Marche et goûte !

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Un peu de soleil, des ruelles et des dégustations. Lausanne Ville du Goût 2012 a récemment lancé ses balades gourmandes, guidées par Maître Corajoud. Mais oui, souvenez-vous, l’ennemi du raccourci, l’amoureux de la flânerie. Bref, je me suis rendue à la première d’entre elles, ayant pour thème… la levure.

Défroissez vos visages, il ne s’agit pas d’agiter le sachet de cette poudre étrange que maman mettait dans la pâte à gâteau, mais bien de s’immerger dans l’univers hautement plus sexy du pain et de la bière. Au programme, artisans et passionnés nous attendent aux quatre coins de la ville, le panier généreusement garni. Pour y goûter, le rendez-vous est donné un jeudi à 16h30, non loin de l’arrêt de bus Druey Collège. Sur place, c’est accompagnée d’une majorité de chevelures poivre et sel que je me lance dans l’aventure que voici.

Première destination : Le Pi Bar. Aussi petit que sa carte des bières est immense ! Plus de 140 breuvages au houblon, une proposition semblerait-il inégalée en Suisse romande. C’est donc tout naturellement qu’à peine arrivés, le propriétaire nous tend trois verres chacun, laissant présager une fin de balade des plus joyeuses. « C’est pour pouvoir bien comparer ! » lance-t-il, tout en prenant le soin de détailler chaque provenance, et chaque histoire. On aurait facilement pu l’écouter des heures, mais il ne fallait pas faire attendre madame Grin. Et devinez quoi ! Son truc à elle, c’est le pain.

Deuxième destination : La Boulangerie du Valentin. À deux pas du Pi Bar, se dresse le commerce de madame Grin. Après son mari, c’est désormais son fils qui assure les recettes de famille. Du pain, du vrai, de celui qui prend parfois dix jours à être fait, et qui mérite une attention particulière. « Si mon fils arrive en retard un matin, la pâte n’aura plus du tout le même goût » explique-t-elle tout sourire. Puis notre hôtesse tend ses bras en direction du buffet, n’ayant pas hésité à sortir la charcuterie pour sublimer le goût de ses produits. Notre prochain point de chute semble quant à lui plus lointain, l’occasion pour notre guide de nous faire découvrir quelques chemins…

Troisième destination : La Brasserie du Château. Nombreux la connaissent pour ses pizzas de fin de soirées. Eh bien sachez que ce mets savoureux n’a fait son entrée que pour accompagner la bière des lieux. C’est donc au milieu des cuves que nous accueillent les tenanciers. Ici, c’est à l’anglaise qu’on la consomme. Il y a 10 ans, c’était une sacrée prise de risque. La diversité étant bien moins grande, cette boisson ni trop chaude, ni trop froide, ni trop gazeuse, suscitait la curiosité. Un pari réussi pour ces Lausannois puisque aujourd’hui, les habitués se bousculent au portillon. Enrichis de quelques secrets de fabrication, nous continuons de dévaler Lausanne, direction sous-gare.

Quatrième destination : La Panetière. Alors que nous étions du côté du Barbare, deux ou trois ruelles et quelques escaliers plus tard, nous voilà sur la rue centrale. Touriste dans ma propre ville, je découvre avec joie le parcours inattendu de Pierre Corajoud. Plus que quelques pas et nous voilà dans une boulangerie, face au café de Grancy. Fin de journée, les étalages sont vides. On ne s’étonne plus lorsqu’on découvre, en coulisses, le goût des flûtes, du pain complet et surtout, du gâteau de Goumois. À s’en relever la nuit, croyez-moi ! Le pâtissier nous raconte humblement qu’ils ne sont plus que six ou sept établissements comme celui-ci, à préparer leurs gourmandises à même la boulangerie. Puis, la course d’école continue.

Cinquième destination : Le Bar Tabac. Un des fondateurs des bières Docteur Gab’s nous attend la bouteille à la main. Florian nous avait parlé du « goût profond et marqué » de l’une d’entre elles – la Crockus – dans un précédent post. Pour la petite histoire, un kit pour faire sa propre bière reçu à l’adolescence a fait naître une passion chez trois amis qui ont finalement décidé d’en faire leur métier. Ces bières lausannoises sont à présent brassées à Epalinges, et notamment distribuées au Bar Tabac. Particularité, vous les trouverez également au marché ! C’est donc sur ces dernières gorgées, à la fois tendres et corsées, que la balade s’est terminée. Charmés et repus, la prédiction faite au Pi Bar s’était réalisée.

 

Vous ai-je précisé que tout était gratuit ? What else ?

Voilà de quoi se renseigner sur les prochaines promenades urbano-gustatives : Lausanne Ville du Goût 2012

Crédit photos: @transistor

4 Responses

  1. Fleks
    | Répondre

    De bonnes idées ce Corajoud. Ca donne envie de découvrir une des balades à l’occasion

  2. mum48
    | Répondre

    A mon prochain passage à Lausanne,
    il me plairait beaucoup que mon guide personnel (il se reconnaîtra) m’accompagne dans cette balade enrichissante !
    Continuez, SVP, à nous donner envie, merci!

  3. shalf
    | Répondre

    Un excellente balade en effet !
    Et oui, M. Corajoud est un excellent guide, si ce n’est LE guide, il ne cède rien à la légende 🙂

    Au plaisir de se recroiser, Cristina !

  4. Oxana
    | Répondre

    Lausanne….c’est tres jolie…

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