“Il n’y a que les esprits légers pour ne pas juger sur les apparences”, disait Oscar Wilde…

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Il y a quelques jours, deux jeunes lausannois (Blaise Dagon et Samuel Pfenninger) ont décidé de se jeter à l’eau en lançant leur propre société de relooking : Citizenlook. Etant quelque peu sceptique quant à l’idée de payer pour que l’on me dise comment m’habiller (ça ne serait pas une mauvaise idée, diront les mauvaises langues), j’ai voulu cuisiner un peu l’un des deux relookeurs en herbe.

Sally Mann, sa famille, sa terre

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Une fois à l’entrée de l’exposition, une première image nous accueille : un cliché d’Emmett (noir et blanc, comme l’ensemble des clichés), le fils de l’artiste, alors encore enfant, posant nu dans l’eau, le regard défiant ; de l’autre côté de la porte d’entrée repose une citation, un sermon sur la mort. Malgré cet avertissement, rassurez-vous, nul besoin ici de laisser votre espérance aux vestiaires, le voyage qui vous attend au-delà de cette porte n’a de commun avec l’enfer que sa poésie et son regard troublant sur la mort.

Divagations vidéoludiques

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Alors que les débats sur la violence déployée dans les jeux vidéos font rage dans notre société, souvent menés par des ligues de parents bienveillants qui ne pensent qu’à protéger la santé mentale de leurs charmants bambins, il me paraît intéressant de se demander pourquoi les jeux vidéo génèrent une telle réaction. Évidemment la logique apparente des parents est tout à fait compréhensible : la violence c’est le mal, un enfant c’est innocent ; il ne faut pas souiller cette innocence. Dieu serait sûrement d’accord avec eux… Et c’est sûrement pourquoi je ne peux repousser cette envie malsaine de creuser un peu le sujet. C’est pourquoi, plutôt que de se laisser aller à une analyse socio-politique du problème, je vous propose ici une petite balade métaphysique au royaume de l’ère numérique sur les traces de ce mystérieux « pourquoi ».

Take me home, Please !

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Il n’y a pas si longtemps de cela, un ami m’a entraîné dans une cave obscure de Lausanne, aux teintes légèrement bleutées, pour y écouter un groupe de rock genevois dont je n’avais jamais entendu parler. Et, il faut l’avouer, je ne m’attendais à rien de particulier. Mais, ô surprise, alors que le concert commença, les premières notes se jetant avec hargne dans mes conduits auditifs, j’ai soudain été envahi d’une sorte de rush musical : Vous savez, cette impression que les notes s’amusent à vous faire vibrer du cuir chevelu aux doigts de pieds, en passant par l’intestin grêle et l’oesophage ? Et quelques instants plus tard, je me suis retrouvé malgré moi sur la piste de danse en train de marmonner à tue-tête (si si c’est possible) des paroles que je ne connaissais pas encore et à effectuer ces fameux pas de danse si spécifiques à l’homme blanc qui croit savoir danser.

Extraits de courge

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Plus d’une fois, le week-end pointant le bout de son nez, vous vous êtes retrouvés écorchant vos petites mains sur les pages cinémas du journal et, plus d’une fois, vous avez commencé à ressentir un vague malaise à l’idée d’avoir à décider qui, de James Cameron, Martin Scorcese ou Tim Burton aura l’extrême honneur de recevoir la somme vertigineuse de votre budget cinéma bi-mensuel ? Comment donc pourriez-vous contenter vos envies de romances incestueuses, de fin du monde qui finit bien, d’intrigues policières psychédéliques ou encore de stroumpfs écolos élevés aux amphètes ; et tout cela en l’espace d’une seule soirée… Et bien, si votre inéluctable insatisfaction cinématographique vous a bien trop souvent plombé le moral, suivez-moi seulement quelques lignes plus bas, il se pourrait qu’une solution se terre du côté de la Suisse romande.

« Oh moi, je suis là, c’est tout. »

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Alors que je descendais la rue du Petit-Chène, comme d’habitude, mon regard ne pouvait s’empêcher de vagabonder de visage en visage : tous ces humains éphémères défilant autour de moi me perturbaient. Qui pouvaient bien être tous ces gens ? Et c’est bien là ce qui me dérange, tous ces inconnus portent un nom, une histoire dont je ne saurai probablement jamais rien. Cependant, dans cette marée humaine insaisissable, il arrive que l’on croise certains visages récurrents, sortes de points d’attache, de phares dans une mer d’inconnus. C’est un de ces visages qui m’a interpellé aujourd’hui, un de ces éléments fixes qui, non loin de la gare, semble attendre en dehors du flot citadin.