Vendredi soir à Electrosanne, c’était gentil.

Posté dans : Culture, Lausanno-lausannois | 2
C’est assez rare que je sois totalement négative sur un sujet. J’arrive généralement à trouver un petit quelque chose de positif dans le tas, mais là je dois avouer avoir été profondément déçue par la soirée de vendredi à Electrosanne.
Petite file et petite fouille
Petite file et petite fouille

21:00, arrivée au stand des accréditations. Je reçois un petit jeton violet qui me permet d’entrer dans l’enceinte du festival. On me fait bien remarquer que la sortie est définitive.

– Donc si vous avez besoin d’aller chercher des sous, c’est maintenant.

– On m’avait pourtant dit à la caisse que je pouvais avoir un tampon qui me laisse libre de passer et repasser.

– Non malheureusement pas cette année, on sait que c’est nul, mais c’est comme ça !

On me tend un flyer avec le programme détaillé de la soirée. C’est vrai que sur le site, on n’avait aucune information sur qui, quand et où, seulement de combien.

21:15, première bière. Ma sœur et moi faisons le tour du festival qui inclut la Place de l’Europe, les Arches et la Place Centrale. On se pose aux Arches et analysons le programme au son de Laolu. Rien de transcendant.

– On est vraiment tôt en fait. C’est vide ! Regarde la nana là, elle est monstre motivée !

– Mais ils ont payé 30.- pour être enfermés en ville, c’est normal de se motiver !

21:30, deuxième bière, Place Centrale. Je discute avec une demoiselle du staff. Elle me raconte qu’Electrosanne, ça n’a pas toujours été comme ça. Avant ça faisait moins prison, mais pour des raisons de sécurité on a dû serrer la vis. Au moins maintenant le festival peut contrôler qui rentre et qui sort. Tu vois il y a pas mal de jeunes, comment tu veux discerner ceux qui ont 15 ans de ceux qui en ont 18 ?! En plus, je t’avoue il y a beaucoup moins de bastons. Mais c’est clair, c’est pas hyper agréable de se faire barricader dans sa propre ville… D’ailleurs à rester trop longtemps sur une place, on a envie de passer à l’autre, de bouger. C’est normal.

22:00, troisième bière, Place de l’Europe.

Mumdance
Mumdance

– Le DJ doit être anglais, il mix que des rappeurs londoniens.

– Ah ok…

Elle n’avait pas tord, Mumdance est de Brighton et il balance du bon son bien gras. Le public, parce que franchement il n’y a pas foule, est totalement déchainé ! On shake le booty, on hoche de la tête, on lève les bras en rythme. Le mix est net, bien fait, transitions nickel chrome, motivation de la foule. Le set de Mumdance passe trop vite.

22:30, quatrième bière. On s’approche de l’heure des têtes d’affiche.

Koreless
Koreless

Petit tour aux toilettes. On se rend compte que les chiottes sont à l’image du festival : petites et pas fonctionnelles. Un type arrive à se faufiler entre le mur et la boîte à pipi pour entrer. À noter qu’il est très mince ! Vessies vidées, on écoute Koreless, un Dj londonien. C’est plus planant, plus conceptuel, plus sec et très plaisant.

Du coté de la Place Centrale, le style change de manière radicale. François K envoie sa house et prépare la foule à recevoir Nina Kraviz.

Place Centrale
Place Centrale

Autour de « Très Tard » et après de trop nombreuses boissons, on déclare forfait ! Nina Kraviz et Mount Kimbie ne sont plus à notre goût. On remarque que la Place Centrale est pleine contrairement à la Place de l’Europe qui s’est vidée.

Je pense honnêtement que les soirées en club devaient êtres beaucoup plus réussies. Cet espace protégé où on peut manger un hot dog en écoutant de l’electro, mais en se faisant fouiller à l’entrée ne ressemble pas à grand chose. Ce n’est pas comme ça que j’imaginais cette édition d’Electrosanne. Tout ça pour éviter que de trop jeunes gens ne viennent s’enivrer et jouer aux gros durs. Il faudrait planter des grilles partout au final ! Je sais, je suis de mauvaise foi… Je ne connais pas les tenants et aboutissants de toute l’organisation. J’y étais et la soirée était tranquille et sans débordement. C’était gentil.

Photos © 2015, Juli Farhan, Lausanne Bondy Blog

Photo de couverture © 2015, Electrosanne

2 Responses

  1. Giv
    | Répondre

    Joli article. Cela dit, délimiter le périmètre d’un festival est une pratique courante de ce genre d’événements. En effet, c’est le cas également au Paléo festival ou encore au Pully For Noise, pour ne citer qu’eux.

  2. Julia
    Julia
    | Répondre

    Oh merci bien, c’est gentil! Oui oui je suis tout à fait d’accord que c’est normal d’avoir un espace délimité pour un festival. Je trouvais surtout cette impression d’être enfermée en ville bizarre, et “après coup” puisqu’apparemment ça n’a pas toujours été le cas pour Electrosanne.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.