Tous foot : pérégrinations sur écran géant

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Je me suis dit que ça serait sympa, j'étais curieuse, alors je me suis lancée, dans une expérience banale, ou pas, selon ses habitudes. Ils sont, vous êtes, nous sommes des millions à avoir regardé la demi-finale, Brésil-Allemagne. C'est la fleur au fusil qu'on va voir un match sur écran géant : impressions.

Il est un peu tôt pour voir les maillots d’allégeance à une des patries qui s’affrontent ce soir. Ou alors c’est la fraîcheur ni usuelle ni très friendly qui cache l’attirail des fans sous des parkas. Un peu tôt mais apparemment le supporter attentif n’attend pas pour s’amasser devant le grand écran public qui diffuse la demi-finale Brésil-Allemagne, il faut donc s’y rendre tôt ! Je me suis renseignée comme j’ai pu.

Ćevapčići !
Ćevapčići !

La presque boutade que j’avais lancée à propos de l’article ‘Coupe du monde’ se transforme en expédition concrète. J’ai envie de donner des airs de journalisme gonzo au texte qui va suivre. Vivre l’expérience de manière tout à fait participative et peu factuelle. Pourquoi pas, après tout? En fait, j’avoue, le foot j’aime bien. Le match de ce soir n’est pas le premier de la compétition que je regarderai. Mais ce qui me plaît par dessus tout, c’est la liesse populaire qui accompagne les rendez-vous collectifs, qu’ils soient sportifs ou non. La combinaison du foot et de foule en délire est pourtant une aventure nouvelle pour moi.

Étape prise de forces : je me ravitaille de nourriture grasse de circonstance, et fait descendre le solide avec un mojito. La bière me fait un peu peur, pas envie de devoir m’échapper aux toilettes pendant un goal.

21h25: Dans le public encore clairsemé, c’est la présence brésilienne qui domine. Mais perso, je préfère Goethe à Coelho.

20 minutes avant les hymnes: mission toilette. Toujours prête. Les supporters brésiliens dansent sur de la samba. Aucun doute sur les préférences du DJ à l’écoute de sa sélection musicale, pas de 99 luftballoon en vue.

Un des nombreux drapeaux brésiliens
Un des nombreux drapeaux brésiliens

Le match a débuté, premiers frémissements… pour pas grand chose. Ça doit être ça, la ferveur du fan. Trompettes en plastique pour tir cadré. Le jeu dans les dix premières minutes de la partie semble assez équilibré, contrairement toujours au public. Ils courent, ils courent les joueurs. Corner germanique, et but! Les allemands autour de moi se réveillent. Je lâche un cri. Currywurst für immer.

Odeur d’herbe, pas celle de la pelouse du Bello Horizonte. Ambiance chill, les supporters seraient-ils refroidis?  La température remonte pourtant à chaque action brésilienne, en soubresauts, puisque les allemands dominent. Deuxième but de la Mannschaft, les supporters de l’équipe expriment leur joie plus franchement! C’est le coup de massue avec le troisième but, une minute plus tard!

Et de quatre! On est à la 24ieme minute, et je me demande s’il y a encore quelque chose à voir. Si tout n’est pas joué, à ce score!
Au cinquième goal des germaniques, je me dis que les Allemands dans l’audience étaient simplement timorés jusqu’ici, à présent ils exultent!

Le public presque éparse
Le public presque épars

Quelques gouttes tombent à la mi-temps. Elles se transforment en larmes brésiliennes. 0-7, radical et recta. A la 90ème, un sursaut d’honneur brésilien. Puis on rentre chez soi.

Note à moi-même en guise de post-scriptum: Cette coupe du monde aura permis de se rendre compte une fois encore de la diversité culturelle qui fait la Suisse. Les drapeaux peuplant les façades lausannoises, et les klaxons intensifs de fin de partie sont des témoins clairs de attaches des résidents locaux.

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