CFF : ligne à haute tension

Aujourd’hui, j’avais un brin d’espoir. Bon, c’est vrai, il était mince, je savais que les modifications ne seraient pas grandes. Mais de l’espoir, j’en avais assez pour me jeter sur le nouvel horaire à la façon de la fashionista qui découvre la collection du printemps. Oui, sauf que moi, j’ai vite compris que je n’aurai rien à me mettre sous la dent. Pas une once de poil de changement. Nada, niet. L’espoir? Aux oubliettes. Car j’ai beau pointer mon doigt  je ne le vois pas. Quoi? Eh bien, ce dernier train. Celui qui me permettrait de rentrer un peu plus tard que Cendrillon, de finir mes verres et mes conversations, de ne pas avoir à partir avant le début de la soirée, de ne pas avoir à payer vingt balles de parking et  refuser toute boisson alcoolisée. Encore une fois, ce train de nuit, il me passe sous le nez et stoppe toujours net à Cossonay. D’accord, je l’admets, Chavornay, c’est un peu paumé et Andreas Meyer, le patron des CFF, ne va sûrement pas y passer ses vacances d’été. Pourtant, au bout de la ligne, il y a Yverdon et  c’est tout de même la deuxième ville du canton. Et là-bas, en plus, je suis sûre qu’il y est déjà passé le grand patron.

22 v’la coke!

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20 ans que Lausanne s’enfonce… Moi j’ai plutôt envie de dire, 20 ans que les tox se défoncent. La pancarte fait dans le direct du gauche simpliste. Sur un fond rouge couleur sang, trois pilules en lévitation, deux mains tenant un joint et une seringue. Le graphisme est on ne peut plus laid. L’affiche oublie le principal coupable, la cocaïne. A l’heure où se faire péter les cloisons nasales à la schnouff colombienne est signe d’appartenance à la classe des jeunes cadres dynamiques ou aux milieux pseudo artistico-alternatifs de la good vibe trendy, le peuple est amené à se prononcer, dans son infinie mansuétude, sur la drogue. Rien de moins. En prévision d’une votation qui promet à nouveau de déchirer la ville entre fleurs bleues de gauche, fachos de droite, indécis du centre et nihilistes indifférents, le Lausanne Bondy Blog vous propose un éclairage kaléidoscopique de la question.

Obelix chez les Helvètes

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Il existe à Lausanne quelques particularités qui peuvent passer inaperçues aux yeux du citoyen lambda endormi par les habitudes du quotidien, et celui qui ne connaît pas la ville et ses singularités restera interloqué par tant de bizarerries. Au dessus de la fontaine de la Riponne, alors que certains connaissent cette fameuse pince coulée dans un des pavés du coin, une paire de bottes est, Dieu sait par quel miracle, suspendue au câble qui traverse la place à près de 10 mètres de haut.

Le mystère de la rue de Lausanne…

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Bien décidée à parcourir de long en large la capitale belge, j’ouvre ma carte de Bruxelles pour me faire un petit itinéraire.  Que vois-je ! Une rue prénommée Lausanne. De quoi s’agit-il ? Un hommage à la ville ? Une reproduction miniature le long d’une rue? Ben quoi, on peut tout imaginer… L’attachement que je porte à notre belle cité et la curiosité  l’emportent sur l’envie de dépaysement. C’est décidé, j’y vais.

Les bobos Lausannois

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On n’arrête décidément pas de les écorcher ces pauvres bobos. C’est personnellement avec une affection véritable que je les décris ici tels que je les vois. Ils font partie de ce décor citadin qui m’est si familier. Une ovation pour eux, woopee!

