The Jerry White’s, le rock lausannois qui tache

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Jerry White wood mouse in the battle of Teutoburg forest 1919 Dallas Texas band. Et moi qui croyais que Black Rebel Motorcycle Club était le nom de groupe le plus long du monde... Rencontre exclusive pour le Lausanne Bondy Blog avec ce groupe lausannois au premier EP quatre titres tout chaud ! Du rock qui tache, qui parle de filles et qui fait bouger tes globules rouges !

Quand on rencontre un groupe de rock, un vrai, les règles sont simples : du franc-parler, des gestes expressifs, de la passion, du rire et bien sûr des chopes de bière ! Les membres deThe Jerry White’s ne font aucun effort pour s’adapter à cette attitude, ils l’ont en eux. Il y a d’abord Matthieu « le sosie classe de Tarantino » à la basse, Tom « le beau gosse, aimant à groupies » au chant, Jérémie « la force tranquille » au clavier, Damien « le héros discret » à la guitare et Killian «  celui qui est en vacances en Martinique » à la batterie. Les présentations sont faites et les chopes commencent à se vider gentiment. C’est le bon moment pour la première question… La plus évidente, d’ailleurs.

Lausanne Bondy Blog : Pourquoi Jerry White wood mouse in the battle of Teutoburg forest 1919 Dallas Texas band ?
The Jerry White’s : (rires) On est allé sur Wikipédia, on a fait une recherche d’articles aléatoire et on est tombé sur tout ça. Bien sûr, on y a mis un peu de cohérence pour que ça sonne bien et puis Dallas Texas band, c’est pour faire plus rock ! On voulait susciter la curiosité, que les gens se rappellent au moins de notre nom. C’est important le marketing, tu sais !

LBB : Comment êtes-vous passés du groupe de super-potes au groupe de rock de super-potes ?
JW : On est tous étudiants en médecine à l’Unil et on a monté notre groupe pour un spectacle universitaire au CHUV. On n’était pas très bons et on ne savait pas vraiment ce qu’on allait jouer. Un peu à l’arrache, comme The Ramones ou The Clash ! On avait juste un composition et plusieurs reprises, surtout Song 2 de Blur. Au final, on y a pris un plaisir tellement monstre, qu’on s’est dit qu’il ne fallait pas lâcher l’affaire.

The Jerry White's au complet.

LBB : Votre musique est un peu comme un ado en rut, énergique et insouciante. Comment pensez-vous vos morceaux ?
JW : On fait juste la musique qui nous fait triper ! L’un de nous arrive avec des paroles, un riff ou une idée et on commence à construire dessus. Chacun amène ses propres influences : Damien, la pop, Killian est plutôt métal, etc. C’est comme un jeu, chacun essaie de tirer la couverture sur lui (rires). On est tous influencés par les autres, alors dès qu’il en manque un, c’est juste plus possible ! Puis, tout se mélange. On modifie, on arrange, on peaufine, mais le principal reste de se faire plaisir et partager cette énergie.

LBB : Votre premier titre, Everything sucks in Pimprenelle, parle de personnages piégés dans une vie routinière. Expérience personnelle ?
JW : C’est Killian qui est arrivé directement avec ces paroles, en nous disant « Celle-là, c’est ma chanson ! » Il n’est pas là aujourd’hui, mais c’est vrai que ça reflète une certaine peur d’une vie rangée. On s’imagine déjà tous médecins dans un cabinet, avec des gosses, une maison, une voiture, etc.  Faire le groupe part aussi de là. On ne voulait pas se retourner sur notre vie à 50 ans et se dire qu’on avait raté des choses. C’est comme une bonne fuite en avant.

Tom et Damien en studio.

LBB : La femme est un élément omniprésent dans vos textes : celle qui deviendra femme et mère, celle qui attend désespérément le grand amour et celle qu’on veut juste mettre dans son lit. La femme idéale existe-t-elle ?
JW : Bien sûr ! Mais elle est tordue. Tom croit en la seule et l’unique et les autres parlent plutôt de déceptions. Nos textes reflètent donc divers stades d’une relation. Ce qui est sûr, c’est qu’elles soient présentes ou absentes de nos vies, les femmes sont toujours là, dans un coin de notre tête.

LBB : Lausanne, ville rock’n’roll ?
JW : On espère, oui ! Il y a un potentiel énorme, mais on a l’impression qu’il n’est pas toujours exploité au maximum. Il y a plein d’infrastructures, de salles de concerts, mais beaucoup se focalisent sur des groupes internationaux et pas assez sur les locaux. C’est un peu dommage. Mais c’est une ville dynamique. Le public est là. Il faut juste savoir où chercher.

Ah... ces rock-stars !

LBB : Votre EP quatre titres vient de sortir et vous avez déjà deux dates de prévues (voir plus bas). Qu’est-ce que vous nous promettez pour le live ?
JW : On a une quinzaine de titres en tout et trois encore en préparation. On va aussi faire des reprises. Ça va suer et ça va bouger !

LBB : Citez-moi trois groupes.
JW : (après plusieurs minutes de réflexion) Alors, The Killers, Oasis à égalité avec The Strokes et pour le côté français, Indochine !

LBB : Pour finir, trois mots qui vous définissent, vous et votre musique.
JW : Under-garage, fucking-beatnik-rock’n’roll et néo-prosaïque !

Je crois que les choses sont plutôt claires. The Jerry White’s est un groupe rock bien de chez nous, qui ne demande qu’à faire bouger les filles et faire crier leurs instruments.

 

 

Premier EP éponyme disponible à 10.- à l’adresse suivante : jerrywhitewoodmouse@gmail.com

Pour plus d’infos, le site internet de The Jerry White’s et leur page Facebook.

The Jerry White’s seront en concert le jeudi 24 mai au Vivapoly de l’EPFL et le vendredi 1er Juin au Lapin Vert (entrée 5.-).

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