OCUB 97 : Spécial Festival de la Cité

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Dès mardi prochain débute ce que bon nombre de lausannois attendent avec impatience pour bien marquer l'été : le Festival de la Cité. Alors du coup coco, voici un OCUB tout particulier pour t'aider à croiser un blogueur.

……………………………………………………………TOUTE LA SEMAINE – This Variation

Qu’est-ce que This Variation ? Une exposition vivante, une expo sans tableaux, une friche à émotions ? Le programme du Festival de la Cité annonce que l’on n’en sort pas indemne. Tino Sehgal crée cette œuvre en 2012 pour la Documenta de Kassel. L’artiste « installe » des êtres humains dans six pièces. Une seule de ces pièces sera disponible à la Cité, mais la formule reste la même : utiliser l’humain et l’interaction sociale comme unique matériel. Dans l’obscurité, le spectateur part à la rencontre de douze personnes placées dans la pièce et devient le composant d’une œuvre d’art éphémère. Si l’illustration est une zone blanche, c’est que photos et vidéos sont interdites. De l’expérience collective, de cette « œuvre immatérielle » il ne reste que des souvenirs, hors du monde, hors du temps. A tester ! Julie


TOUTE LA SEMAINE – Phare

Quelle est cette lueur à l’horizon ? Et bien non ce n’est pas celle du phare d’Alexandrie, mais bien celle de la prestation de Samuel Pajand et de Victor Roy. Ensemble ils se sont embarqués pour une aventure mêlant à la fois lumières, musiques et action, afin de sonder les mystères de l’espace et du temps. Entendant nous bien, il s’agit là plus de mouvements à proprement parler que d’action et cela n’a rien d’un cinéma, étant donné que chaque prestation est en directe. Comme tout phare, celui-ci va rester en éveille durant tout le festival, permettant à tous de le contempler à souhait. Joué à intervalle irrégulier (heureusement qu’il n’est pas là pour veiller à la sécurité des bateaux, si non bonjour les naufrages), il dure une trentaine de minutes environ est se situe dans la cours du Gymnase. Si votre programme a besoin d’être réglé à la seconde prêt, pas d’inquiétude à avoir, car des heures bien déterminées sont également établies (4-5.07 à 22h, 6-7.07 à 23h, 8.07 à minuit et le 9.07 à 21h). Les deux artistes ont créés Phare de toute pièce, c’est leur première œuvre commune en duo, mais non la première fois qu’ils conjuguent leurs talents. Intriguant ? Cela est sûr, mais beau ou uniquement étrange, seul l’expérience nous le dira ! Plus d’infos ici. Camille


© Julie Collet, 2016

MARDI 4 JUILLET – La Riponne au son rauque des guitares électriques d’Emilie Zoé

Le Festival de la Cité, c’est le moment de l’année où le lausannois va voir des trucs qu’il ne connait pas dans des lieux qui lui sont familiers. Bien sûr, il y a ceux qui ne vont que boire des coups et qui finissent pas faire le spectacle en retapissant les vitrines d’un dernier bus qui tangue beaucoup trop. Pour les moins aventuriers d’entre vous, je propose de faire dans le classique en vous proposant du rock au Great Escape. Niveau médiation culturelle : faible. L’artiste que je vous recommande répond au joli nom d’Emilie Zoé et elle fait du rock. Sur scène, elle est envoutante et efficace. Mardi 4 juillet, il y a fort à parier que la scène du Great Escape soit bondée, mais joignez-vous à la foule d’habitués pour prêter une oreille attentive à ce diamant si brut qu’il semble étouffer dans son écrin/scène. Mardi 4 juillet, 19 heures, the Great Escape. Mathilde

 


