m’asseoir dans une pièce feutrée, coincée entre une boule de cristal et des bling-blings crépissant tous les murs. J’imagine déjà, la nana avec sa robe ethno, ses colliers pendouillant et la clope au bec. Que dalle. Au 3e étage de cet immeuble du centre de Renens, une petite Espagnole plutôt fashion me reçoit. Derrière ses lunettes carrées, Carmen n’a rien d’une sorcière jouant avec le destin du monde. «Pour la séance, c’est dans la cuisine», me lance-t-elle. Sur la table, un tissu «béni» enveloppe les révélateurs de destin, bénis eux aussi. Tarots, cartes en tous genres, pendules: un peu pour tous les goûts. Quand même, je suis rassurée, les films ne nous montrent pas que des conneries! Et j’avais pas encore vu la sculpture miniature de Saint-Antoine posée sur des livres de prières qui essaie déjà de sauver mon âme. C’est que notre voyante est une Catholique à la foi inébranlable…

La prostitution, ce gros bordel de la nuit

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L’été passé, le milieu de la nuit du canton de Vaud hurlait à la mort. Les loups avaient perdu leurs alléchantes brebis. Les filles des pays hors de l’UE ne pourraient en effet plus obtenir le fameux permis L, permettant de travailler durant huit mois dans différents cabarets du canton. Depuis, des dizaines de ces boîtes à fantasmes ont fermé leurs portes. Pendant que le Grand Conseil se penche sur l’octroi d’un permis de travail temporaire pour les prostituées, dans la rue, les clandestines se multiplieraient. 

De l’autre rive, ce petit eldorado helvétique.

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Devant les enseignes de la douane, la file s’allonge. Costard, attaché-case pour certains. Jeans baskets pour d’autres. Accoudés à un comptoir, deux hommes startent déjà l’apéro entourés de coucous miniatures et de portes-clés vaches de la boutique souvenir. Dans le haut-parleur, une voix annonce l’embarquement pour le bateau de 17h15 en direction d’Evian.

Ce métro qui rend schizo

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  C’est clair, j’ai bien choisi mon jour pour aller à la chasse aux lieux insolites où le M2 sort de terre. Il pleut comme jamais. Je me lance, pas le choix. Départ pour le premier spot où le métro se la joue exhibo. Entre l’arrêt Délices et Grancy, le curieux animal apparaît. Planqué sous les parapluies, les gens ne peuvent s’empêcher de mater. Au TL, on appelle même les plus accros des ferro-sexuels… C’est vrai, on nous bassine depuis des années avec ce fameux M2. Mais là, l’accouchement devrait être pour bientôt. On est en phase d’essai. D’ailleurs, les contractions sont douloureuses… Pas si simple apparemment de gérer un petit métro sans conducteur dans ce petit San Francisco de la Suisse.