OCUB 136 : Forêt du Flon, responsabilité des multinationales et journée sur la schizophrénie

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L’hiver est-il en train de capituler? Au LBB, nous vous proposons, grâce à notre 136e OCUB (pour «Où croiser un.e blogeur.se?»), de lui porter le coup de grâce et de célébrer l’arrivée du printemps. Au programme: une fête toute sylvestre, une conférence sur les droits humains, l’environnement et la responsabilisation des multinationales et, enfin, une journée consacrée à une maladie méconnue, la schizophrénie.

JEUDI 21 MARS – Fête de la forêt du Flon / Journée internationale des forêts

La terrasse de la Datcha, abritée sous la forêt du Flon (La Datcha).

Dans une interview publiée sur notre blog en mai 2018, deux politiciens lausannois confrontaient leurs points de vue et leurs divergences sur la forêt du Flon, dont l’avenir est menacé par les projets de réaménagement du centre-ville et du tram t1. Cet ilot de verdure continue en effet de diviser ceux qui veulent la protéger d’un côté, en pensant que des alternatives à son abattage existent, et ceux qui considèrent au contraire qu’il n’il y a d’autre choix que de la réduire en sciure. Après beaucoup de rebondissements judiciaires dans cette affaire, le destin de la forêt du Flon est aujourd’hui suspendu au Tribunal fédéral (TF), dont la décision se fait furieusement attendre. Pour prendre son mal en patience, l’association My Flon, qui lutte contre la destruction de la forêt, a décidé de lui faire sa fête. Cette journée s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale des forêts et se découpera en trois parties: bénévole d’abord, avec une action collective de nettoyage de la forêt. Officielle ensuite, avec un débat autour de l’avenir de cette forêt et de l’association MyFlon une fois la décision du TF rendue. Récréative enfin, avec un apéro zen sous les arbres et un concert hors-sol printanier de Gisèle Pape, à la Datcha. Toutes les autres infos sont iciYoan


Affiche de la conférence

VENDREDI 22 MARS – MATIÈRES PREMIÈRES ET DROITS HUMAINS: REGARDS CROISÉS DE FEMMES ENGAGÉES EN RDC ET EN SUISSE

La gestion des matières premières est une question centrale de l’actualité internationale. En Suisse, elle est abordée entre autres au travers de l’Initiative pour les multinationales responsables. Pas moins de 114 organisations sont à l’origine de cette démarche visant à imposer un cadre plus strict aux activités des multinationales ayant leur siège en Suisse, afin de mieux protéger les droits humains et l’environnement. Dans le cadre de la campagne œcuménique 2019, Voir et Agir propose pour aborder cet enjeu complexe une conférence au cours de laquelle trois intervenantes (Soeur Nathalie – Centre d’aide juridico-judiciaire en RDC, Manon Schick – Amnesty International Suisse et Chantal Peyer – Pain pour le prochain) partageront leur vision des enjeux liés à l’extraction des matières premières par des entreprises suisses, avec un focus sur la République démocratique du Congo. La conférence se tiendra de 19h30 à 21h00 à la Maison de Quartier sous-gare de Lausanne et sera suivie d’un apéritif. Toutes les infos iciManon


Affiche de l’événement

JUSQU’AU 23 MARS – 16es Journées de la Schizophrénie

J’ai redémarré l’écriture de cet OCUB à plusieurs reprises, ne sachant par quel bout m’y prendre. Le mot “schizophrénie” fait peur, c’est évident. Il est délicat de parler de ce sujet, plus délicat encore d’écrire dessus. J’ai d’abord été tenté de me lancer dans un discours du style : “Vous savez, schizo, on l’est tous un peu, car qui n’a jamais entendu des voix intérieures qui le critiquent, ou qui n’a jamais cru, à tord, que des éléments de l’environnement ou des personnes cherchaient à s’en prendre à lui ?” A la réflexion, un tel discours, qui tenterait de dédramatiser la maladie en la prétendant presque universelle, serait sans doute déplacé. Car non, personne ne peut s’imaginer ce que vivent les personnes atteinte de pensées, d’émotions et de comportements réellement schizophrènes, sinon les personnes atteintes elles-même. Pour nous autres, restons humbles, mais néanmoins curieux et désireux d’en savoir un peu plus long. En apprenant certaines différences, on ne pourra peut-être pas se mettre “à la place de”, mais au moins éviter de mettre l’autre à la place de nous-même, et penser des bêtises du genre “il n’aurait qu’à”, ou “si moi j’y arrive il pourrait aussi”. Les 16es Journées de la Schizophrénie, c’est jusqu’à ce samedi 23 mars, avec des conférences et des expos, entrée libre partout. Tous les détails ici. Lucien

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