La Gale présente “Salem City Rockers” : l’authenticité en live

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Trois ans après le premier album, La Gale sort son nouvel opus, le vernissage s'est passé au Romandie vendredi dernier. Le LBB y était et vous propose une rétrospective en images. [VIDEO]

Cover1Après un premier album qui s’intitulait simplement “La Gale”, Karine Guignard revient avec un second:  “Salem City Rockers”. Salem qui fait référence évidemment à la chasse aux “sorcières” pratiquée jusque dans les années 1700 en Suisse romande et qui existe toujours sous diverses formes, selon elle.

Vendredi dernier, la vente des billets affichait sold out en prélocation, ce qui présageait a priori une bonne soirée.

Devant le Romandie, une file d’attente qui n’en finit plus, des déçus aux barrières qui n’ont pas prévu le coup du “concert complet” et le plein de potes qui sont là pour les soutenir. La foule est assez hétéroclite regroupant des punks, des amateurs de hip-hop, des fidèles et des curieux.

La Gale décide de vernir ce nouvel opus entourée d’une flopée d’invités tels que Al’Tarba, I.N.C.H Beats avec qui elle a travaillé pour les sons de cet album ou encore Vìrus et Obaké. Sur scène, Abstral et Rynox l’ont accompagnée pendant le concert pendant que DJ Chikano et Eagle étaient derrière leurs platines. Karine le dit, elle aime travailler en collectif et cela se voit.

La Gale arrive sur scène aveRomandiec ses acolytes, le ton est donné et il sonne comme sur le premier album. Les paroles sont énervées, vives, pertinentes, parfois dérangeantes. Les morceaux s’enchaînent, les rythmes sont variés, les beats sont lourds et les mélodies entêtantes. La Gale donne la place à ses invités et leur offre même la possibilité de jouer leurs propres tracks, ce qui a donné lieu à un concert de près de deux heures.

Au fil du concert, je constate que La Gale fait toujours un rap “politisé” où elle reste vraie et ne s’invente pas une vie comme certains rappeurs bling bling. Sans concession, ses paroles sont toujours aussi acérées et son flow encore plus hargneux. Elle parle de thèmes qui la touchent, la révoltent, l’interpellent ou la concernent comme dans son nouveau morceau aux teintes orientales Petrodollars (avec Paloma Pradal) qui tombe dans une actualité brûlante.

“Salem City Rockers” a des accents plus rock mais il reste vindicatif, sombre et porte même parfois des accents festifs. Reste qu’elle est la preuve que le “rap suisse” a encore de belles perspectives devant lui. En guise de témoignage incontestable, je vous propose une petite rétrospective de la soirée en vidéo.

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