Escort girl, une activité conciliante avec les études.

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Bien loin du traditionnel cliché de l’étudiant(e) donnant des cours d’appui à de jeunes élèves, selon certains dires, des étudiantes des Hautes écoles romandes travaillent dans le sombre marché du sexe. Le LBB a cherché à lever le voile sur cette pratique.

Méfiante et souhaitant garder à tout prix l’anonymat, c’est par téléphone que Céline*, étudiante en deuxième année à l’Université de Lausanne, a accepté de parler de son travail d’Escort. Originaire d’un autre canton, c’est en été 2007 qu’elle s’installe dans un studio à Lausanne. Ses parents, empreints à quelques difficultés financières depuis plusieurs années, ne peuvent l’aider à financer ses études. Très vite, elle cumule deux jobs. Un pourcentage de travail trop élevé, un salaire négligeable, Céline se tourne vite vers une nouvelle activité bien mieux rémunérée : Escort girl. En janvier 2008, elle prend connaissance de ces pratiques par l’intermédiaire d’une amie. Quelques recherches effectuées sur le net et elle contacte une agence de charme basée à Genève. Jeune, charmante, intelligente, habile dans l’art de la séduction et de l’amusement, elle acquiert rapidement le statut d’Escort.

Comment comprendre les motivations d’une jeune et brillante étudiante qui pourrait très certainement répondre à ses besoins financiers d’une manière plus convenable ?: « Il n’était plus possible de concilier études universitaires et emplois divers à un taux d’occupation de 45% et bien souvent payé à l’aide d’un lance-pierres, justifie Céline. L’escortisme me permet de gagner bien plus d’argent, tout en y consacrant moins d’heures ». On a bien compris. Reste que les difficultés financières de la jeune femme touchent bien des étudiants. Ils ne finissent pas tous Escort ou gogo dancers : « Je m’autofinance entièrement. Les autres étudiants ne travaillent que pour les vacances et les soirées. » Pas si sûr.  Et le plaisir au boulot ? Céline doit bien trouver son compte dans son activité d’Escort ? Pas de réponse. Mon interlocutrice reste très évasive sur la question. Elle me confie qu’elle ne veut pas s’étendre sur le sujet. Sa réserve frise la parano. Seule sa meilleure amie est informée de ses pratiques.

Mais malgré tout, elle poursuit cette activité. Depuis près d’un an, elle est contactée par des hommes souvent riches, cadres ou chefs d’entreprises. En tenue sexy, mais jamais vulgaires, Céline les accompagne dans les palaces, en boîtes de nuit, dans les dîners d’affaires. Le but ? Les divertir, les valorisé devant les collègues et coucher ? « Non, réagit la jeune femme. Mon job n’est pas celui d’une prostituée. Mes rencontres se concrétisent rarement par un acte sexuel. Les hommes que j’escorte me préfèrent pour ma sincérité et ma personnalité que pour mes charmes. » Ca fait pourtant parti de la prestation. Pas pour Céline qui considère que sa pratique de la profession se rapproche plus d’un exercice social. Je suis moyennement convaincu. La conversation se poursuit. Elle m’apprend qu’elle rencontre bon nombre d’étudiantes dans l’agence, qui effectuent le même boulot. Alors cas isolé ou de plus en plus généralisé ? Céline m’affirme qu’il est plus répandu qu’on ne le croit et ne touche pas que les femmes. L’Université de Lausanne compte bon nombre des gogos dancers dans ses rangs.

A la lecture de ce témoignage, le boulot d’Escort pour financer les études risquent bien de susciter des vocations.

*Prénom fictif

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Alexandre

3 réponses

  1. sam
    | Répondre

    Salut Alexandre,

    Sympa l’article mais je reste sur ma fin. Cette nana n’assume vraiment pas ce qu’elle fait. Elle a bien voulu témoigné, mais ne veut pas s’étendre sur son activité et son rapport au client. C’est bien dommage, car j’aurai voulu en savoir bien plus. Du coup, ton article reste anecdotique.

    • alexandre_budry
      | Répondre

      Salut Sam,

      Je te remercie pour ta critique. Néanmoins, je ne considère pas l’article comme étant anecdotique même si comme toi j’aurais souhaité apprfondir la relation entre cette escorte et sa clientèle. On peut tout de même respecter le professionnalisme de cette étudiante en ce qui concerne le job. L’objectif de l’article était surtout de vérifier si de telles pratiques étaient exercées dans les Hautes écoles lausannoise.

  2. mitch
    | Répondre

    Je rejoins le premier commentaire sur l’anecotique, au sens littéral du terme. Par contre je ne comprends pas bien le sens de la conclusion et regrette que le texte soit rempli de fautes d’orthographe.

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