Les Chroniques de Page enfin dans les pages

Petit précis de lausannéité à l’usage des curieux, des empiristes et des ornitophiles. Qu’est-ce que ça veut dire, qu’est-ce que c’est et surtout pourquoi ? Un livre, des pages, de l’encre et Lausanne. Le Lausanne Bondy Blog enquête.

Pour ceux qui nous liraient depuis peu, sachez qu’avant les Chroniques de Lausanne, existaient les Chroniques oniriques de Page. Au nombre de cinquante, elles donnaient au Lausanne Bondy Blog une respiration bien méritée, au milieu de la politique, du social et de la culture. Tous les mercredis durant un an (du 4 décembre 2009 au 23 décembre 2010), elles ponctuaient nos errances spirituelles et laissaient place à la rêverie. Poésie, lyrisme, empirisme et bien sûr ponctuation, chacune d’entre elles nous emmenait dans l’esprit aux multiples facettes du mystérieux, de la mystérieuse Page. Personnage curieux et sensible, Page nous racontait ses histoires de pigeons, de verbe, d’amitié et d’amour. Mais, il était aussi et surtout le témoin tranquille et privilégié d’une ville qui, même s’il lui arrive de dormir, nous surprend toujours et rythme encore nos vies. Et même si Les Chroniques oniriques de Page ne sont plus, elles existent toujours dans le cœur de leurs lecteurs /trices.

Mais loin d’être suffisant pour ces ambitieuses Chroniques, les éditions Paulette leur rendent aujourd’hui hommage en publiant un recueil des meilleures d’entre-elles, auréolé d’un titre pour le moins original, mais aguicheur : Petit précis de lausannéité à l’usage des curieux, des empiristes et des ornitophiles. Disponible dans toutes les bonnes librairies romandes dès le 15 janvier prochain, ce livre aux pages sensuellement grammées et à la couverture au relief intrépide, nous refait découvrir le plaisir depuis peu perdu de toucher le mot, de sentir la prose et de passer ses doigts dans la chevelure soyeuse de la phrase.

Ce truc là, qu’on oublie toujours quand on en a…, Rendre doux, Sexe, As above, so below, Variations sur un premier baiser, Abeilles, etc. Morceaux choisis du sommaire, ces intitulés nous donnent une idée de la curiosité et de l’étendue des thèmes abordés et l’assurance qu’à chaque chronique entamée, une nouvelle dimension sentimentale et aventureuse s’ouvre à nous. Et puis, il y a bien sûr les pigeons. Acteurs silencieux et complices d’une tragédie qui n’aura pas lieu, ils habitent les chapitres de ce volume avec une désinvolture agaçante et splendide, sous le trait de l’artiste lausannoise Jenay Loetscher.

Questionné il y a une semaine par la RSR, Arnaud Thévenet, alter ego de Page, expliquait avec justesse l’essence de ces Chroniques, l’idée motrice cachée entre chaque ligne. « Dans la vie il y a des gens qui se croisent, il y a des gens qui s’engueulent, il y a de gens aussi qui s’aiment fort et qui se donnent un coup de main de temps en temps. On vit tous ensemble et on y arrive quand même, malgré tout, malgré ce qu’on peut entendre au journal. »

La voici donc, cette petite surprise du début d’année : 130 pages de Page.

Et pour ceux qui espéreraient croiser Page quelque part, il y a de fortes chances qu’il soit présent début février à la Fnac de Lausanne. Surveillez les commentaires de cet article ou notre page Facebook dans les jours à venir pour plus d’informations !

 

Petit précis de lausannéité à l’usage des curieux, des empiristes et des ornitophiles, Arnaud Thévenet, Editions Paulette, Lausanne, 2011

Une réponse

  1. Carina
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    Je suis fière de mon tout petit.
    Longue vie aux pigeons!
    Et bravo Arnaud. 😉

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