À bord de La Nébuleuse !

Ils sont partout. Lausanne est envahie. Et si vous n’en avez pas encore entendu parler, c’est que vous ne savez plus comment sortir de chez vous ou bien que… que vous n’aimez pas la bière ! Ce dont, personnellement, je ne vous félicite pas. Mais passons pour cette fois-ci…
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Les bons arguments de la Nébuleuse.

La Nébuleuse envahit donc la ville et ne compte pas s’arrêter là. Cette micro-brasserie, tout ce qu’il y a de plus lausannoise, est partie de peu et est déjà devenue beaucoup. À sa tête, quatre amis, quatre passionnés de malt et de levure, qui encore deux ans en arrière ne savaient pas trop où tout cela allait les mener, quand ils brassaient leur première bière dans un petit local de stockage, en sous-sol du Flon.

On faisait tout à la main. On relevait les manches et on en foutait partout ! N’empêche, en trois mois, on a réussi à en faire 700 litres. C’était notre première bière. Puis, il y a eu les bières de Noël. On en a fait deux. On tentait plusieurs choses, plusieurs ingrédients et pour finir, à la fin 2013, on est arrivé à la Caribrou et à la Krausen, l’une au sirop d’érable et l’autre au pain d’épices. (On a d’ailleurs ressorti la Caribrou l’hiver passé, en version améliorée.) Puis, on a eu un petit succès et surtout une prise de conscience : ça pourrait marcher. On a alors déménagé dans une autre petite brasserie, qu’on partageait avec le gars de la Buse. Mais en à peine quelques mois, on arrivait déjà à capacité maximale, et à partir de là, tout est allé très vite.

Les débuts difficiles
Les débuts… toujours un peu difficiles.

Si vite qu’un an plus tard, La Nébuleuse est devenue la brasserie-star de Lausanne, faisant presque de l’ombre à la bien établie Docteur Gab’s, grâce à l’originalité de ses bières, qui a vite fait de convaincre une bonne partie des bistrotiers. Mais les Nébuleux, comme ils aiment s’appeler, ne se concentrent pas que sur le succès, mais aussi et surtout sur la créativité.

Au cœur du noyau, quatre bières. Des classiques certes, mais surtout des efficaces : la Stirling, une blonde-vapeur inspirée de la célèbre Anchor Steam de San Francisco ; l’Embuscade, une IPA américaine, brassée à base de trois houblons californiens classiques, et…

Aux Etats-Unis, la bière est placée au centre. C’est quelque chose de communautaire, de réjouissant. Elle aide à former le lien social et favorise le partage. On aime cet aspect de la culture américaine. C’est ce qu’on garde toujours en tête : garder la bière au centre.

Beaux et fringuants, les Nébuleux !
Beaux et fringants, les Nébuleux !

… et il y a aussi la Namur Express, une Saison toute belge ; la Malt Capone, une Porter anglaise bien robuste ; et plus récemment l’Überweiss, une Heffe Weizen allemande, dans la plus pure tradition du terme.

Puis, plusieurs éditions spéciales, les Éphémères du Zeppelin, orbitent autour de ce noyau. Des bières en édition limitée ou de saison qui permettent aux brasseurs d’expérimenter de nouvelles saveurs, de surprendre leurs buveurs et surtout de continuer à créer.

On cherche toujours à trouver quelque chose de neuf, quelque chose d’inattendu. On est des passionnés, on ne peut pas se contenter de ce qu’on a. On a besoin de challenge, d’inconnu et d’envie. La dernière en date, c’est une bière qu’on a fait spécialement pour Inglewood (voir notre précédent article ici), pour laquelle on a créé un mélange inédit fraîcheur/caractère, à base de Hoopy Vienna Lager (comme la Brooklyn Lager par exemple) pour la fraîcheur et de houblon pour le caractère. On a fait ça comme ça, pour triper, mais aussi pour aller avec les burgers du mois d’Inglewood, qui sont généralement assez punchy, mais aussi savoureux.

Ça, pour être passionnés, ils le sont ! Et aussi quand il s’agit de créer une identité pour leurs bières.

