Réinventons le Vallon !

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Habitant nouvellement le quartier du Vallon, je me suis intéressée aux projets de « rénovations » annoncés par la commune. Mi-février, j’ai assisté à la séance d’information publique au Théâtre 2.21 organisée par les autorités, lors de laquelle M. Olivier Français, Directeur des travaux, a présenté la position de la municipalité suite aux 45 objectifs proposés par la population durant la démarche participative. Les représentant.e.s du service d’urbanisme ont exposé les différentes études qui seront lancées sur le quartier ainsi que la suite de la démarche participative.

De là où je suis vol. 06 – Quand l’indifférence nous prend en otage

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Rue centrale/28.01.2011/8h43. La grisaille matinale semble s’agglomérer autour de ma tête. Le ciel ne me fait aucune promesse et le vent me tend l’échine. Mes muscles sont encore à moitié endormis et seule la vitre, contre laquelle je m’appuie, m’empêche de finir sur le sol. Putain d’hiver ! Puis, le bruit des freins et le mouvement du bus m’éveillent, suffisamment pour que malgré moi mon doigt appuie sur le cercle vert et que les portes s’ouvrent. Je m’engouffre alors dans ce compartiment mobile ergonomiquement préprogrammé et l’air chaud m’enveloppe soudainement. Je me poste à nouveau contre une vitre pour assurer mon équilibre. Mes muscles se détendent légèrement et mon esprit commence à vagabonder autour de moi, au rythme des allées et venues des passagers, des bruits étouffés des lecteurs MP3, des froissements de papier journal et des conversations. C’est alors que je remarque une voix que j’avais ignorée jusqu’alors, trop concentré sur ma personne et sur mon état de veille.

De là où je suis vol. 05 – Quand la cathédrale s’enflamme

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Pont Bessières / 31.12.2010 / 23h40. Dès la sortie de l’immeuble, on sent que quelque chose est différent. L’air semble plus léger et le froid a lâché prise. Nos corps emmitouflés se raidissent un bref instant, avant  de prendre le pli et d’obéir à la chaleur ambiante. Nos joues rougies peuvent enfin s’étirer sans mal au rythme des conversations et des rires. Nos paroles raisonnées et insensées s’élèvent vers les toits de la ville, formant de mystérieuses vapeurs qui, aussitôt expirées, se mettent à danser sans contrainte au rythme du vent. Le bruit des pas résonne. Ils viennent de toutes les directions et emplissent la ville d’une symphonie sereine et parfois désaccordée. Tout nous semble permis ce soir. La magie qu’on nous a annoncée devrait bientôt prendre effet.

De là où je suis vol. 04 – Quand l’obligation d’offrir prend le pas sur le plaisir d’offrir

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Bel-Air/15.12.2010/16h46. Il fait chaud ici. Les néons créent une fausse impression de bien-être et de bienvenue. Partout, les couleurs se rencontrent, se succèdent, s’interpellent, le tout en un délicieux chaos qui ferait rougir un arc-en-ciel. Dans les allées, les gens errent au hasard, le regard hagard et le corps emmitouflé de toute part. Ils essaient d’identifier et d’analyser ce qui se présente à eux. Ils doivent acheter quelque chose, mais quoi ? Le savent-ils seulement ?

De là où je suis vol. 02

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Hall principal, Gare de Lausanne / 26.10.2010 / 08h16 Trop souvent mon regard s’est arrêté sur les machines à tickets, sur le tableau aux chiffres infinis, sur la foule qui s’entrecroise, sur les couleurs vives et trompeuses des affiches murales, sur le flouté des silhouettes, sur le sol usé par tant de semelles anonymes, sur les lueurs électriques et leurs reflets maladifs. Trop souvent j’ai baissé la tête, me contentant de ce spectacle sans saveur, de cette danse que je croyais obligatoire. Traverser la rue, éviter les monstres vrombissant, pénétrer dans l’antre terrifiant, dans la gueule du loup,  choisir une file au rapport attente/patience satisfaisant, repérer son parcours chronométré sur le grand tableau bleu, tapoter les touches virtuelles, insérer son argent d’un geste feignant la maîtrise de soi, ramasser ce qui nous est dû (un bout de papier rose et quelques ronds de métal). Et enfin, après avoir eu la tête plongée dans tant d’absurdités, la relever pour retourner dans la foule étouffante, bruyante, abrutissante.

De là où je suis

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Route de Bel-Air / 20.10.2010 / 16h56   Dix mètres plus haut, Bel-Air grouille. Dix mètres plus bas, le Flon s’éveille doucement. L’air est frais, mais le froid est encore aux portes de la ville, n’osant s’aventurer plus loin. Le vent léger fait vriller les jupes tardives, rares rescapées des chaleurs estivales. Les nuages semblent s’être arrêtés, s’apprêtant à contempler la frénésie qui bientôt animera les rues. Les voitures vrombissent et ralentissent, formant un ballet incessant de bruits et de gaz. Fidèles à eux-mêmes, les oiseaux planent et virevoltent, toujours en quête de quelque nourriture laissée là sur le sol. Il est bientôt dix-sept heures et les bureaux commencent à déverser leurs flots de travailleurs pressés de rentrer ou, pour certains, de s’amuser. Et ainsi, comme une vague sans fin, ils arrivent.

Prélaz, où il fait bon grandir!

