L’Escalier se remet en marche !

Il a accueilli l’ivresse de notre jeunesse. Il ouvre à nouveau ce jeudi 10 septembre à 17h : L’Escalier. Rencontre avec Julien Beaud, gérant, et découverte du concept 2015 du bar.
La façade du bar, avec des sacs de malte qui bouchent les fenêtres en attendant l’ouverture : cela parle aux connaisseurs et interloquent les passants ; c’est un clin d’œil et cela annonce le style du bar. – © Julie Collet
La façade du bar, avec des sacs de malte qui bouchent les fenêtres en attendant l’ouverture : cela parle aux connaisseurs et interloquent les passants ; c’est un clin d’œil et cela annonce le style du bar. – © Julie Collet

Longtemps, j’ai cru qu’il avait fermé et que l’endroit était vide. Puis, un après-midi, je reçois une notification Facebook m’invitant à aimer la page de L’Escalier. Je comprends alors que l’établissement s’apprête à rouvrir et cela m’intrigue. Neuf ans plus tard, j’ai donc, à nouveau, poussé la porte noire et discrète de ce bar pour rencontrer Julien Beaud, gérant, et redécouvrir le lieu.

En pleine préparation pour l’ouverture, ce dernier me parle du bar tout en s’activant de gauche à droite. Nous sommes lundi et il y a encore beaucoup à faire afin que tout soit prêt jeudi à 17h. À 29 ans, Julien fait partie de ces gens qui ne tiennent jamais en place, animé par la volonté et le désir de « bien faire les choses ». Chef bar durant deux ans de l’espace de rencontre universitaire Zelig, cet ancien étudiant en Géosciences et environnement confie s’être dirigé plus vite que prévu dans la bière suite à un échec académique en janvier. « À la base, je voulais ouvrir un bar par moi-même, puis Amstein, avec qui Zelig collabore beaucoup, m’a mis en contact avec Sébastien Reymond à qui appartient ce lieu ainsi que le restaurant, la Dolce Vita, situé au-dessus. Nous nous sommes bien plu ! » Il enchaîne avec l’historique du lieu : « Il y a de cela quinze ans, l’établissement se nommait déjà L’Escalier, puis durant ces cinq dernières années, le bar s’est transformé en lounge sous le patronyme de Soho Bar. Passé de mode, il était temps de revoir le concept. » Pour ce faire, Julien Beaud s’est donc entouré d’une petite équipe : Amanda Martin, ancienne de Zelig elle aussi, désormais chef bar vin et alcool ; Adrien Favre, vice-président à Satellite, chef bar bière et Gregory Frederick, étudiant en HEC à l’Unil et employé multitâche.

Des bières locales et artisanales

« L’idée c’est de faire revivre l’endroit qui avant était un bar à bières », explique Julien. Un choix qu’il justifie : « Cela manque à Lausanne, et c’est une période où les gens s’intéressent à la bière artisanale de bonne qualité. » En effet, nous ne pouvons citer, sous l’étiquette « bar à bières lausannois », que le PiBar qui fait de la niche et la Bossette qui a une orientation bière, mais qui reste un bar de quartier. Il poursuit : « Ici, nous avons réalisé une sélection cohérente de soixante bières en bouteilles et de neuf à la pression afin d’éviter que nos clients ne se perdent dans un trop grand nombre de choix. Je collabore, main dans la main, avec neuf brasseries de la région. J’y ai travaillé, ou j’y travaille actuellement puisque je suis gérant de L’Escalier à 40 %. » Parmi ces brasseries, les plus proches et les plus importantes sont : La Nébuleuse, Docteur Gab’s, les Trois Dames et BFM. De plus, ces quatre brasseries ont fait un geste pour aider à l’achat des robinets ! Julien ajoute : « Nous avons une volonté de rester dans l’Europe, car il y a de très bonnes bières ici. Nous faisons également de la traçabilité dans la mesure du possible, afin d’éviter de réimporter des bières européennes centralisées aux USA, car cela n’a pas de sens. » À L’Escalier, l’exigence de la qualité des produits se double de la volonté de les offrir à « un prix abordable : équivalent voire plus bas que le reste », précise Julien. Et pour les irréductibles non amateurs de boissons houblonnées, outre les minérales, il y a également un poil de vin et le minimum syndical en long drinks.

Ce soir, rendez-vous ici ! – © Julie Collet
Ce soir, rendez-vous ici ! – © Julie Collet

Viens, on va être bien ! 

Difficile de dire quel public va fréquenter L’Escalier alors que l’établissement est sur le point d’ouvrir. « Nous visons large, les 20 à 40 ans, mais nous sommes ouverts à tous évidemment. Il y aura sûrement des anciens nostalgiques de L’Escalier et des nouveaux clients. Des gens intéressés par la bière ! » Voilà comment Julien Beaud le voit. C’est, en tout cas, dans une ambiance chaleureuse, et une décoration dans un esprit « récupération » que les clients seront accueillis. « Nous avons tout redécoré pour moins de 3’000.–, matériel compris », annonce le gérant. En tout temps, il y a deux baby-foot (un P4P et un Garlando) et des fléchettes pour passer un moment ludique. Par la suite, tous les 1er dimanches du mois, le bar devrait ouvrir pour réunir les friands et les curieux autour de jeux de plateaux et jeux de rôle papier.

Afin de découvrir ou redécouvrir L’Escalier, que Julien définit comme « un bar à bières à la cool, avec une ambiance éclectique, mais qui n’est pas recherchée à tout prix », rendez-vous ce soir aux Escaliers du Grand-Pont 1 à 17h pour une première partie posée et sans alcool ; à 18h pour déguster une petite mousse bien fraîche ; à 21h30 pour le concert de FLY in the EYE ; vers 23h pour Fifon et ses sons rock old school.

Et si vous ne pouvez pas être présent ce soir, le bar est, désormais, ouvert selon les horaires suivants : jeudi et vendredi de 18h à minuit et le samedi jusqu’à 1h.

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