Schkling Schklong…

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It’s time. A des milliers de kilomètres d’ici, le peuple américain se rue sur les machines de vote et scande le nom de son candidat favori sur les boulevards, dans une émulation encore jamais vue par le passé. Galvanized America, le pays sort enfin de sa torpeur. Ce qui, il faut bien l’avouer, est loin d’être mon cas. Mercredi matin, le réveil sonne à 3h30. Coup de boule en pleine poire. Ca me rappelle cette scène du Maître de Guerre, dans laquelle Clint Eastwood – drill instructor zélé chez les Marines – déboule dans le dortoir de la bleusaille en formation et balance cash: Fini la branlette, enfilez vos chaussettes!!!

A travers l’Europe, il roule pour l’Ethiopie

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Posté devant la gare à côté de son vélo qui porte fièrement le drapeau éthiopien, il règle son mini DVD, où défilent des paysages ardents d’un lointain continent. Beaucoup de passants sont interloqués par ce petit bonhomme qui semble promouvoir une grande cause. Les gens regardent d’un air interrogateur ce vélo customisé aux roues parées d’images, suspendant quelques instants leur course vers le prochain train. Le train, Girmay Mesfin ne le prend pas. C’est à la force du mollet qu’il a parcouru les quelques 4800 km qui l’ont emmené jusqu’à Lausanne. Un exploit sportif, un besoin d’aventure, un voyage initiatique? Rien de tout ça. «Si j’ai entrepris ce voyage, c’est pour mettre en lumière les richesses de l’Ethiopie, son histoire, sa culture, sa vie sauvage. Les gens voient en ce pays uniquement la famine et la guerre, je veux leur faire découvrir les trésors cachés de l’Ethiopie.» Le cycliste se lance alors dans une énumération passionnée des atouts de sa terre natale : épargnée par la colonisation, 80 tribus, 200 dialectes, 8 sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, lieu de découverte de l’australopithèque Lucy. 

Mamy fait de la résistance

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“Entre nous soit dit, c’est mieux de se démerder que de s’emmerder”. Une vieille dame haute comme trois pommes, marquée par les années mais plus pétillante qu’une jeune femme de trente ans, est assise dans le bus n°5 et chuchote ses conseils de grand-mère à l’oreille de son voisin, un jeune ado cuit comme une huître et plié en quatre de rire. Il est 17h30 et les gens rentrent du boulot, la tête ailleurs.

1020 Renens représente!

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Le 1020 Renens représente, jadis scandé, sprayé, affiché comme un code d’appartenance, n’a jamais été autant d’actualité. Pur produit Renanais, le collectif de rap MXX (pour 1020) fait parti de cette jeunesse qui bouge, qui « se sort les pouces du cul » comme ils disent.  Mais faute de locaux à Renens, c’est dans leurs nouveaux bureaux au Flon, à Lausanne, que je mesure leur réussite. Dernier étage d’un entrepôt, le fief d’MXX souligne ce succès naissant. Gros fauteuils en cuir, cabine d’enregistrement, plafond customisé avec des treillis paramilitaires, vue imprenable sur le MAD, ça le fait. On se croirait presque dans l’un des quartiers généraux des grosses stars du RAP US. Manque encore les dents en or et les nanas qui s’agitent au bord de la piscine. Ca ne saurait tarder.

Le nouveau Flon à travers Claudio Galizia

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The place to be in Lausanne : bars branchés, magasins de luxe, clubs réputés. Depuis 1999, le quartier du Flon a radicalement changé de visage. Jadis lieu fort de la culture alternative et underground, le quartier s’est métamorphosé sous la tutelle de la société privée LO-Holding et son projet « Flon-vision ». En dix ans, les loyers ont prix l’ascenseur, les petits commerçants sont asphyxiés. Si beaucoup approuvent cette évolution, d’autres, à l’instar de Claudio Galizia, patron du Bistrot du Flon, la déplorent. Que reste-t-il du Flon ?

Alchimiste du son

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Dans la pénombre du studio, des écrans en veille, une cabine d’enregistrement, de curieuses machines aux larges boutons et des centaines de vinyles soigneusement rangés sur des étagères. Skile, le patron des lieux et cofondateur du label lausannois Orformornorm, trône dans un large siège en cuir. La caméra tourne, c’est parti pour une petite interview illustrée par une session de beatmaking.

Aladdin sur la vague de la slam mania : « Les nouvelles religions : iPhone, iPod, iTunes et iSlam »

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Sans avoir encore ouvert la bouche, Aladdin impressionne déjà. Planqué sous sa casquette, derrière de grandes lunettes carrées, le jeune homme se tient droit et fier avant de balancer son flow du haut de ses centimètres qu’on n’ose compter. Vraiment, il possède ce que Goethe appelait la puissante déesse : la présence. Gamin, il rêvait de devenir le danseur de Michael Jackson et, ado, « le plus grand rappeur de l’histoire de l’humanité ». L’ambition enfantine a amené le jeune homme de 27 ans dans le paysage hip-hop lausannois, certes ce n’est pas (encore) la scène internationale mais c’est déjà pas mal. Sa première interview c’est celle-ci, je ne doute pas que d’autres suivront. 

Quand le rap suisse s’exporte, c’est du Stress!

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Dimanche 21 septembre, dernier jour du festival Label Suisse 2008. Sur la grande place de la Riponne, la ville a mis les moyens pour réaliser une manifestation à la hauteur des artistes qu’elle convie : une arène improvisée qui bouillonne déjà devant 10’000 spectateurs. Le concert ? Celui du rappeur Lausannois Stress. A quelques minutes de son entrée sur scène, je prends la température sur le concert qui l’attend et ses futurs projets sur la scène rap française : Karolyn, Nega, Diam’s, Soprano et M.A.M. Qui a dit que le rap suisse ne s’exportait pas ?

« Mon travail, j’étais à fond dedans »

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     Entre les photos jaunies et le feu de signalisation récupéré – qu’il peut encore même faire passer du vert au rouge – , la cave lui est toute entière dédiée. A ce petit bout de métro, né en 1877. Il faut dire que les trains l’ont toujours passionné. D’ailleurs,  Jean-Luc Mouron, 58 ans, ne voyage que par le rail, le permis de voiture il n’en a jamais voulu. Normal, pour un gars qui était surnommé à l’époque : « le baron du rail ». Une époque où ce métro, surnommé la ficelle par les Lausannois, reliait Ouchy au Flon, à la faveur de ses 32km/h. Et où lui, Jean-Luc Mouron en était le conducteur. Son métro, comme il le dit en reprenant aussitôt, « pardon notre métro». Mégarde ou plutôt amour. Une liaison qui aura duré quinze ans. D’ailleurs, quand il en parle, il jette toujours un regard nostalgique vers elle. Cette ficelle, qu’il peut désormais contempler que sur papier. Photo accrochée au mur à côté de la table à manger.

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