“Retrouver les morceaux qu’on écoutait en boum à 13 ans”

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[INTERVIEWS + DESSIN ] Les soirées années 90, c’est à la mode ! Jeudi passé au D!, les Hausfrauen ont invité les organisateurs des soirées We Are The 90’s, qui font danser les Parisiens sur les succès de leur adolescence. Avec deux soirées « Pas de pitié pour les nonante » à son actif, le LBB ne pouvait rater l’occasion : il s’est rendu sur place pour interroger tout ce beau monde.

Hausfrauen

LBB : C’est quoi le projet des Hausfrauen ?

Hausfrauen : À la base, on est 4 amies, Julie, Charlotte, Sophie et Chely. On aime faire la fête, et on manquait de fêtes. Donc c’était juste un prétexte pour organiser des évènements, et les choses se sont enchaînées. On a commencé en avril 2009, on a invité un DJ pour faire une boum à Vevey.

LBB : Une boum ?

Hausfrauen : Oui, l’idée c’était de retrouver nos boums d’adolescence. On voulait des roule-pellages, des slows, des quarts d’heure américains, de l’amour, du divertissement ! On ne croyait pas trop que ça allait marcher. Mais les gens se sont pris au jeu ! Ils sont venus déguisés spontanément, dans un esprit de déconne. Pour nous, l’idée c’est de passer un bon moment entre nous, de ne pas se prendre au sérieux et de passer de la musique de merde que tout le monde aime.

Pour la première, on a élu un roi et une reine de la soirée. Le pire, c’est qu’on n’arrive jamais à pécho dans ces soirées, parce qu’on n’ose pas. (rires) C’est un peu frustrant : quand t’as les slows, on est là derrière les platines avec les briquets.

LBB : « Hausfrauen », c’est pour militer pour le maintien de la femme à la maison ?

H. : Une d’entre nous est mère de famille. C’est une manière de montrer qu’on peut avoir des enfants et avoir une vie à côté, continuer à s’éclater ! Pour la première soirée à Vevey, on s’était d’ailleurs déguisées en femmes d’intérieur.

LBB : Vous avez un public qui vous suit ?

H. : Entre Vevey et Lausanne, les gens commencent à connaître. On a un bon réseau Facebook, on utilise cet outil pour faire notre pub et ça marche bien. Lors de la dernière soirée au Romandie, il y avait 800 personnes ; on commence à nous appeler pour des DJ sets, notamment dans des festivals. Ça prend de l’ampleur, on ne s’y attendait pas !

LBB : Si vous deviez choisir une chanson 90’s entre toutes ?

H.: Short Dick Man, des 20 Fingers. C’est notre hymne!

 

We Are The 90’s

LBB : comment est venue l’idée des We Are The 90’s ?

We are the 90’s : À la base, c’était Sylvain et Bertrand, qui bossaient ensemble, ils ont monté leur soirée dans un endroit où il y avait presque plus de gens derrière les platines que dans la salle ! Puis d’autres DJs sont venus se greffer au projet, et progressivement le public a suivi. La taille des salles a augmenté aussi : en septembre on a fait l’Elysée Montmartre, 1500 personnes, et en février la Villette, 4700 personnes !

LBB : Vous vous attendiez à un tel succès ? Le revival 90’s était prévisible, non, puisque que la génération d’avant avait fait son revival 80’s ?

WAT : Honnêtement, on n’y croyait pas. C’était toujours une surprise de voir les salles remplies et les gens s’éclater. En fait, les années 90 ont eu du mal à arriver. Le revival 80 a été très très long. Il a dépassé sa durée réglementaire ! (rires) On a été en retard en France, en Belgique et Pays-Bas ils commençaient vraiment à chauffer le truc et il a fallu vraiment une impulsion et des gens qui savent faire bien ça, en l’occurrence Bertrand et Sylvain, et puis aussi Virginie pour nous décrocher des salles.

Mais c’était inévitable. Les morceaux qui marchent actuellent en radio, c’est blindé de références 90’s. Pitbull fait des samples des Nightcrawlers et des Bucketheads ; Stromae s’est inspiré de « Come Into My Life » pour faire son tube « Alors on danse ». Et puis si tu écoutes le dernier album des Black Eyed Peas ou Lady Gaga, c’est rempli de sonorités 90’s, ce son très particulier, électronique.

LBB : Qu’est-ce qui vous fait plaisir avec cette musique ?

WAT : De pouvoir réécouter les morceaux qu’on écoutait en boum à 13 ans. Et ça marche ! À la We Are, tu vois plein de gars qui chantent les 2Be3 par cœur. Il y a l’ado de 15 ans qui se libère, ou plutôt le méta-ado, car tu te lâches encore plus que quand t’as 15 ans. Parce que t’as plus de choses à oublier à 30 ans. Et puis tu fais moins gaffe, tu t’en fous d’avoir l’air d’un con à 30 ans.

LBB : Voici la dernière vidéo de Pas pitié pour les nonante, organisée par le LBB… peut-on parler d’un effet « macarena » dans les villes d’Europe ?

WAT : Oui, il y a comme ça des morceaux qui fédèrent : on les lance et on sait que ça va marcher. Avec les Spice Girls, c’est la même chose.

LBB : Vos morceaux préférés des 90’s ?

WAT : Larusso – Tu m’oublieras, Sinclair – Ensemble, Rage Against The Machine – Killing In The Name et Scooter – Back In The UK.

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