Le Festival cinémas d’Afrique, 12ème !

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Depuis plus de 10 ans, le Festival cinémas d’Afrique s’installe à Montbenon au mois d’août. Le festival propose des films de divers pays africains, des expositions de photos ou encore depuis quelques années des moments musicaux. Petit décryptage du programme.
Extrait de « Mail Blues ».

Je vais au Festival cinémas d’Afrique depuis qu’il a débuté en 2006. Au fil des ans, j’ai découvert des documentaires, des films et des groupes musicaux uniques. L’année passée, j’ai vu un très beau documentaire « Mali Blues » qui suivait plusieurs musiciens avec leurs univers. A travers ce film, on découvre des situations politiques, des moments qui racontent certains morceaux de l’histoire d’un pays. Une autre année, j’avais découvert l’univers des sapeurs notamment à Kinshasa.

Extrait de « The First Lady ».

L’année passée, il y avait des films de Nollywood, venant du Nigeria donc. Le Nigeria étant l’un des plus gros producteurs de films au monde. J’ai vu une comédie « The First Lady » mais qui racontait le quotidien difficile de prostituées.

 

Cette année encore, le festival propose une kyrielle de films du 17 au 20 août dans le cadre du théâtre de verdure et de la cinémathèque de Montbenon. Je vous propose, en toute subjectivité, une sélection des films et documentaires que je souhaite visionner pour cette édition.


Extrait de « A Place for myself ».

Des courts métrages

Il y a des courts métrages, proposés en séance commune. On visionne donc plusieurs courts métrages à la suite. J’iraivoir notamment « Lodgers » un court métrage d’une vingtaine de minutes et qui relate l’histoire d’un couple de Nigérians qualifiés qui tentent de s’installer en Angleterre. J’aimerais aussi beaucoup voir le film « A Place for myself » qui parle de la condition difficile des enfants albinos au Rwanda.


Extrait de « Comboio de Sal e Açucar ».

Des films

Le Festival propose une multitude de films, dont un le jeudi, le vendredi et le samedi soir gratuitement. Cette année, je penche pour plusieurs films. Evidemment, je vais voir le film d’ouverture « Wallay » qui relate l’histoire d’un jeune adolescent « envoyé » au pays suite à des comportements difficiles en France où il habite avec son père. J’attends aussi la projection de « Comboio de Sal e Açucar », film qui raconte l’histoire d’un trajet en train pendant la guerre civile au Mozambique où les civiles tentent de continuer leur vie.


Extrait de « Action Comandante ».

Des documentaires

Concernant les documentaires, je m’intéresse à aller voir « Bounty » de Kagamé. Présent à la projection, le réalisateur propose de se pencher sur l’émergence d’une génération de personnes « noires et suisses ». Il suit le quotidien de cinq personnes aux profils très différents afin d’explorer ces nouvelles cultures.

Un autre documentaire « Action Comandante », qui fait partie de la sélection de Visions du Réel, m’intéresse. Il parle d’un jeune activiste, Ashley Kriel, et figure de la lutte anti-apartheid qui fut tué par la police à l’âge de 20 ans. Le film nous rappelle et nous expose la réalité Sud- Africaine. Un pays magnifique et complexe à la fois.


Des projections en partenariat

Le festival propose à des ONG et autres associations d’organiser certaines projections. Il y a, entre autre, une carte blanche au festival de film nyonnais Vision du Réel qui soutient pas moins de 8 films.

Vendredi à 14h30, il y a la projection avec l’ONG IMBEWU en présence de la productrice du documentaire « Who am I ? ». Ce film tente de décrypter les réactions de jeunes enfants face aux préjugés liés à l’ethnie ou aux discriminations.

Extrait de « La colère dans le vent ».

Le vendredi à 18h, le Bureau lausannois pour les immigrés propose le film « Medan vi Lever » de Dani Kouyaté qui présente l’histoire d’une femme qui a vécu longtemps en Suède et qui décide de rentrer en Gambie avec son fils métisse.

Samedi à 14h30, la projection SWISSAID propose le documentaire d’Amina Weira du Niger. Le documentaire « La colère dans le vent » dénonce l’activité d’extraction d’uranium car la population n’est pas informée sur le risque de contamination.

Samedi 18h, il y a la séance AMNESTY INTERNATIONAL, qui propose « les Sauteurs ». Ce documentaire expose une situation complexe à la frontière marocaine où il existe une enclave espagnole qui représente un espoir pour des milliers de migrants. De plus, cette projection se fera en présence d’Emmanuel Mbolela, réfugié de RDC.

Enfin, je me laisserai guider par la curiosité et les conseils pour ce week-end qui s’annonce intense, encore une fois.

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