MARDI 4 ET MERCREDI 5 JUILLET – Les dansants et dansantes

Radouan Mriziga, César Vayssié, Bouchra Ouizguen, Mithkal Alzghair, Tobias Koch et Thibault Lac, comment ?? ces noms ne vous disent rien ?! Ben à moi non plus. Certes plus habituée au répertoire de ballets classiques du Blochoï ou, plus local, du Béjart Ballet Lausanne, c’est ainsi l’occasion de découvrir la dizaine de performances contemporaines que propose le Festival de la Cité. Les danseurs, de tout horizon (Maroc, Syrie, Brésil, etc. et même Suisse), vont nous faire voyager au travers de danses, tout de même engagées, avec notamment un travail sur la danse traditionnelle syrienne ou encore grâce au brésilien Bruno Beltrão et son Grupo de Rua issu des favelas. Tous deux utilisant le corps pour imager les longs déplacements libres, ou beaucoup moins libres, de chacun en cette période difficile de crise migratoire. Alors où croiser une blogueuse rétro durant le festival ? Fort probablement mardi 4 ou mercredi 5 juillet à 22h30 à la Perchée pour Inoah – Création 2017 par le Grupo de Rua qui repoussera les limites du hip hop, approche qui prend encore plus d’ampleur en extérieur urbain. Et en cas d’incompréhension totale, il y a toujours l’option d’un petit rafraîchissement au stand des vins de la Ville de Lausanne. Sabine


 VENDREDI 07 JUILLET – Le Great ambiance garage avec The Revox

Ah le Festival de la Cité ! Les stands de bières, les rentrées improbables à pas d’heures, les rencontres qu’on te raconte le lendemain et les découvertes multiples. En général, le festival de la Cité est l’occasion de me laisser surprendre par ce que je découvre en me baladant simplement en ville. Mais pour te faire cet OCUB, j’ai du potasser le programme et c’est avoir curiosité que je suis tombé sur The Revox. Du rock garage saupoudré de sixties, que demander de mieux? Un coté typique peut-être ? Alors saches que ce trio nous arrive direct du Valais. J’espère que tout comme moi ça aura titillé ta curiosité. En plus, ça se passe au Great Escape où l’ambiance promet d’être estivale. Si tout cela n’a pas pas pu te donner le goût, je te laisse voir ici et laisser trainer une oreille. Alex


Macron, le pharaon moderne ?

JEUDI 6 JUILLET – Some use for your broken clay pots (théâtre débat politique)

Les récentes élections présidentielles françaises m’ont en convaincu plus que jamais : nos voisins ont un système “démocratique” absolument catastrophique, fortement empreints de reliquats monarchiques. Le Président a bien trop de pouvoir, mais cela sied bien au bon peuple râleur, qui aime encore et toujours faire tomber les têtes de ses rois. C’est si pratique d’avoir un bouc émissaire quand les choses vont mal. Pratique mais stupide, et diviser le pouvoir exécutif par 7 comme en Suisse, avec également une belle décentralisation de nombreux pouvoir au niveaux des cantons et même des communes, m’apparaît oh combien plus avisé. Ne croyons pourtant pas le système suisse parfait, cet adjectif ne s’appliquant à rien d’humain. Non, non, même chez nous tout serait à réformer en profondeur ! Cette idée vous motive ? Alors n’hésitez pas à prendre part à l’événement intitulé : “Some use for your broken clay pots“, le 6 juillet à 19h30, à la Perchée (scène provisoire installée entre le Parlement et le château Saint-Maire). A cette occasion, un artiste présentera une nouveau projet de Constitution pour une démocratie sans élection, après quoi le public sera invité à répondre et débattre. Lucien


SAMEDI 8 JUILLET – How the f**k did they get Ocean Wisdom!!? – Ocean Wisdom (Hip hop british – Flow excessif – Grime désaxé)

Le Festival de la Cité propose de se larder le cœur et saturer l’âme de bon hip hop british. Ocean Wisdom, qui selon l’internet et sa maman, est son véritable nom, a noyé la scène underground hip hop britannique avec son flow oblong et interminable qui vire sur le grime. Ce garçon est une sorte de génie : rappeur prématuré, il a avoué avoir marmonné ses premiers raps à l’école sur des airs d’Harry Potter… fait adorable et démarche visionnaire. Il s’est fait connaître avec cette claque sonore Walkin’. Morceau  hyper catchy dont on peut vanter les statistiques mathématiques : 932 mots en 3’47 min ou 4,45 mots par seconde ! On sait pas vraiment quand il respire ce garçon, une sorte de Walking Dead mignon et loquace, victime de sa logorrhée. Le mec débite plus vite que Marshall, et est beaucoup moins plouc que Lil’, Soulja et Nicky. Amateurs de hip hop underground, et amateurs de Kendrick et Kanye, et même si on comprend pas toujours ce qu’il dit, invitation lancée pour le concert d’Ocean Wisdom le samedi 8 juillet au Festival de la Cité. Infos–  Samedi 8 juillet, Le Grand Canyon, 00:00 – 01:00. Mortie

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