Attablée au Comptoir

Il faut l’avouer, lorsqu’on est ado, le Comptoir, cette grande messe nationale à la centaine d’exposants, c’est chiant. Car l’adolescent se fout du nouvel aspirateur vapeur, est trop grand pour se réjouir de la contemplation de la course de petits cochons, et pas assez âgé pour penser à l’achat du jacuzzi de sa future maison. Alors, à l’époque, avec les potes (ou avè les côpains en bon vaudois), pour pallier à l’ennui d’une visite au cœur de cette foire aux accents du terroir, on avait trouvé un truc infaillible. Faire le tour des exposants, en essayant de choper un maximum de choses gratuites. Et c’est évidemment, dans les halles dédiées aux gourmands, que l’on passait le plus de temps, en essayant de se faire une petite bouffe à l’œil. Généralement, notre appétit était relativement bien servi. Enfin…ça c’était il y a environ une dizaine d’années, car aujourd’hui, au Comptoir, peut-on encore se remplir la panse gratuit?

Saturday Night Roller Fever

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C’était leur rêve de gosse. Un métro qui les poserait tout en haut de Lausanne lors de leur traditionnelle descente en meute de la ville. Samedi soir, déception pour cette quarantaine de pionniers du roller lausannois, le pilote automatique du M2 s’est montré inflexible : les patins sont strictement interdits dans les nouvelles rames ! Pas bien grave, le bus #5 fera l’affaire, comme lors de leur première expédition il y a 15 ans. Terminus : Epalinges, où la horde s’apprête à avaler près de 400m de dénivelé et des pentes à 22% pour un shoot nocturne d’adrénaline concentrée…

Sur le chemin de l’école de Lausanne, Memphis (Tennessee)

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«Don’t forget next week is Spirit Week in Lausanne !», avertit le site internet basé à Memphis, Tennessee.  Bien loin des bords du Léman, une école privée internationale se fait elle aussi sa semaine thématique. Intriguant, pour le moins. Je continue l’exploration pour découvrir que depuis plus de 80 ans, le nom de notre ville brille en lettres métalliques sur le fronton du pavillon au ton très Middle West. Alors quoi, un petit bout de Suisse au cœur de l’Amérique? L’œuvre de quelque pionnier vaudois sur les terres d’Elvis et du blues ? Pas tout à fait. La petite histoire raconte qu’un beau jour de 1926, quatre femmes visitent notre cité et en repartent si enjouées par la vie culturelle qui s’y déroulent qu’elles donneront le nom de Lausanne à l’école de jeunes filles qu’elles vont fonder.

Ce métro qui rend schizo

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  C’est clair, j’ai bien choisi mon jour pour aller à la chasse aux lieux insolites où le M2 sort de terre. Il pleut comme jamais. Je me lance, pas le choix. Départ pour le premier spot où le métro se la joue exhibo. Entre l’arrêt Délices et Grancy, le curieux animal apparaît. Planqué sous les parapluies, les gens ne peuvent s’empêcher de mater. Au TL, on appelle même les plus accros des ferro-sexuels… C’est vrai, on nous bassine depuis des années avec ce fameux M2. Mais là, l’accouchement devrait être pour bientôt. On est en phase d’essai. D’ailleurs, les contractions sont douloureuses… Pas si simple apparemment de gérer un petit métro sans conducteur dans ce petit San Francisco de la Suisse.

“Un bistrot social viendrait freiner les problèmes de la toxicomanie et de la marginalité en ville de Lausanne”

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Le 8 juillet 2007, lors du référendum communal, les Lausannois s’étaient significativement opposés à l’ouverture d’un local d’injection et d’un bistrot social. Si le projet d’un espace de consommation des stupéfiants est définitivement enterré, celle d’un bistrot social refait surface. Et pour cause: le 30 novembre prochain, à l’occasion des votations fédérales, le peuple suisse se prononcera entre autre sur la modification de la loi fédérale sur les stupéfiants et psychotropes, ainsi que sur la dépenalisation du cannabis. Deux objets très sensibles qui relancent le débat au sein de la Municipalité de Lausanne. Cette dernière, qui depuis plusieurs mois, tente de régler la question des marginaux et toxicomanes de la Riponne.

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