Art en plein air à Lausanne

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Deux œuvres d'art sont exposées en plein air au centre ville de Lausanne. L'une au parc de Montbenon, l'autre à la placette des Terreaux. Curieux, je suis allé les contempler. Voici mon compte rendu.

En furetant sur l’agenda de Lausanne tourisme en quête d’inspiration pour la rédaction d’un nouvel article, j’ai découvert que deux œuvres d’art sont exposées en plein air au centre de Lausanne. “Voilà qui pourrait être intéressant”, me suis-je dit. Et de sortir mes baskets pour me rendre aux deux endroits indiqués.

Au parc de Montbenon

"Transparence" au milieu de la végétation, avec le casino en arrière plan.
“Transparence” au milieu de la végétation, avec le casino en arrière plan.

Première étape : le parc de Montbenon. Un parc que je connais désormais mieux : il m’a fallu en faire deux fois le tour avant de trouver l’œuvre que je cherchais… Une création signée Nesa Gschwend et intitulée “Durchsicht”, que l’on peut traduire par le terme “Transparence”. Une feuille de métal haute de deux mètres environ, épaisse de deux centimètres tout au plus, remplie de trous, et placée au milieu de la végétation. Cette création porte décidément bien son nom : rares sont les passants qui doivent la remarquer.

En observant ce petit montage métallique, j’avoue n’avoir rien éprouvé de particulier, et le sens le plus probable m’échappe. Il m’a bien semblé y distinguer les contours d’une tête humaine vue de profil, avec un nez apparaissant au milieu à gauche. Mais l’artiste ne désirait probablement pas que tous les observateurs voient la même chose que moi, vu le caractère plutôt aléatoire des contours. La transparence, quant à elle, est évidemment suggérée par les nombreux trous au sein de l’ensemble métallique. Quelle interprétation y donner ? Difficile à dire. Peut-être une allusion au regard de l’homme moderne, pour qui l’essentiel du monde réel devient transparent, de plus en plus rivé qu’il est à ses appareils électroniques. Pure hypothèse de ma part.

Scandale ! Des oiseaux ont déféqué sur le chef d'oeuvre de Nesa Gschwend.
Scandale ! Des oiseaux ont déféqué sur le chef d’œuvre de Nesa Gschwend.

Mais trêve de sérieux, je n’ai probablement rien compris ! Un point cependant m’a amusé : J’ai remarqué quelques taches blanches apparaissant sur la construction. Au zoom, il n’y a pas de doute : il s’agit de cacas d’oiseaux. L’un des risques du métier pour les artistes qui exposent en plein air.

A la placette des Terreaux

Deuxième étape : la placette des Terreaux. Là encore, j’ai éprouvé de la difficulté à trouver mon objectif. J’en ai fait le tour non pas deux, mais bien quatre fois avant de faire mouche. Rien qui ne ressemble à de l’art contemporain en vue ! D’ailleurs, je ne voyais aucun objet d’aucune sorte nulle part, à part un canapé Chesterflield, semblant moelleux à souhait, posé au milieu de la petite place… L’envie commençait à me prendre de m’asseoir dessus pour me remettre de la frustration causée par mes recherches infructueuses. Je m’en approche et, eurêka ! Je m’aperçois enfin qu’il s’agit d’un canapé métallique, avec l’inscription Gustav Oggier écrite sur le côté.

Un canapé qui semble moelleux à souhait.
Un canapé qui semble moelleux à souhait.

Cette œuvre m’est apparu plus marquante que la première contemplée. Tout d’abord, c’est extrêmement bien rendu, jusqu’aux irrégularités du cuir qui paraissent réelles, même de près. Et puis, une œuvre d’art sur laquelle on puisse s’assoir pour se tirer le portrait à l’occasion d’un petit selfie, j’ai trouvé ça plutôt cool.

Selfie le cul posé sur une œuvre d'art !
Selfie le cul posé sur une oeuvre d’art !

Toutefois, pour continuer sur le ton de la franchise, les significations possibles de cette pièce restent elles aussi tout à fait inaccessibles à mes facultés de compréhension. Un canapé métallique qui donne l’illusion du confort bientôt déçue par un contact froid et dur, c’est juste absurde, mais c’est beau, voilà ce que j’en dis !

Conclusion

L’art contemporain, mon regard passe outre et je m’assois dessus. 😉 Si vous voulez faire comme moi, pas de stress, les deux pièces sont exposées jusqu’au 26 février 2017.

Localisation de “Transparence”

Localisation de “Chesterfield”

 

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