Sleep in and out

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Face à l'urgence de la situation précaire de dizaines de personnes sans abri, le collectif jean du toit jean du jardin se mobilise. Rencontre et interview filmée. [VIDEO]

Route de Bern 50La situation des personnes sans logement est précaire, c’est évident. Même le jardin du “Sleep-in”, maison d’accueil d’urgence a été le refuge de dizaines de gens ces derniers mois face au manque de place dans les structures spécialisées. En cet fin d’été, les municipalités de Lausanne et Renens ont pourtant décidé de faire évacuer le jardin, estimant, entre autres, que les conditions d’hygiène et de sécurité n’étaient pas respectées. Ce fut chose faite le 30 août dernier où entre 50 et 70 personnes ont dû partir de Renens… et pour aller où?

A l’aide du comité de soutien, le collectif jean du jardin et jean du toit, les évacués se sont installés provisoirement dans une école désaffectée située à la route de Berne 50. Depuis, le collectif refuse de s’en aller tant qu’une solution ne leur sera pas transmise. Une plainte a été déposée la semaine passée, ce qui fait qu’ils vont certainement être expulsés de gré ou de force.

Interpellée par cette situation préoccupante et préférant récolter des informations par moi-même, je me suis rendue à la route de Berne 50 vendredi dernier. Accueillie avec bienveillance, les habitants m’ont parlé de leur situation. Inquiets de leur futur et déçus de n’avoir que si peu de solutions, ils m’ont parlé tranquillement de ce qui leur était arrivé et de leurs perspectives, si minces soient-elles.

Merci à Kevin, “habitant du jardin” et Gina, membre du collectif, pour notre entretien.

Pour compléter l’entretien, voici un extrait choisi de leur dernier communiqué:

“Notre revendication actuelle n’est pas l’ouverture de nouvelles structures d’accueil, ni la mise à disposition d’abris PC (nous préférons encore dormir dans la rue plutôt que dans les bunkers). Cette situation no one should sleep outsided’assistance nous maintient dans une condition de dépendance et constitue un frein pour accéder à des conditions de vie dignes. C’est pourquoi nous demandons à la Ville de Lausanne non pas de nous fournir une solution provisoire et infantilisante (telle que l’aide d’urgence), ni de subventionner nos vies, mais de régulariser celle que nous avons trouvée. Un endroit où vivre ensemble, s’organiser pour manger et dormir, trouver un peu de repos et d’intimité. Un espace qui nous permette de rebondir et de nous projeter dans un avenir productif et sain”.

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