À ne pas confondre avec un célèbre groupe de rock...
À ne pas confondre avec un célèbre groupe de rock…

On a ce côté très steam-punk. C’est l’image de La Nébuleuse : le zeppelin, la vapeur, l’authenticité, la technicité.  Ça correspond à ce qu’on aime et ça nous permet aussi d’apporter un peu de story-telling derrière chaque bière. Surtout avec les nouvelles étiquettes qu’on vient de sortir, plus classieuses, plus sobres, mais toujours dans le même esprit. On a un côté très urbain aussi. On veut se démarquer en cassant le mythe de la bonne vieille brasserie artisanale. On brasse dans une ancienne imprimerie en ville, pas dans une cave au fin fond de la campagne vaudoise ! (rires)

L’autre force de La Nébuleuse, c’est d’être présente là où l’attend et aussi là où on ne l’attend pas.

Encore une fois : la bière doit être au centre. Et à Lausanne, la vie, elle est dans les bars, sur les terrasses, dans les événements culturels et sportifs, là où les Lausannois sont. Ces derniers mois, on a participé au Food Truck Festival, à l’ouverture du bar (à vin) concept Ta Cave, à Objectif Gare, qui présentait le futur Pôle Muséal de la gare, ou encore au Échec & Malt Beer Festival.

En pleine installation de leur nouvelle brasserie, à Renens. La notice à dû rester dans le camion...
En pleine installation de leur nouvelle brasserie, à Renens. La notice à dû rester dans le camion…

Et si La Nébuleuse donne tant à Lausanne, c’est pour la remercier de l’avoir aidée auparavant.

On a eu beaucoup d’aide de la communauté lausannoise. Lausanne est une ville jeune et très dynamique, et quand on sort des sentiers battus, elle est plutôt accessible et solidaire, comme un village urbain toujours en mouvement. Du coup, quand on a émergé, les gens nous ont aidés, assez naturellement, par des contacts, par des idées, par du bouche-à-oreille, par des choses simples finalement, mais des choses qui nous ont permis de grandir vite. On doit donc aussi pas mal à cette ville et à son esprit underground. Du coup, on lui rend comme on peut. Et puis c’est devenu comme une relation maintenant. On s’aime, on s’aide. On sponsorise la prochaine ouverture du Montriond, au Parc de Milan, par exemple. Et on vient de filer des bières à un jeune réalisateur lausannois qui en avait besoin pour étancher la soif de son équipe et comme accessoires pour une scène de son film.

Et pour finir, une belle photo promo !
Et pour finir, une belle photo promo !

Les Nébuleux ne sont donc pas près de s’arrêter, comme en témoigne l’ouverture prochaine au public de leur nouvelle brasserie (à Renens), plus belle, plus grande, plus sexy, qui aura d’ailleurs un espace de dégustation, de la vente directe et une terrasse qui donnera sur les rails CFF (quand on vous disait qu’ils aimaient le steam-punk). Le tout, encore et toujours, dans un esprit d’originalité, de créativité et de communauté aigus.

Face aux 98% de bières industrielles (je ne citerai pas de noms…), ils comptent bien participer de toutes leurs forces aux 2% restants, pour donner aux bières artisanales romandes les lettres de noblesse qu’elles n’ont pas encore eues. Car bien plus qu’un simple rafraîchissement, la bière est un produit fin et subtil, qui peut encore en dérouter pas mal. Et c’est ce que La Nébuleuse veut : faire découvrir au plus grand nombre la vraie valeur de la bière.

Alors pose ta Heineken (ça y est, je l’ai dit) qui, de toute façon, n’a déjà plus de bulles ni de goût, et découvre les bières nébuleuses. Et plus d’excuses, puisque depuis un mois, elles ont atteint les rayons de Manor, avant d’envahir le reste de la ville, mais aussi de Genève, de la Suisse Romande, et qui sait, bientôt peut-être de l’Univers ! Tiens, j’en suis déjà à ma troisième…

Pour plus d’infos, y’a tout ce qu’il faut là : lanebuleuse.ch, Facebook et Twitter.

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