Concrete Jane : du rock sans détour venu de pas très loin

Concrete Jane est l’intitulé intrigant du nouveau projet de Julien Zumkehr. Un album éponyme est sorti fin 2016 chez Urgence Disk, et l’effet est garanti dès la première écoute. Concrete Jane sera également présent(e) sur la scène du Romandie ce mardi 31 janvier. L’occasion donc d’une rencontre plutôt enthousiasmante avec le genevois.

Julien a d’abord été batteur. Un instrument qui confine souvent à un rôle un peu en retrait, ne serait-ce que d’un point de vue logistique. Pourtant, à travers de son implication dans plusieurs projets – groupes ou duos – le musicien a garni les cordes à son arc. Fort(e) de son expérience et d’envies inachevées, Concrete Jane est arrivé(e) dans la douceur.

C’est dans une pièce insonorisée de l’Abri que Julien a pu installer son studio et travailler plusieurs mois sur l’enregistrement puis au mixage de l’album. Bien sûr, au commencement, il y avait plusieurs démos, des morceaux qui dataient déjà un peu et qui ont servi de base pour construire l’opus. A l’écoute, je retrouve des sonorités familières issues des classiques du rock. Le dossier de presse dit rock-psychédélique-blues et, concrètement, c’est parlant. Personnellement, je me sens comme chez moi, même si chaque morceau est une pièce que je ne connais pas. Les dix titres qui composent l’album se suivent, s’emboîtent, mais ne se ressemblent pas. L’artiste parle de la création comme un processus dont la maîtrise n’est pas garantie et le résultat peu prévisible : « même si je cherche à faire un truc dans tel ou tel style, le résultat est différent ».

Cette Jane est concrètement chelou ! Le premier enregistrement de Concrete Jane est une œuvre solo, où chaque son, chaque piste et chaque bidouillage est produit par Julien Zumkehr. La gestation de l’album a été rallongée parce que les techniques de mixage ont été apprises sur le coup, en faisant. A la fin du processus, Julien a eu envie de « recommencer depuis le début, avec tout ce que j’avais appris ».

Avec ou sans mixage, un morceau peut prendre différentes tonalités. C’est aussi ce qu’il se passe sur scène. Concrete Jane peut prendre la forme d’un acte solo ou en trio : « en étant seul sur scène, on peut jouer dans plus d’endroits, on gagne en flexibilité ». Mardi soir au Romandie, c’est justement dans une composition solitaire et intimiste que vous pourrez écouter Concrete Jane. Malgré ses nombreux concerts en Suisse romande, Julien n’a jamais joué dans la mythique salle lausannoise, même sous une autre casquette. « De le faire en première partie d’un autre groupe, ça permet d’être sûr qu’on aura un peu de monde », car jouer un mardi soir, ce n’est pas toujours très facile. « Il y a un engouement renouvelé pour la scène rock à Genève, avec des lieux, comme le Bouffon de la Taverne, qui ont une programmation intéressante… Mais suivant les heures de concerts, c’est plus compliqué pour le public de venir. » La problématique est la même à Lausanne, mais c’est un autre débat…

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En guise d’amuse bouche, vous pouvez aussi écouter l’album en vente chez vos disquaires, mais aussi disponible sur Spotify ou sur mx3. Achetez vos places pour le concert ici et visitez le site web de l’artiste.

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