Le Parc Mon-Repos l’été ou l’histoire d’une Madeleine de Proust

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Cet été, on a trouvé sympa, avec le blog, de vous emmener découvrir nos endroits préférés à Lausanne, quand il fait beau et chaud (ou pas...). Pour la première de cette mini-série, je vous promène au Parc Mon-Repos où la beauté des lieux s'associe aux souvenirs.

Lundi soir autour d’un verre, la réunion hebdomadaire du blog bat son plein lorsque quelqu’un lance : « C’est quoi votre endroit préféré à Lausanne l’été ? ». Instant de réflexion, puis… « le bord du lac ! », « les terrasses ! », « les magasins climatisés ! ». Et moi, c’est quoi l’endroit qui me rend bien à Lausanne ? Le choix est vite fait et je m’étonne de ne pas y avoir pensé plus tôt : le parc Mon-Repos.

Le parc Mon-Repos. Rien que d’y penser, j’ai plein de souvenirs qui me viennent en tête. Ce parc, c’est un peu ma Madeleine de Proust. Enfant, j’y jouais des heures avec mes amis des scouts, à faire des jeux de pistes, des jeux de rôles, à m’imaginer dans un endroit dangereux infesté de bêtes féroces et d’êtres innommables. Ado, je me cachais dans les buissons avec mon amoureux pour une séance de french-kiss avant de rejoindre la bande autour d’une bière. Je peux encore sentir l’odeur des soirées d’été, un mélange d’herbe coupée, de clopes, de bière et de fleurs. Adulte, je me prélasse au soleil ou à l’ombre, un livre à la main, le plus loin possible de la place de jeux pour savourer un moment de plénitude.

D’ailleurs, connaissez vous l’histoire de la grande villa au centre du parc ? Elle porte le doux nom de Villa Voltaire, et ce parce que de nombreuses pièces de théâtre, dont certaines de Voltaire, se tenaient dans l’amphithéâtre derrière la villa. Elle a, par la suite, hébergé le premier Musée Olympique fondé par Pierre de Coubertin. Aujourd’hui, c’est le Comité International Olympique qui y a pris ses quartiers.

Il est tellement joli, ce parc, grâce aux petits bonshommes verts qui s’en occupent comme la prunelle de leurs yeux. Ils font pousser des belles fleurs, entretiennent les pelouses et susurrent des mots doux aux arbres. Il y a des places de jeux, un café à l’ombre des arbres, des bancs et des étangs.

Un parc humain à taille humaine où les cris des enfants se mêlent à ceux des perroquets, où on s’échange des mots doux ou des confidences bien gardés par les bosquets, bref, un parc où il fait bon vivre l’été à Lausanne.

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