« Place au tout premier festival Funk&Soul en Suisse romande ! »

Posté dans : Culture | 0
Ce week-end aura lieu du jeudi au dimanche « Holy Groove », un festival alliant concerts, conférences et cours autour de la musique funk et soul, tout cela à Lausanne. Une première en Suisse romande qui semblait bouder ce style !

holygrooveRencontre avec Philippe Rocafort, nom de scène DJ Salmon, membre du Comité Holy Groove :

LBB : Peux-tu nous raconter la genèse de ce festival ?
Philippe Rocafort : Ce festival est né d’une frustration : celle de devoir se déplacer à l’étranger ou en Suisse alémanique pour assister à des concerts d’artistes qui ne sont jamais programmés dans les salles de notre région. Les soirées DJs de ces styles musicaux marchent plutôt bien depuis plusieurs années et ont un public fidèle. C’est alors sous l’impulsion de notre Président, l’électron libre Bertrand Emaresi que plusieurs associations, organisateurs de soirées, DJs, passionnés et autres mélomanes se sont réunis pour mettre en place une structure solide où l’on pourrait accueillir des groupes de qualité. Notre budget est fait de dons et de collaborations, notamment avec l’EJMA (Ecole de Jazz et de Musique Actuelle) qui nous a tout de suite soutenus dans notre projet. Si je devais résumer par une comparaison cinématographique, vu la masse de travail que nous avons accompli, je dirais qu’on a eu l’ambition de faire « Avatar » avec le budget d’ « Ed Wood ». Concernant le nom Holy Groove, c’est une référence au Holy Grail (le Saint-Graal). Le groove est le dénominateur commun des musiques qu’on aime et nous sommes sans cesse à la quête de ce Saint-Groove!

LBB : Pourquoi vous êtes vous focalisés sur ces styles de musique ?
P.R. : Le choix de ces musiques s’est justement fait par le manque de proposition qu’il y avait et par la généreuse offre de musiques que l’on trouve partout en Europe. En somme, nous avons ajusté la demande à l’offre ! Le Funk pur et dur des années 70 a connu une renaissance dans les années 90 notamment grâce à un groupe allemand qui s’appelle « The Poets Of Rhythm », qui par ailleurs font l’objet d’une anthologie qui sort sur Daptone records cette semaine pour leur rendre hommage. Depuis, l’Europe a connu un grand nombre de groupes qui se sont essayés à ce style avec succès, notamment The Sweet Vandals de Madrid et Lefties Soul Connection d’Amsterdam, tous deux programmés au Festival et qui sont sur le devant de la scène depuis un bout de temps. Le groupe qui représente la scène locale s’appelle « The Two », l’un de ces deux musiciens a joué dans un groupe de Funk durant plusieurs années mais c‘est un projet Blues qu’ils viennent présenter dimanche au Watergate.

LBB : Comment voyez-vous le futur, une prochaine édition peut-être ?
P.R. : On espère vraiment pouvoir remettre ça les années à venir sans pour autant s’agrandir. On souhaite rester un festival à taille humaine qui attire aussi bien les enfants que les personnes plus âgées. Notre but est de promouvoir ce style musical mais pas d’en faire un business qui perdrait tout aspect culturel. C’est une musique accessible et festive. L’aspect culturel nous importe énormément, c’est pourquoi, nous proposons des cours avec un musicien et propriétaire de label mais aussi des conférences avec un journaliste et auteur, bref pleins d’évènements qui pourront permettre aux personnes de tous les horizons de se familiariser avec cette musique car nous pensons qu’on apprécie toujours plus la musique quand on sait d’où elle vient et comment elle a évolué !

Répondre