Il est minuit… si on chantait? Cabaret musical original

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Le Pavillon des singes s'intéresse pour son troisième opus au monde des cabarets parisiens entre 1947 et 1968, en nous faisant découvrir ou remémorer les chansons de cette époque. Un spectacle de cabaret-théâtre original au théâtre 2.21.

Compagnie Pavillon des SingesJ’ai eu le plaisir de discuter avec Claudine Berthet, l’une des comédiennes de la compagnie du Pavillon des Singes rejointe sur scène par Frank Arnaudon et Frank Michaux ainsi que par Sylviane Huguenin-Galeazzi au piano.

Nous sommes une équipe où deux générations se retrouvent. C’est très intéressant ce mélange quand on aborde, comme dans ce spectacle, qui s’étend de 1947 à 1968, des périodes que deux d’entre nous ont connues (fin des années 60) alors que les autres n’étaient pas nés en 1968! Ce sont deux regards sur une époque. Cela apporte énormément de choses tant dans nos échanges que pour la création.

Le premier spectacle de la Compagnie le Pavillon des Singes évoquait les chansons de la IIIe République, (1870-1949) le deuxième couvrait les années de la guerre (1939-1945) et celui-ci concerne la période d’après-guerre (1947 et 1968.) L’idée du titre et de l’ambiance de ce spectacle a été pas mal inspirée par le documentaire télévisé “Il est minuit…Paris s’éveille” qui  regroupait des témoignages et des archives des cabarets. Émission qui a été une source d’inspiration pour l’équipe.

Les artistes débutants étaient nombreux et tentaient leur chance à Paris dans de petits cabarets où ils chantaient quelques chansons avant, la plupart du temps, d’enchaîner un autre tour de chant dans un autre cabaret, ce qui leur permettait de gagner médiocrement leur vie.  Une vie pas toujours facile où ils se confrontaient à toutes sortes de publics, très différents selon que les cabarets se trouvaient sur la rive droite ou la rive gauche.

Notre scénographe a conçu un dispositif qui permet au spectateur de se projeter dans les différents cabarets évoqués. Cette simplicité (une construction légère évoquant une façade, d’où l’on voit les coulisses) nous permet d’être dans l’allusion, l’évocation,  plutôt que dans la reconstitution.

Dans cet opus, on entendra des chansons pas forcément connues. Cette période a vu l’émergence de grands talents (Barbara, Brel, Ferré, etc) mais aussi de personnalités un peu oubliées. Cie Pavillon des Singes

Nous n’avons pas voulu être dans l’imitation mais dans l’évocation. Nous avons, pour cela, beaucoup travaillé avec notre pianiste et coach de chant, afin de nous « approprier » les chansons.

Pour certaines chansons, ils ont eu des difficultés à trouver les partitions puisque ce sont des titres moins connus que d’autres. La pianiste a dû faire un gros travail de retranscription depuis les versions enregistrées.

Dans le choix des chansons, ils ont pris soin d’avoir une diversité dans les styles. Il y a un paysage musical varié, des chansons comiques et d’autres plus graves..

Dans ce nouveau spectacle, le texte est plus présent que dans les 2 autres : ils ont découvert, notamment, un sketch de Darras et Noiret.

Ce sketch, écrit dans les années 50,  garde tout son impact comique : c’est une joie d’entendre le public rire ! Et c’est un petit hommage à deux grands comédiens (Jean-Pierre Darras et Philippe Noiret).

Chaque spectacle a sa spécificité, ce dernier nous ravit par la recherche des textes et des chansons à découvrir ou redécouvrir..

 

Infos sur la page Facebook de la compagnie

 

 

 

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