Des vacances à Lausanne ?

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La boîte lausannoise de communication Transistor a lancé il y a quelques semaines un Guide de l’été pour celles et ceux qui bossent, spécial Lausanne. Et vu qu’au LBB, on bosse tout le temps…

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Il fait beau. Les gens se baladent en short et en tongs, ils rient, mangent des crèmes glacées… alors que toi tu es enfermé(e) huit heures par jour dans un bureau et que ta peau a du mal à se débarrasser de ses nuances « cachet d’aspirine », qu’elle a pourtant mis tout l’hiver à perfectionner. Eh bien, chère âme en peine (eh oui, je partage ta détresse, car moi aussi je suis entre quatre murs huit heures par jour), voici venu le temps de découvrir Esprit de vacances, un guide estival pour ceux qui travaillent et n’ont du coup pas le plaisir de se balader sur les côtes du Sud de la France ou autres pics népalais.

Totalement gratuit, ce guide propose ainsi six itinéraires lausannois, chacun préparé avec soin pour un type de personne différent. Il y a l’Ego-Trip pour les nombrilistes, misanthropes et ceux en quête de calme et de médiation. Il y a le Nostalgie pour les mélancoliques, les rêveurs et ceux qui ont souvent la tête dans les nuages. Il y a le Sans-le-Sou pour les pingres, les fauchés et ceux pour qui il n’y a pas de petit profit. Il y a l’Audace pour les aventuriers, les intrépides et ceux qui veulent toujours savoir ce qu’il y a de l’autre côté de la colline. Il y a le Maboul pour les hyperactifs, les peur-de-rien et ceux qui comprennent l’expression « Fonce dans le mur ! ». Et enfin, il y a le Safari pour les animaux en cage, les indomptables et ceux qui rêvent de grands espaces pour gambader en toute liberté. Un sacré programme, que j’ai testé (en partie) pour vous !

chalet-des-enfantsMon premier choix s’est fixé sur le parcours Nostalgie, au cours duquel on me conseille d’écouter le score de Back to the Future et de noter sur un carnet toutes les dates/époques qui me viendront en tête. Vers les coups de 13h-14h, je débute donc par un « Brunch régressif » à l’Auberge du Chalet-des-Enfants, et il est vrai que le temps d’y arriver (il faut prendre deux bus différents quand-même…), j’ai bien les crocs. Une cuchole, un saucisson vaudois, une tomme et deux tasses d’Ovomaltine plus tard, je vais déjà beaucoup mieux. Et pas que à cause de la nourriture (exquise soit dit en passant), mais aussi grâce à l’ambiance et l’environnement de cette auberge. En pleine campagne et pourtant toute proche de la ville, elle trône au milieu d’une belle étendue dégagée où la verdure est reine, l’air encore plus pure et les bruits de la ferme apaisants. Une autre alternative proposée par le guide aurait été la Boulangerie Grin, au Valentin, mais bon moi, les rues qui montent, vous savez…

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Puis retour en ville, mais ressourcé de toute cette fraîcheur campagnarde susmentionnée. J’arrive donc au magasin de vinyles et CDs Obsession Records, à la Rue du Petit-Rocher (dans le même espace que la Librairie Basta, en fait). J’y passe plus d’une heure à fouiller dans les bacs, à admirer les pochettes d’albums et je me dis que quand-même à l’époque ils n’étaient pas très doués pour le design, mais c’est aussi ce qui fait leur charme aujourd’hui. Non ? J’arrête enfin mon choix sur un vinyle de Desire du Sieur Dylan. Puis, je réfléchis une seconde et me rappelle que je n’ai pas de platine vinyle… Tant pis, je rajoute ça à ma liste de choses à avoir dans mon appartement et je continue.

Rendez-vous cette fois-ci au Musée de la machine à écrire, à l’Avenue de France (attention, seulement sur rendez-vous). Et là, le bond dans le temps est immense ! Des machines à écrire… Ah oui, c’est vrai, j’en utilisais une quand j’étais petit, avant d’avoir mon premier PC. La diversité des modèles exposés est ahurissante : des plates, des longues, des compactes, des américaines, des européennes, etc. Chacune d’elle a sa propre histoire et c’est impressionnant de voir l’importance que la machine à écrire avait durant le XXème siècle, de réaliser son impact sur la bureaucratie, l’administratif et le créatif. Et puis bon forcément, ça me fait penser à Kerouac qui avait tapé On the road sur une Underwood.

A peine remis de ce musée incongru et surprenant, je retourne dans la vie moderne et j’avoue mettre un peu de temps à réinitialiser mon esprit après cette escapade temporelle. Je laisse alors passer quelques heures, en attendant le bon moment pour la dernière étape : le guet de la Cathédrale. Rendez-vous donc à 22h PILE au pied de cette dernière pour entendre Renato Häusler, l’actuel guet (et aussi la voix des arrêts du M2), qui annonce l’heure et surtout nous rassure que la ville n’est pas sujette à une attaque terroriste ou à une incendie massif. Ouf ! Et rien que le temps de ces quelques minutes, je me retrouve à nouveau plongé dans une atmosphère ancienne, surplombé par les façades majestueuses de la Cathédrale, avec la vue sur la ville et ces mots sortis d’un autre temps : « C’est le guet ! Il a sonné dix ! ».

La journée se termine ainsi et le pari de ce Guide de l’été pour celles et ceux qui bossent est rempli. Car, le temps d’une demi-journée, je me suis cru en vacances, parti à la découverte d’une ville nouvelle, qui en fait est celle où je vis.

Le guide Esprit de vacances est disponible gratuitement au Bar Tabac, à la Gea Gelateria, au Kony Bubble Tea, à La Datcha, au Pibar, à la Mise en Bière, à Obsession Records, à Particules en Suspension et à Transistor Communication. Chacun de ces établissements faisant partie du guide et proposant un petit jeu avec des bonus à gagner.

Plus d’infos sur transistor.ch

Photos © Transistor Communication, Le Chalet-des-Enfants et Obsession Records.

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