« Prélaz, terminus ! ». A quelques encablures de la frontière prillérane, le LBB s’est lancé à la découverte de ce quartier, appareil au poing. Tout de suite, on est interpellé par les enfants dans l’espace public : « Vous prenez des photos ? C’est pour quoi ? »   On se promène dans les Jardins de Prélaz, une opération de 250 logements subventionnés. Terminé en 2004, ce bout de quartier se dresse à l’emplacement d’un ancien dépôt des TL. En termes d’urbanisme, le résultat est assez convaincant : de larges espaces pour les piétons, de … Lire la suite

Le fabuleux destin du Maupas

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Par ce beau mercredi de septembre, je suis bien décidée à découvrir le Maupas et pour ce faire commence par un dîner à la Brasserie du Cygne afin de préparer un tant soit peu mon expédition. Mon itinéraire n’est pas clairement tracé. Il a un but pourtant. Trouver le mini jardin des Echelettes, qui paraît-il est bien connu des habitants du quartier. En route ! Direction les Echelettes. Après trois tours de blocs, me voici bredouille et déçue car on m’avait encensé ce petit carré de verdure et ses jardiniers. C’est mal me connaître que de m’imaginer baisser les bras. Le propriétaire du kiosque est sympathique, m’a-t-on assuré. En effet, nous parlons trois mots et le kiosquier m’oriente chez son voisin le bijoutier-horloger qui connaît mieux le quartier que quiconque.

Le pub du coin

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Départ de Bel Air. Une fois dans le bus numéro 8, les tableaux lausannois défilent : les magasins de la rue de l’Ale, les habitués des bancs de la Riponne, les bars du Tunnel, et puis ça monte. Une boucherie-charcuterie, une maroquinerie, l’imprimerie Bellevaux. Ca y est, j’arrive en terre inconnue. Oui, honte à moi, je ne connais rien à Bellevaux si ce n’est son cinéma. Il est temps d’en savoir plus. Je discute alors avec les autochtones et lorsqu’il s’agit de définir une ambiance, deux incontournables lieux de rencontres se dessinent : la fête du quartier et les bistrots. Comme l’église au milieu du village, un quartier se doit d’avoir son pub du coin. Telle sera ma destination.

“La Borde, c’est l’Afrique à Lausanne”

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Une artère routière empruntée par les pendulaires, un quartier populaire pris en étau entre la vieille ville de Lausanne et la Blécherette, la Borde n’a pas toujours bonne presse. Elle mérite pourtant que l’on s’y intéresse. Du supermarché albanais au café congolais, le Lausannebondyblog est allé tendre son micro du côté des diverses communautés de la Borde. L’occasion de découvrir le regard qu’elles portent sur le quartier et sa multiculturalité.

La caravane prend ses quartiers à la Borde

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Une artère routière empruntée par les pendulaires, un quartier populaire pris en étau entre la vieille ville de Lausanne et la Blécherette, la Borde n’a pas toujours bonne presse. Elle mérite pourtant qu’on s’y intéresse. Pour cette première étape de la caravane des quartiers, le Lausannebondyblog est allé tendre son micro du côté du nouveau terrain de sport fraîchement inauguré. Bien plus qu’un lieu de loisirs, cette nouvelle aire de jeu est un véritable espace où s’exprime la multiculturalité du quartier. Pendant la mi-temps, les jeunes de la Borde évoquent la vie de leur quartier et leur attachement pour sa diversité.

Saint-Laurent dans tous ses états

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Non, aucun homme d’église n’a été détourné du droit chemin en ce 17 mai 2010 ! Saint-Laurent est une place lausannoise très fréquentée, surtout à 18h30 lorsque les magasins s’apprêtent à fermer. Ni le lieu ni l’heure n’ont été laissés au hasard par les associations LesGayBiTrans de la ville (Lilith, Plan Queer et VoGay). Elles ont choisi d’y organiser un Kiss in à l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie. 

La princesse de Bel-Air

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Samedi, 13h. Comme tous les samedis, Bel-Air est animé. Un flux de personnes rentre et sort continuellement de la Fnac. Les bus blancs et bleus des TL effectuent leur chorégraphie habituelle, déposant des gens, en emportant d’autres vers des destinations variées. Sur les bancs des jeunes discutent, une casquette sur le chef et une brique de thé froid à la main. La marchande de glaces vend ses cornets alléchants aux passants gourmands. La petite vieille du kiosque vend ses jeux de tarot et cigares à ses clients habituels. Dans tous les sens, ça s’affaire, ça marche, ça boîte, ça trottine, ça poussette.

Plaisir coupable

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Tel un prêtre Irlandais se rendant au poste de police le plus proche, c’est très solennellement que je me suis rendu dans une sorte d’église moderne. Ou plutôt un temple, protestantisme oblige. Un temple non pas dédié au Très Haut mais à la gloire d’une capsule en aluminium vendue à prix d’or. Ce mystérieux produit est incarné, sur la Terre comme au Ciel (sauf les États-Unis), par les yeux de cocker liftés du plus célèbre pédiatre de l’histoire de la télévision.

Un, Deux, Trois, nous irons au Bois-de-Vaux !

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Qu’il est plaisant de se promener au cimetière du Bois-de-Vaux par un beau soleil printanier. Ce lieu de repos éternel, relativement récent puisque élaboré dans la première moitié du vingtième siècle, dispose d’un charme unique en Suisse. Influencé par l’Art nouveau, le designer s’est aussi inspiré des cimetières américains. Les haies, les allées et les différentes variétés d’arbres présentes dans le parc en font un lieu à voir. Mais l’attrait essentiel reste les résidants permanents. Que de célébrités y reposent ! Passons sur les différents ducs, barons, princesses, princes et autres têtes couronnées pour se consacrer à des personnalités moins lisses qui ont, d’une manière ou d’une autre, marquées la ville de Lausanne. Voici quelques petits portraits de quelques sommités qui m’ont touché. 

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