Schkling Schklong…

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Le retour du boss, ou ma rencontre du (3ème) type un matin plus que matinal

It’s time. A des milliers de kilomètres d’ici, le peuple américain se rue sur les machines de vote et scande le nom de son candidat favori sur les boulevards, dans une émulation encore jamais vue par le passé. Galvanized America, le pays sort enfin de sa torpeur. Ce qui, il faut bien l’avouer, est loin d’être mon cas. Mercredi matin, le réveil sonne à 3h30. Coup de boule en pleine poire. Ca me rappelle cette scène du Maître de Guerre, dans laquelle Clint Eastwood – drill instructor zélé chez les Marines – déboule dans le dortoir de la bleusaille en formation et balance cash: Fini la branlette, enfilez vos chaussettes!!!
En ces heures matinales, il y a du pain sur la planche. Je ne le sais pas encore, mais Obama va être élu président. Un événement qui ne se loupe pas. Une heure plus tard, après un footing et 350 pompes en guise de warm-up, je suis au rapport à la rédaction, tentant de rattraper des cernes qui me chatouillent les rotules. Yes I can, c’est le cas de le dire…

La meilleure, quand même, c’est sur le chemin qu’elle a lieu. Sous le Pont Bessières, alors même que les rues étaient froides et désertes, au moins autant que le coin le plus mort de la Sierra Nevada, une silhouette familière arrive en sens inverse, un sac plastique dans une main, un sac de sport dans l’autre (!) - tiens, c’est bizarre, il me dit quelque chose… La distance qui nous sépare se réduit, j’aperçois son visage. Sur le nez, des lunettes de soleil (!!) - noooon, c’est pas possible - sur le front, un bandana (!!!) - mais noooon, j’y crois pas… – autour du cou, un pendentif Tour Eiffel (!!!!) - tu rigoles, c’est lui?!! et bam le lampadaireRencontre du troisième type, je tombe nez à nez avec la Légende du 5, Joe la Vanne des Mamy, Vodka Boy, le Philosophe Etylique, celui qui dégaîne un litron de Ballantine’s plus vite que son ombre…. à savoir, le gentil bourré du bus. 
(Lire /mamy-fait-de-la-resistance)

D’un pas leste et svelte, monsieur descendait la rue (à défaut d’une bouteille) comme en plein jour. “Schkling schklong”, il était chargé. Fallait voir le tableau. Surtout, fallait le faire, de le croiser à 4h du mat’. Bonjour bonjour, merci au revoir. Pas moyen d’engager la conversation. Caramba encore raté. Décidemment, ce mercredi 5 novembre n’est pas un jour comme les autres…

Michaël De Pasquale

Michael

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