Des conférences au Mad en plein après-midi : voici le Swiss Web Program Festival 2015

Au beau milieu de mon fil d’actualité Facebook, un post pique ma curiosité. Quel est donc cet événement où l’on suit des conférences en plein après-midi dans une boîte de nuit ?

Une demande d’accréditation, trois jours et autant d’open-bar plus tard, je me trouve confronté à un dilemme déontologique :  Comment faire un compte-rendu objectif – ou du moins pas trop bienveillant – de cet événement quand tu es reçu en grande pompe, alors que tu as enfilé tes petits souliers de blogueur pour le LBB ?

Trois tables rondes pour une conférence – ©Sarah Jaquemet
Trois tables rondes pour une conférence – ©Sarah Jaquemet

Tenons-nous en aux faits. Cette année marquait la deuxième édition du Swiss Web Program Festival. Bertrand Saillen, fondateur du SWPF et directeur de l’agence Mediaprofil raconte les débuts du festival : « Avec ma boîte, nous étions inscrits à la compétition du Web Program Festival à la Rochelle en 2012. J’ai trouvé génial d’avoir un lieu où l’on rassemble des connaissances, du développement, des nouveautés, de la diffusion de contenu vidéo. Je voulais faire ça en Suisse, de manière différente, parce que les réseaux ne sont pas les mêmes, tout en prévenant l’équipe du Web Program Festival pour ne pas faire un événement trop similaire. C’est génial, parce que nous nous échangeons beaucoup de contenu. »

 

Une deuxième édition plus centrée

Après Montreux en 2014, c’est au MAD que le festival s’est installé cette année. L’événement s’articule autour de trois piliers : des conférences, une compétition officielle et des afterworks plus festifs. Bertrand Saillen confirme : « La première année, nous avions vu très grand, au niveau de l’espace. Par rapport au public, principalement des agences de communication, des médias, des annonceurs, des marques, il est difficile d’amener ces gens à Montreux pour une journée complète. C’est un petit peu excentré. Nous voulions un endroit moins orienté conférence et plus urbain, où l’on arrive assez vite à passer du contenu aux soirées. Ce qui a très bien marché cette année. »

Les after-work, autre volet important du festival pour favoriser les rencontres entre professionnels de la branche – ©Sarah Jaquemet
Les afterworks, autre volet important du festival pour favoriser les rencontres entre professionnels de la branche – ©Sarah Jaquemet

Confirmation le vendredi, où le caviar flirtait avec le champagne pendant que les invités pouvaient se faire maquiller et manucurer. Au-delà du côté festif, une belle occasion pour les professionnels de la branche de se faire de nouveaux contacts.

 

Une formule en constante évolution

Selon le directeur, il y aura bien une troisième édition, avec quelques ajustements : « Nous allons discuter avec le MAD pour faire un bilan, mais c’est vraiment l’endroit adapté où les gens sont bien accueillis. Je remettrai certainement les horaires en question. Peut-être augmenter le nombre de jours. Là nous avons des demi-journées mais on a eu des retours de gens nous disant que cinq heures de conférences, c’était beaucoup. Donc pourquoi pas faire un jour de plus, mais avec trois heures de conférences et le côté afterwork mis plus en avant, où les gens viennent volontiers, pour échanger et partager. »

Bertrand Saillen, fondateur et directeur du festival – © photo Sarah Jaquemet
Bertrand Saillen, fondateur et directeur du festival – ©Sarah Jaquemet

 

Un résultat plaisant

De l’extérieur, le festival pourrait vous paraître un peu ennuyeux, car trop technique et trop pointu, malgré le précité champagne. Et pourtant, ces trois jours étaient très agréables, avec des conférences intéressantes, dans une ambiance dynamique. Pour preuve, un final en apothéose : une table-ronde youtubeurs, avec plus de 700’000 abonnés sur scène, représentés par Caroline Dear, le Grand JD et Léa et Marjorie du Latte Chaud. La soirée de remise des prix du jury et du public finissait le festival. À noter, dans le palmarès de cette année, que la ville de Lausanne était à l’honneur, grâce au spot de sa police.

Même si vous n’êtes pas professionnel de l’audio-visuel et de la communication, vous pouvez vous accréditer. Que le prix des trois jours (150.- CHF) ne vous rebute pas, la qualité d’accueil et de contenu est au rendez-vous. Et puis, il est rassurant de voir que la Suisse virtuelle a du talent et des acteurs majeurs à mettre en avant.

Pour vous tenir informés, ou revivre l’édition 2015 (conférences disponibles en vidéo), allez sur le site du festival : www.swisswebprogramfestival.com 

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