Blogue et Bois : Lausanne à la loupe 2/3

La première édition de Blogue et Bois s'est tenue il y a un peu plus d'une semaine. Le thème ? "Parle-nous de Lausanne!". Les textes qu'on a recueillis sont bourrés d'anecdotes, de vie, de vérité sur Lausanne. On vous laisse découvrir la deuxième série.

En ce mardi soir, 23 septembre, c’est fébrilement qu’on attend les participants pour cette première édition de Blogue et Bois. Les blocs et stylos sont sur les tables, les chips dans les bols, les bières bien au frais. Tout est prêt pour favoriser l’imagination et la créativité…

C’est dans une ambiance studieuse mais très bon enfant que nous nous mettons à écrire sur Lausanne. Abordée sous toutes les coutures, la ville se retrouve disséquée à travers des poèmes, des textes, des citations, des essais, des dessins ou des cadavres exquis. Une chose est sûre, elle semble inspirée nos participants qui écrivent des kilomètres de phrases, pour notre plus grand bonheur.

A la fin, les doigts engourdis, on est surpris d’une nombre de productions mais surtout heureux d’avoir partagé un moment original et unique avec nos lecteurs.

Voici la deuxième série de production de nos blogueurs en herbe.

Texte 1

Lausanne, quel est ton genre? Es-tu belle ma Ville? Mon grand Lausanne, es-tu beau? Il ou elle, tu te la joues, Lausanne. Ton genre n’étant pas clairement défini, tu t’en donnes.

Genre, j’enterre ce qui coule. Et pan dans le Flon!

Genre j’ai le chic pour enlaidir mes places. Et pan dans ta Face!

Genre j’en mets plein les vues. Avec ou sans Taoua.

Genre tu rejettes et tu refoules dans ta marge. Sans assumer l’expulsion, tu exploses en artifices.

Ta culture déborde, ton Olympe pisse!

 

Ça travaille dur!
Ça travaille dur!

Texte 2

LAU.SA.NNE. 10 ans de relation, toi et moi. Je t’ai connue effrayante, initialement, n’étant familière qu’aux couloirs du CHUV menant à la chambre de mon amie anorexique. Ton port fut la deuxième zone à m’être présentée. J’admirais la rangée de drapeaux de ta fontaine évoquant un paquebot. Ton “C” tourbillonnant  au gré du vent (ou de la bise) m’interloquait. Je m’émerveillais face au mec en rollers slalomant sur tes quais. Je mourrais d’ennui dans ton musée olympique qui, encore aujourd’hui et malgré sa mue, ne me donne guère envie d’y remettre les pieds.

Quelques années plus tard, souvenirs en poche, je m’installais dans ta banlieue et commençait une toute nouvelle vie, quittant pour la première fois le nid familial pour m’aventurer dans “la grande ville”.

Assise sur un banc face à l’Eracom, j’attendais patiemment l’heure de mon premier cours, qui s’avéra être l’heure la plus réjouissante vécue depuis un bout de temps. Les deux années passées dans cette école continuèrent sur ce modèle-là.  Je fus initiée joyeusement aux traditions de la ville. On m’expliqua tous les codes à suivre pour maximiser son plaisir à trouver tes rues. Tes légendes n’avaient plus de secrets pour moi. Le mec qui porte un pot de fleurs sur la tête, la nana qui te taxe 2 balles au P’tit Chêne, le mec qui fait du vélo torse nu à -10°, toutes tes stars m’avaient été présentées. De nuit comme de jour, tu m’as offert quantité de distractions Mon cœur a très vite battu pour toi. Je t’ai vantée en long et en large à mes amis restés “au pays”, j’ai assisté à tous tes événements trendy ou alternatifs. J’imaginais même créer pour toi de nouvelles manifestations.

