La vie lausannoise en voiture

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Alléluia! Liberté! Plus besoin d'attendre 20 minutes le bus! Plus de nausée à la sortie du bus! J'ai mon permis. Alors maintenant que mes jambes peuvent se reposer (oui Lausanne, c'est pentu!), je ne me déplace qu'en voiture. Enfin presque... Et oui, suite à mes découvertes de conductrice lausannoise, j'ai reconsidéré l'idée.

Tout d’abord, mon agacement le plus récurrent provient des parkings. Je ne suis pas proche de mes sous, mais 2,50.- à 3,00.- de l’heure ça fait cher l’apéro ! Alors, certes il y a toujours les places bleues, mais vu où elles sont situées, tu perds plus de temps à atteindre le Flon que si tu avais pris le bus depuis chez toi. En plus, le temps est limité à une heure, du coup pour le ciné, c’est soit tu vois le film en deux fois, soit tu viens la nuit. Et la nuit, trouver une place n’est pas une mince affaire. On peut choisir l’option du parking couvert, mais il faut faire attention à pas rentrer après les douze coups de minuit au risque de trouver sa voiture en citrouille.

 

Un autre point à soulever, c’est le sens interdit. Etant une « ex-piétonne » (après les problèmes avec les parkings, j’ai un peu lâché l’affaire d’aller en ville avec la voiture, en plus ça me fait de belles cuisses), je connais les trajets pour aller du point A au point B, mais à pied… Et à pied, tu passes par les escaliers du marché avant de bifurquer à droite sur la rue à sens unique. Mais en voiture, l’escalier c’est un peu risqué… Du coup, il faut réorganiser toute ton organisation mentale de la ville, et après t’être trompée trois fois de route, être tombée deux fois sur des sens uniques et une fois dans une impasse, tu galères à trouver une place de parc et tu arrives avec trente minutes de retard. Et encore, si tu n’es pas dans les heures de pointe, où tu te déplaces à une vitesse maximale de 20km/h avant de t’arrêter à TOUS les feux de ton itinéraire, ou que devant toi, la jeune et jolie demoiselle en cabriolet a peur de décoiffer sa coupe parfaitement ficelée par la laque liquide.

 

En parlant d’embouteillages, une vue panoramique de la sortie d’autoroute Lausanne-Centre ou Maladière devrait dissuader tous conducteurs. Soit dit en passant, j’ai compris pourquoi mes parents devenaient fous dès le matin. Oui, oui, quand tu attends que la voiture de devant s’engage dans le giratoire car il n’y a personne mais que son conducteur, bien que ce soit majoritairement des femmes (les hommes n’ont aucune conscience du danger, c’est bien connu) tremblote rien qu’à l’idée qu’il y ait une autre voiture dans le giratoire, à noter qu’il y a deux voies et cinq sorties, mais « on sait jamais ».

 

Sans parler de l’autoroute direction Genève où ils ont mis trois voies à Morges « pour désengorger le trafic » mais que personne ne veut aller sur la troisième voie, à croire que cette piste est maudite. Mais c’est mieux d’entraver la circulation parce qu’on veut pas qu’on nous dépasse. Et en plus, Monsieur ou Madame je-roule-à-70km/h-sur-la-voie-de-gauche, devient insolent quand tu lui proposes par un doux geste d’appel de phare de se décaler sur la voie de droite afin que tu puisses avancer.

 

Finalement, et surtout après deux crises d’hystérie couplées à un dédoublement de la personnalité (je me parle à moi-même pour critiquer les autres automobilistes, au moins moi et mon autre moi, on est toujours d’accord), j’ai laissé la voiture à la maison et repris ce shaker que l’on appelle communément « bus ».

 

3 Responses

  1. Luisa
    | Répondre

    Le mieux c’est encore le vélo 🙂

  2. mum48
    | Répondre

    Hihihi…

  3. Maman
    | Répondre

    C’est exactement ça les plaisirs de la divine voiture ! Bienvenue chérie !

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