Montreux Jazzz

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Ca y est. Une année s'est écoulée et c’est reparti pour un tour ! Ce vendredi 3 juillet 2009 a commencé la 43ème édition du Montreux Jazz festival. Le Lausanne Bondy Blog y était.

Les odeurs de nourriture thaïlandaise, les soirées au Jazz Café, au MDH, la vue sur le lac, une programmation toujours étonnante, un festival off et un festival plus que payant… C’est le Montreux Jazz. Cette année, il débute ses deux semaines intensives par une soirée de concerts latino. Costume blanc-crème et grand chapeau assorti, c’est looké en mafieux des années 1920 que Claude Nobs débarque sur scène pour présenter les groupes qui ouvriront le bal. Mauvais goût ? Bref, un duo de percussionnistes suivi de Cubanismo (petit chanteur tout vieux avec une canne et un béret oblige), New York Salsa All Stars (trois noms accompagnés d’une dizaine de musiciens qui tabassent) et Oscar D’Leon, sorte de maître incontesté de la Salsa attirant une horde de fans. Le tout a commencé à 20h et s’est terminé à … passé 3h du matin.

Un public mélangé entre Sud-américains aux pas de danse survoltés et Européens balançant les bras de gauche à droite. Tous sourire aux lèvres. Forcément, lorsqu’il y a plus de dix musiciens sur scène, ça fait déjà plaisir ! S’ils sont bons et que le rythme est endiablé (en utilisant cette expression j’ai l’impression d’avoir 100 ans… alors je change le ton en disant ), ça bounce !  C’était particulièrement le cas des New York Salsa All Stars, un concert en grande partie assuré par les musiciens du groupe de Salsa Mercado Negro. Ce sont des musiciens Cubains, Péruviens, Colombiens et Vénézuéliens. Ils ont accompagnés les plus grands dans le domaine, de Alfredo de la Fe à Celia Cruz, et ne sont pourtant pas si connus dans le pays où le groupe est né, la Suisse !! Si la fameuse Salsa du démon qui traine quelque part dans votre discothèque ne satisfait pas vos envies de musique latine, ruez-vous sur leurs albums !

Revenons-en à la soirée. Entre deux concerts, une pause d’une demi heure. Le temps de faire un petit tour au festival off, flâner autour des scènes ouvertes. Pas besoin d’aller bien loin. Au parc Vernex, juste en-dessous de la salle Stravinsky, un chanteur à la voix incroyable et au style improbable (forcément anglais) entouré de musiciens qui donnent trop la motiv’. Effectivement, c’est un groupe de Funk anglo-espagnol, Funk on you. Belle découverte ! La nuit se terminera sur le même ton au Jazz Café, avec des DJ’s funky.

Salsa et Funk pour ce soir, Jazz, Blues, Soul, Hip Hop et plus encore les autres soirs.  Une programmation originale et diversifiée ? Oui, mais tout aussi changeante… Il faut malgré tout préciser qu’avant même que le festival n’ait commencé, bon nombre d’artistes annoncés ont été remplacés. Et ce bien sûr, une fois que les billets ont été vendus… Se faire rembourser ? Certes, mais seulement si la soirée est annulée dans sa totalité. Je m’explique : si un seul artiste se désiste et qu’il est remplacé, pas moyen de revoir son argent.

Par  exemple, ce samedi 4 juillet, le public apprend que Mos Def ne viendra pas au concert prévu le soir même. Tant pis pour ceux qui avaient acheté leur billet principalement pour ce monstre du Hip Hop underground. Et c’était le cas d’une grande majorité, à moins qu’ils ne soient tous venus pour MXX Allstar from Renens qui se produit le même soir… Represent ! Le billet n’est pas remboursé car Mos Def se fait remplacer par Talib Kweli. Au moins ça reste dans la même veine. C’est plus facile à avaler que Lauryn Hill qui se fait remplacer par Wyclef Jean lors de la soirée du 11 juillet en hommage à Nina Simone…

Hé oui, Montreux Jazz c’est aussi une histoire d’argent, des têtes d’affiche qui changent de tête, des places aux prix exorbitants, vendues en masse à des entreprises comme “cadeau de fin d’année” pour des employés qui n’ont pas forcément un grand intérêt pour la musique. Tant qu’ils paient, c’est pas bien grave. C’est Prince à 400 francs la place assise, mais d’un autre côté ce sont des artistes comme Alice Russell gratuitement au Jazz Café (le 15 juillet). Du coup, on cherche un juste milieu et on y retourne d’année en année…

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Cristina

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