Il était une fois une friche urbaine…

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A Lausanne, comme dans toutes les villes du monde, il y a de ces lieux peu communs devant lesquels on passe tous les jours sans trop se douter de ce qu’ils renferment. Vieux hangars, usines désaffectées, terrains vagues ou maison à l’abandon peuvent de loin susciter une douce indifférence. Pourtant…

Pourtant, il y a de ceux pour qui ces friches urbaines ont de quoi constituer un vrai terrain de jeu. Les squatteurs bien sûr, mais aussi les graffeurs, les photographes, les curieux de toutes espèces. On vient souvent y chercher une atmosphère inimitable, faite d’atemporalité, de mystère, de solitude, de beauté sauvage. On y trouve un environnement qui distille en vous la contemplation, la mélancolie, la sérénité, et parfois l’inspiration.

Certes, il faut peut-être avoir un grain pour trouver un quelconque charme à ces bâtisses en ruine, rongées par la rouille, l’humidité, la crasse. Il faut aussi sûrement être un peu tête brûlée pour vouloir se promener au beau milieu de planchers moisis qui peuvent céder à tout moment, de clous rouillés qui dépassent de partout, de poutres en phase terminale, prêtes à faire le grand saut. Mais voilà, certains instincts ne s’expliquent pas, et on finit par voir quelque chose de sublime à travers ces débris.

Au beau milieu de la jungle urbaine qu’est une ville, on en arrive alors à chasser du regard le moindre lieu susceptible de renfermer ces trésors pouilleux. En passant par une ruelle sur le retour du boulot, on repère par hasard un coin de vieux hangar qui vous fait du pied. On aperçoit un carreau brisé, qui prend des airs de tapis rouge, et de la mousse verte sur les briques qui, déjà, vous laisse entendre que la nature reprend ses droits dans le secteur. Pas besoin de plus pour titiller l’explorateur.

On revient alors au moment propice, avec l’équipement adéquat, du temps à disposition. On veille à ne pas trop attirer l’attention en entrant… puis, boum, c’est un voyage qui commence.

Je vous propose ci-dessous une modeste visite photographique dans l’une de ces friches urbaines lausannoises.

Avant cela, il paraît très important de préciser les points suivants, afin de ne pas inciter en quoi que ce soit à la prise de risques inconsidérés:

  • Le lieu en question est une propriété privée, dont l’accès est donc interdit. La police peut y interpeller quiconque décide de s’y aventurer.
  • Certaines de ces friches sont très, très mal fréquentées. Aller s’y promener, c’est parfois se jeter dans la gueule du loup. Méchant, le loup, méchant.
  • Il va sans dire qu’une construction à l’abandon présente en elle-même toutes sortes de dangers, dont personne n’assume la responsabilité: toit décrépit, matériau toxique, etc. La Suva ne passera pas par là.

Bref, avis aux néophites: «don’t try it at home».

 

5 Responses

  1. Avatar
    La Datcha
    | Répondre

    Bel article, merci.
    L’association Histoires Urbaines s’est donné comme mission de valoriser ces lieux. Un exemple : vous pourrez venir sans autre (et sans risques inconsidérés) à la Datcha, joli voyage urbain en perspective.
    A bientôt !

  2. Avatar
    Caro
    | Répondre

    ça fait un moment que j’aimerais y aller mais que je n’ose pas! 😉

  3. Avatar
    Alexis
    | Répondre

    Merci pour vos commentaires!
    Je salue l’initiative de mettre en valeur ces friches, il y a beaucoup de belles choses à découvrir!
    @Caro: si tu as reconnu le lieu en question, je te recommande humblement de ne pas y aller, la faune locale est vraiment peu recommandable…

  4. Avatar
    Passenger
    | Répondre

    Magnifique. Quelqu’un sait où est cette friche?

  5. Avatar
    Caro
    | Répondre

    @ Alexis: J’ai bossé plusieurs années avec ladite faune… en principe si tu ne vas pas les emmerder, eux non plus… mais suis pas sure d’être super motivée pour autant 😉

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