Et puis. Et puis tu m’es devenue indifférente, tu n’as pas vraiment changé, en mal ou en bien, tu étais toujours aussi excitante et pleine, mais ta présence ne m’a plus intéressée, je suivais vaguement et de loin le cours de ta vie, m’indignant parfois, pour la forme, lorsque quelqu’un te rabaissait. Enfermées dans mes psychoses, le lieu où je vivais avait autant d’intérêt que le choix d’une brosse à dent au supermarché.

Plusieurs années sont passées ainsi. Aujourd’hui, et sans fracas, mon étincelle pour toi semble s’être ravivée. La preuve, me voici en train de tartiner une feuille sur notre relation, prétexte pour me remémorer tous les moments forts vécus grâce à toi, et parfois, pour toi. Santé à nos prochains 10 ans ensemble.

Texte 3 : cadavre exquis

Il était une fois à Lausanne une équipe de joyeuses… qui n’étaient somme toute que des fantasmagories abracadabrantes qui me laissèrent de marbre. Mais la GPA avait créé un personnage fou: mi-cheval, mi-singe, mi-louve, âme perdue dans un petit bois frais et aéré, un cadre magnifique digne des plus belles poésies et c’est là que Daniel Brélaz sort le bout de son nez: si j’avais un tel nez… comme disait l’autre fois, elle m’avait parlé d’un truc super, mais le LBB avait compris depuis le début. En fait, c’était un moment de lutte, finalement, mais de lutte joyeuse tournée générale. Vive la bière, chantions-nous en chœur. Mais… le cœur aussi était présent! Et Laura, qui était sans doute l’héroïne la plus bad’ass total, le genre de type macho que les vraies femmes adorent! Et pourtant… et pourtant… la cathédrale était en feu!! Nom de bleu! C’était pas rigolo! Mais voilà, Lausanne a beau être au centre de tout, c’est quand même si au final tout le monde s’aime… un peu 🙂

Texte 4

Je n’ai pas d’inspiration. Je ne sais pas quoi écrire. Le sujet est trop nul de toute façon. Lausanne… Rien à dire, c’est riquiqui, c’est (ndlr: ? illisible), point final. Alors je m’emmerde ferme dans votre soirée.

La soirée a aussi inspiré une autre forme d'art...
La soirée a aussi inspiré une autre forme d’art…

Texte 5

La ville qui m’a

Adopté, que j’ai adopté il y a

Un an et demi

Sans penser qu’elle me plairait

Autant

Ni les nuits

Ni les jours

End.

Texte 6

Géniale cette soirée Blogue et Bois! Bon, je bois quelques bières de trop et quand je vais rentrer chez moi en remontant le chemin du Vallon, je pense que

        L‘heure

sera Arrivée

d’Uriner

        Sous

un Arbre

eN

criaNt

vivE le LBB!

Texte 7

Tu es mon Petit Chêne. Quand je te monte, je m’essouffle, je gémis. A l’apogée, je souris à la vue de l’édifice christique qui fait place, lumineux. Puis, à la descente mes genoux tremblent sous les coups de ta pente. Je faillis sur tes pavés. Gloire, roule, me mélange à la foule sortant du sous-terrain lacérant la ville.

Texte 8

J’aime tes méandres sinueux, tes rues torturées et tortueuses, tes labyrinthes lymphatiques. De loin, je te vois nue. De près, j’entends ta complainte. J’aime ton cœur palpitant dans les artères de tes bras. Le sang du peuple de l’ombre qui pousse sur ta terre, qui réclame sa place au bord du feu. J’aime te sentir sous mes pieds, dans mon corps, ma tête. Tes courbes envahissent mes yeux, coulent mes tourments.

Texte 9

Que va devenir l’ancien Romandie?

Que va devenir Arlaud?

Emplacement prochain de BD-Fil?

Squatts Lausanne, situation actuelle

Jardins communaux

Toits verts à Lausanne à faire

Prostituées de Sévelin?

Situation halles CFF – musée?

Situation Flon – Train – musée hiver?

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